De Hué à Keh Sanh

Mercredi 2 janvier, nous nous réveillons tous avec la même sensation cette nuit le train a heurté quelque chose. Nous prenons le dernier petit déjeuner tous ensembles, puis faisons des mots croisés faciles tous ensembles où la belle mère de Chacha essaie de ne pas trouver la bonne réponse trop rapidement car nous on ne trouve pas. Puis vient l’heure des aux revoirs, certaines ont les larmes aux yeux d’autres ont le sourire aux lèvres, on retrouve la liberté. Sur le quai de Hué il y a plus de touristes que la dernière fois, et il pleut toujours. On laisse les taxis aux autres touristes nous on rejoint l’hôtel à pied, on en profite pour se ravitailler, et l’on retrouve Enselle et toutes nos affaires, ça fait plaisir. On discute avec le propriétaire et sa famille, on s’installe dans notre chambre, et affrontons pour la dernière fois de la journée la pluie pour manger et compléter le ravitaillement. Le reste de l’après midi se passe en geekant, et en écrivant le précédent article.

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Jeudi, petit déjeuner au lit, il pleut toujours sauf qu’il fait tellement humide qu’il pleut aussi dans la chambre. L’eau se condense au plafond et goutte, je profite de la matinée pour revoir toute la visserie d’enselle, le nettoyer, le graisser, et regonfler les pneus de même pour Bob afin qu’il n’y ait pas de jaloux. J’enchaine avec le repaquetage des sacoches et l’écriture du blog, pendant ce temps Chacha récupère de ces 3 semaines où elle a cumulé le double emploi agence de voyage et guide, ça l’a lessivé (mais ça lui faisait plaisir). Le soir on sort acheter des friandises pour l’équipe de l’hôtel qui a du jongler avec nos affaires pendant 2 semaines et l’on craque pour de belles pizzas.

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Vendredi, c’est reparti, on a défini notre itinéraire pour rejoindre le Laos et trouvé différents lieux pour dormir sans faire trop de kilomètres par jour. Il pleut toujours, mais on a nos chapeaux recouverts d’un sac plastique pour se protéger. On emprunte de petites routes en direction de Quang Tri et le long de la côte, on longe des rizières inondées, parfois il n’y a juste que la route qui ne soit pas sous l’eau. Et comme cela devait arriver la route est aussi sous l’eau, les locaux nous indiquent la route pour contourner cette inondation. Pour ajouter de la couleur à cette journée grise, nous dépassons de nombreux tombeaux immenses et de toutes les couleurs c’est magnifique. Nous atteignons le village où nous pensions pouvoir dormir, mais il n’y a pas d’hôtel, au Vietnam il est interdit de dormir chez les gens (jamais ils nous ont invité chez eux, juste à boire un coup au café) et il est aussi interdit de faire du camping sauvage. Avec Chacha il faut respecter la loi, je ne sais pas si l’on risque grand chose de camper mais je sais que je risque de vraiment mal dormir dans ces conditions (Chacha stressée et toute mouillée). Il nous reste 2 solutions, rejoindre la grosse route où il devrait y avoir un hôtel, ou rejoindre la prochaine ville où il y aura plusieurs hôtels. On choisit la deuxième bien qu’il faille pédaler 30km de plus, mais les petites routes sont vraiment plaisantes bien qu’humides et ça fait du bien de pédaler. On arrive à destination (Quang Tai) et trouvons une chambre à notre gout mais c’est toujours aussi humide, les murs sont recouverts de gouttelettes. On sort manger et dodo, le réceptionniste se casse la tête pour que l’on ait internet puis l’eau chaude, c’est vraiment sympa de sa part mais on veut juste dormir.

Samedi, on démarre sous la pluie et avec un pneu crevé, changement de chambre air et c’est parti. On prend les petites routes en direction des montagnes, faisons un détour pour voir un cimetière militaire, non on a juste loupé le carrefour. On empreinte une piste gadoueuse, les roues ne s’enfoncent pas trop par chance. On rejoint un barrage, je vois du goudron qui longe le barrage menant à l’autre bout où il y a une piste. Chacha me certifie que notre piste tourne à droite et que l’on doit rester dessus, je la suis les yeux fermés, la piste descend remonte et se dégrade beaucoup, des ornières se sont formées grâce aux voitures, on est obligé de pousser, la boue est montée à mi sacoche avant. Le tout pour finir par pousser sur une pente à plus de 15% goudronnée, avec des chaussures pleines de boue et la cale (partie qui se fixe à la pédale) qui glisse, menant à l’autre bout du barrage. On a galéré 20min dans la boue, alors que l’on aurait pu rouler 2min tranquille en profitant du paysage (ah l’amour). On reprend la route qui reste une piste mais roulante pour finir sur une belle avenue nous menant directement au gros hôtel de Dong Hà. On est monté d’une classe car on est fatigués, et on en a marre d’être toujours mouillés. On va manger du gras à la COOP, faisons des courses et repos, Chacha est épuisée.

Dimanche, le réveil sonne, re sonne, rere sonne, et finit par plus sonner. On est toujours au lit, on est claqué, ces 3 semaines nous ont plus fatiguées que l’on ne le pensait. On se prend une journée off, on sort juste manger, on finit le précédent article. Chacha a un gros coup de cafard, elle aimerait rentrer en France, le truc c’est que cela fait plus de 10 jours que l’on n’a pas vue le soleil. Et cela joue beaucoup sur son moral, en plus de la fatigue et d’avoir requitté sa famille qu’elle ne peut plus voir avant quelques mois. Le soir Chacha s’endort les larmes pleins les yeux, c’est un moment difficile à passer.

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Lundi 7 janvier, on s’est endormi tard, le moral toujours au plus bas. On fait les marmottes, on ne sort pas de la journée. On regarde la météo des prochains jours, je sais qu’au Laos on devrait retrouver le soleil et donc une Chacha qui va mieux mais faut atteindre le Laos. C’est à dire passer une petite chaine de montagnes qui retient les nuages, cela peut prendre 1 jours voir 2. Pour le lendemain, ils prévoient une petite pluie, des nuages et du soleil. On se repose et nos affaires pendent dans la chambre depuis que l’on est arrivé commence à être sèches ça fait plaisir. On se rendort plein d’espoir de voir le soleil le lendemain.

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Mardi, cette fois on décolle après avoir bien petit déjeuner. Objectif Keh San à un peu plus de 60km avec un peu plus 400m de dénivelé positif non cumulé. On commence la journée sous les nuages sans la pluie, les gens sont toujours aussi sympa, et dans les vallons nous découvrons une autre ethnie du Vietnam avec des maisons en bois sur pilotis et des habits colorés. La route monte et descend, une bruine nous tombe dessus mais on a aussi du ciel bleu et du soleil, on se fait plaisir à pédaler. On atteint les 10 derniers kilomètres où l’on doit grimper les 400m, et ça ne grimpe toujours pas. Cela fait peur car plus on avance sur ces petites pentes, plus celle qui va nous mener au col sera intense. Et c’est ce qui se passe, une jolie bosse en plein soleil, les camions galèrent à la passer et nous aussi. On parvient à la passer, on avance sur une arrête plateau habité, il nous reste 3km et 100m à grimper sauf que les 100 on les monte sur moins d’un kilomètre et je n’en peu plus. J’ai du prendre un coup de chaud, car je me sens vidé, Chacha trouve comme unique boisson rafraichissante sucrée non alcoolisée du coca que je bois!!!! (je n’aime vraiment pas le coca, pour dire comme ça va pas). Au bout de 10min mon cœur n’est redescendu qu’à 120BPM, je décide donc de repartir en poussant. On passe le plus gros et remontons sur Enselle heureusement que le soleil a rechargé les batteries de Chacha. Au sommet c’est la récompense, beignets de banane et une GH super accueillante, on a le droit à 2 bananes chacun et un bon thé d’accueil. Je me fais une gourde avec des sels de réhydratation et tout rentre dans l’ordre. Mais cela m’a pris un moment, pendant ce temps chacha veut profiter du soleil et lave donc nos sous vêtements pensant que ça va sécher vite fait bien fait mais il y a toujours autant d’humidité (ma chemise devenue blanche de sueur, je la récupère le lendemain complétement mouillée par l’humidité). On se repose puis on sort manger tout en visitant la ville, c’est notre dernière soirée au Vietnam demain on rentre au Laos.

Vacances en famille

Jeudi 13 décembre, réveil difficile à 8h on a le droit à un petit déjeuner gratuit et on en profite. Puis on plonge la famille dans Ho Chi Minh, c’est à dire prendre l’habitude de traverser dans la circulation continue, de monter descendre des trottoirs car ils sont bondés de 2 roues motorisés garés ou en mode je contourne le bouchon. On visite l’extérieur de la cathédrale, fermée pour rénovation, l’intérieur de la poste, on mange une excellente soupe sur un trottoir, balade le long de la rivière. Retour à la GH, pour se reposer (direct dans le rythme), et réfléchir à la suite du voyage, choix entre visite de la verdure ou des villes autour de saucisson, pâté, … Les compromis sont fait sans larmes, mais quelques serrage de dents (sûrement le saucisson sec). On finit la journée autour d’une glace et dodo.

Vendredi, réveil petit déj maison (porridge à la confiture de framboise), puis décollage tardif ça nous change des réveils à 6h et premier coup de pédales à 7h. Nous rejoignons la gare pour acheter nos billets de train qui part dans une semaine. Les tickets en poche, les renseignements pour faire expédier Enselle et Bob en tête nous rejoignons le musée des vestiges de la guerre, en se rafraichissant le gosier de jus de canne à sucre et personne ne touche au mien sinon je mords. La visite du musée est instructive, dans le sens que dans les autres musées que nous avions fait sur le thème « comment je vais pouvoir te faire souffrir et te massacrer la gueule », on nous présentait les objets de tortures, ici ce sont des photos et il y en a d’assez gore. C’est assez difficile de toutes les regarder et on apprend qu’en plus d’avoir des soucis avec le déminage des terres agricoles (comme au Laos), ils subissent encore les effets de l’agent orange utilisé pendant la guerre (8000 personnes de la 4éme génération atteinte soit les jeunes de 20 ans aujourd’hui). On en ressort tous chamboulés, et toujours avec cette même question comment peut on être aussi inhumain? On rentre à pied à la GH faisons nos sacs, lavons Enselle puis barbecue party avec loterie. Nous gagnons les 2 lots : 2 bons de 500000 dong (soit 40€ tout de même) pour manger et une nuit dans la GH.

Samedi, re petit déjeuner maison, puis check out qui prend une plombe alors que l’on a tout payé au check in. Un taxi grab nous emmène à l’agence de bus, où un mini bus nous emmène à la gare routière, où un bus couchette nous emmène à la gare routière de Can To, où un minibus nous emmène à l’hôtel. Tout ça inclus dans notre ticket de bus c’est pas beau la vie? Mais ça creuse donc on pose nos bagages et allons manger. Puis balade en ville au bord du Mékong où l’on réserve une balade en bateau pour le lendemain à une mamie super sympa. On prend une collation au bord de l’eau, reballade en ville et le soir nous mangeons au marché de nuit. On trouvait durant la journée que les boutiques vendaient beaucoup de drapeaux et autre aux couleurs du pays et étaient arborées sur les véhicules. Et l’on comprend ce soir pourquoi, le Vietnam joue la finale retour de la Suzuki Cup (coupe de l’Asie du sud est en football), c’est la fête ce soir. Soit les vietnamiens regardent le match, soit ils sont en train de klaxonner en agitant les drapeaux comme s’ils avaient gagné alors que la première mi temps n’est pas terminée. On profite de l’ambiance, et allons nous coucher car demain debout à 4h45 pour le tour en bateau, je regarde la fin du match à l’hôtel. Le Vietnam est champion d’Asie du sud est (CHAMPIIIIOOOOOOOOONNNN DU MOOOOOONDE !!!! oups pardon) avec un score final de 3 à 2 (2-2 au match aller) pour qui ça intéresse.

Réveil matinal, tout le monde est prêt à 5h, on atteint le bateau sans trop de difficulté bien que nos ventres soient vides. Heureusement la capitaine de notre pirogue/barque/slowboat a pensé à nous, une fois que l’on a quitté la rive elle nous offre du pain avec des bananes ça fait du bien. Nous naviguons sur le Mékong, pour voir les marchés flottant, au premier notre capitaine nous achète des fruits, nous le café et le thé. Puis nous nous dégourdissons les jambes dans une fabrique de nouilles, où sans guide nous extrapolons puis rassemblons nos idées pour trouver comment ils les fabriquent. On reprend le bateau pour rejoindre le deuxième marché flottant où j’essaie un chapeau chinois d’un touriste et toute les têtes de notre bateau se retrouvent avec son propre chapeau. On prend le chemin retour par les canaux secondaires, en faisant une pause dans un restaurant, sur tout le chemin notre capitaine nous aura coupé des fruits et surtout fait des origamis en feuilles de cocotiers (3 chacun) tout en pilotant le bateau. Retour à la GH pour finir notre nuit et le soir on se fait un hot pot (sans piment) et une balade digestive avant de se recoucher.

Lundi 17 décembre, nous allons prendre notre petit déjeuner en 2 équipes. Il y a la première équipe qui part à la recherche de ce qu’elle veut manger, et la deuxième équipe qui par à la recherche du premier bouiboui qu’elle voit et mange ce qu’il y a. Une fois les papilles et les estomac rassasiés, nous rejoignons l’arrêt de bus local pour prendre les transports en communs. Le bus nous emmène à Vinh Long, dedans Chacha négocie le prix du transport de nos bagages, et on remarque au final que l’on paye moins chère que les locaux (pro de la négo 😉 ). Arrivés nous allons dans un hôtel où l’on nous reconnait, nous avions déjà passé 2 nuits dans cet hôtel (Minh Khuê, vous pouvez voir nos têtes sur leur page facebook), on vous le recommande. On s’installe et ressortons manger au marché, on enchaine avec un café à l’écart, ensuite ravitaillement pour les petits déj, et repos car faut pas trop forcer. Le soir on se ballade en ville avant d’aller chercher les meilleurs banh Mi du Vietnam, voir du monde (pas moins), et on boit la traditionnelle bière d’après 18h.

Mardi, nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre des belles mamans et compagnie. Ensuite on rejoint le traversier, pour aller se balader sur l’île de An Binh. Nous rejoignons la pointe nord de l’île, sur le chemin des messieurs nous invitent à gouter des fruits et leur alcool. Arrivés au bout du chemin une sympathique mamie dévalise une partie de son frigo, envoie son mari ramasser quelques herbes pour rassasier nos estomacs, c’est l’une des meilleurs soupes que l’on ait mangées. On fait demi tour, pas le choix sinon faut nager, on retourne au traversier, sur le chemin on insiste pour que je me fasse raser chez un barbier. Je ne sais pas si c’est parce qu’elles me trouvent trop poilu ou parce qu’elles veulent faire une longue pause, en plus le barbier se fait un trip soutenu par toutes, je me retrouve avec des rouflaquettes (trop BG). Avant de repartir, il faut que l’on insiste pour payer le barbier (sûrement des origines iraniennes). Sur le traversier du retour Véronique se fait draguer par un monsieur un peu saoul qui vol discrètement des fruits avant de les lui offrir. Retour à l’hôtel pour se reposer les jambes qui ont enchainées des pas sur 12km. Le soir on rejoint le stand de ban mhi préférés, on enchaine avec un smoothie et bière pour le dessert et dodo.

Mercredi, après avoir petit déjeuner dans la chambre, on quitte notre super hôtel pour monter dans un taxi. Celui ci nous dépose à un traversier qui nous fait traverser la rivière, ça tombe bien. Sur l’autre rive on monte dans un bus local qui nous emmène à la station de bus de Ben Tre. Où l’on mange, puis on prend un taxi qui nous emmène à notre homestay. Le propriétaire nous accueil avec plein d’énergie et surtout beaucoup de cadeaux, pomelo cueillis dans l’arbre, noix de coco que l’on fait tomber du cocotier dans l’eau, des bananes qui sortent de je ne sais où et origamis pour les filles et pour moi boucle d’oreille. On enchaine avec une sieste dans les hamacs, puis balade dans les petites allées et on finit la journée avec un excellent repas.

Jeudi, on profite du petit déjeuner, avant que les personnes âgées cherche leurs affaires. Comme Véronique aime laisser l’endroit aussi propre qu’elle est arrivée, tout ce qu’elle trouve peu finir dans son sac comme le boitier de lunette de ma mère, qui aime croire qu’elle a perdu une de ses affaires avant de se rendre compte qu’elle a rangé à une autre place, le temps de préparation peut vite devenir long. Mais heureusement Fanny a toujours un œil sur elles, mais cette fois ci Véronique échappe à sa surveillance et se retrouve en grand écart étalé par terre, pendant que le chauffeur nous attend pour nous amener à l’agence. A l’agence nous attendons le bus qui nous emmène à Saïgon. On retrouve notre GH, où nous avons encore un problème au moment du check in. Ils ont perdu notre réservation et disent que l’on n’a pas réservé que l’on aurait du payer pour que la réservation soit valide, bref tout est de notre faute et Chacha est à 2 doigts de perdre sont légendaire sang froid (quel sang froid ?). On se souvient très bien que l’on a réservé (à cause de petites blagues que l’on a fait pour avoir le petit déj gratuit la prochaine fois) et jamais ils nous ont réclamé d’argent. On finit par avoir nos lits, et pouvons sortir manger une bonne soupe. Ensuite nous grimpons sur Enselle et embarquons Bob pour la gare, pour les envoyer à Huè en fret. Enselle en profite pour faire sa star et ne peut s’empêcher de faire faire un petit tour à un employé du fret. On rentre à la GH, Fanny et les belles mamans sont sortis faire les souvenirs (si si déjà). Le soir avec Chacha on va chercher sa deuxième petite sœur, puis nous pouvons faire dodo (celle ci ayant eu la délicatesse de ne pas arriver trop tard).

Vendredi, on ne traine pas dans la GH, allons profiter des bons que l’on a gagné pour petit déjeuner, puis visitons le palais de la réunification et son expo. C’est sympa de pouvoir se balader dans un palais présidentiel, et l’exposition renseigne bien sur l’histoire récente du pays. Ensuite nous retournons à la GH pour récupérer nos bagages et faire peur à un taxi (grab) avec tous nos bagages qui nous emmène à la gare. Après avoir mangé d’excellents banh mi op la (à l’oeuf), nous montons dans le train couchette pour 20h de trajet.

Samedi, on regarde le paysage défiler derrière la vitre, mangeons, on profite du voyage, des avantages de voyager en train, se reposer. Arrivés à Hué, on peut récupérer Enselle qui nous attend depuis la veille, problème ils ont cassé la goupille de Bob et l’ont fixée à moitié sur l’axe de la roue arrière d’Enselle et l’autre moitié sur le dérailleur. Cela a tordu les pattes de fixation de bob, il fut donc difficile de tout remettre en place. Autant dire que l’on est pas très content, en plus ils nous réclament des sous, et que si on ne paye pas ils appellent la police. Donc on leurs dit d’appeler la police (avec plaisir je vous en prie), la responsable prend le combiné et téléphone puis le passe à Chacha. Le monsieur à l’autre bout du fil commence à parler et ce n’est pas la police mais le propriétaire de l’hôtel où l’on a réservé qui est d’accord avec nous. Donc après qu’il ait expliqué ce qu’il pense à la dame, nous partons sans payer, ce qui est bizarre c’est qu’elle n’a pas beaucoup insisté pour avoir son argent une fois le téléphone raccroché. Nous sommes super bien accueillis dans un magnifique hôtel, et l’on se demande si le prix est vraiment réel. Nous faisons un tour dans les rues piétonnes  du week end, pour trouver le restaurant parfait afin de fêter les **ans de Véronique. Au retour à l’hôtel, surprise, complices avec le propriétaire les filles ont planqué le gâteau d’anniversaire, bon gros dessert. Cela a été difficile à préparer, car quand nous sommes arrivés du train les 3 sœur ont disparu pour aller chercher le gâteau sous les conseils du propriétaire. Mais Véronique sentant l’entourloupe ne voulait pas rester tranquille dans sa chambre, elle est descendue fumer une cigarette puis a pris un café. Heureusement le propriétaire est resté à l’affut et fait attention que les 3 sœurs ne se fassent pas démasquer. Puis après le repas, Véronique est la seule à ne pas vouloir rentrer mais à vouloir danser même ma mère ne se sent pas la force de danser. Avec l’excuse que l’hôtel ferme ses portes à 22h et que l’on doit rentrer avant si on ne veut pas dormir dehors, elle accepte de rentrer. Ah ces Dupre Martinez, on peut leur faire croire n’importe quoi…

Dimanche, nous reprenons le petit dèj en deux équipes, une à la recherche de leur bonheur sucré, et la deuxième à la recherche de la première chose qui est comestible. Je fais parti de la deuxième bien sûr et comme d’habitude on découvre par cette technique de nouvelles saveurs qui nous ravissent. Ensuite nous allons visiter la citadelle impériale, en rentrant dedans j’attends des wahous, c’est magnifique, une heure plus tard les wahous ont disparus. Véronique et Fanny sont fatiguées et ont faim (ah cette famille et la nourriture…), elles nous abandonnent. Problème si Fanny n’est plus, plus personne surveille ma mère et ce qui devait arriver arriva. Au bout d’une petite heure, elle se rend compte que son portable n’est plus avec nous, elle l’a oublié quelque part. Je part donc au dernier endroit où elle se souvient l’avoir sorti et retrouve son portable heureusement. On poursuit la visite, en prenant plein les yeux, mais avec un compte à rebours qui s’est déclenché. Un organe de Lisa (on en revient à l’estomac) qui s’il n’est pas satisfait avant que le compte à rebours atteigne 0 transforme Lisa en ange démoniaque dévoreuse. Donc nous poursuivons notre visite en faisant attention à cela, il faut dire que nous aussi on a un petit creux gros comme un gouffre. Après cette sympathique visite, nous partons à la recherche de nourriture avant que Lisa ne se transforme. Nous avons échappé à l’ange démoniaque dévoreuse, nous rejoignons Véronique et Fanny à l’hôtel pour une sieste, un gouter et une balade en ville avant de se coucher.

Lundi 24 décembre, nous petit déjeunons puis retrouvons notre chauffeur qui nous emmène voir les tombes d’anciens empereur du Vietnam, dynastie des Nguyen. Ces tombes étaient construites du vivant de l’empereur et servaient de lieu de vacances à lui et à ses 100ènes de femmes. Un des empereurs à eu plus de 140 femmes et plus de 300 enfants, un autre eu plus de 100 femmes mais aucun enfant, car stérile à cause des oreillons (oui c’est ce que l’on retient de ces visites). Nous visitons 3 tombes, immenses, différentes, c’est magnifique, malgré la pluie on s’amuse bien. On rentre pour le repas de midi, puis sieste pendant que Lisa et Fanny font les boutiques. Elles rentrent comme si elles avaient découvert la 8ème merveille du monde, mais c’est juste une boutique de tissus où la propriétaire peut leur faire une robe traditionnelle sur mesure. On doit les accompagner pour les conforter dans leurs choix une fois cette épreuve passée (pour moi) on peut aller manger le repas de noël avec … des frites!

Mardi, on prend une 1/2 journée de repos, c’est à dire temps pour tout le monde jusqu’à midi. Donc normalement on peut dormir tranquille sans que personne ne vienne frapper à notre porte comme d’habitude. On s’est réveillé tranquille et trainons dans la chambre, mais elles ne résistent pas et finissent par frapper à notre porte pour je ne sais plus quelle raison mais ça devait être important. Donc on sort manger pour certains, pour d’autres récupérer leur robes, et on enchaine par faire les boutiques souvenirs. On retourne à l’hôtel récupérer nos affaires et le minibus qui nous amène au gros bus couchette pour Tam coc. On laisse nos affaires, Enselle et Bob à l’hôtel entre de bonnes mains.

Mercredi, on se réveille dans le bus couchette à 3h30 du matin, on nous descend dans une ville, et ce n’est pas Tam Coc. Nous sommes à Nin Binh, machinalement je sors les bagages de tout ceux qui sont descendus du bus, pendant ce temps Chacha essai de comprendre pourquoi on descend là et pas à Tam Coc avec le chauffeur comme c’était prévu et pour quoi nous avions payé (on craint le retour en France pour Chacha, fini la négociation). Le chauffeur comprend son erreur et nous dit de remonter, donc je range tous les sacs sortis et tout le monde est content d’avoir Chacha dans le bus sauf peut être ceux qui descendaient plus loin. Arrivés à bon port, on fait pipi (détail ô combien important), puis on prend la direction du homestay réservé Tam Coc Family Friendly Homestay (si vous passez par là arrêtez vous chez eux, ils sont adorables). Quand nous arrivons devant l’homestay, le propriétaire ouvre, et nous accueille avec un thé, nous donne nos chambres et pouvons reprendre notre nuit dans de confortables lit (on rappelle qu’il est 4h du mat et qu’on avait réservé que pour la nuit suivante). Nous apprendrons plus tard que la famille de français dans le même bus que nous ont fini leur nuit devant leur homestay en dormant sur leur sac à dos. On se réveille une deuxième fois aujourd’hui, et prenons un super petit déjeuner préparé par la femme du propriétaire. Puis sous leurs conseils nous allons faire un tour de bateau partant de Tam Coc au lieu du gros truc touristique tout aussi impressionnant. Nous montons à 2 par bateau plus la capitaine, on navigue au milieu des rizières, des pics Karstiques parfois dessous, c’est magnifique. Mais car il y a souvent un mais au Vietnam quand on voyage de site touristique en site touristique, ici au point où on fait demi tour nous sommes assaillis de vendeuses qui font de la vente forcée et nos capitaines sont complices. Nous sommes obligés d’acheter de la nourriture pour nos capitaines. On repart avec le sourire en moins, nos capitaines passent le retour à papoter fini la tranquillité. Par contre le paysage est toujours aussi époustouflant, on rentre manger à l’homestay. Puis les filles louent des vélos, les belles mamans font la sieste ainsi que Chacha et moi j’écris. En fin d’après midi on laisse Véronique et allons se balader, toujours au milieu des rizières et des pics karstiques mais pas en-dessous. Chacha dans un temple s’essaiera au monocorde (on est loin de la reconversion). Retour à l’homestay pour manger et dormir.

Jeudi, on fait le plein d’énergie avec le super petit déjeuner préparé par nos hôtes. Puis nous dépensons cette énergie dans une balade de 10km aller retour et l’escalade d’une montagnes de plus 500 marches. Nous sommes toujours au milieu des rizières, au pied des pics karstiques, et cette fois ci dessus. Retour à l’homestay pour se reposer et balade en ville, suivi du manger et dodo.

Vendredi, on mange un bon petit déjeuner pour faire des calories car aujourd’hui c’est la pluie que l’on doit affronter. Lisa et Fanny partent de leur côté faire la balade que l’on avait fait il y a 2 jours, nous on part faire ce qu’elles ont fait en vélo. On rejoint le temple de Bich Dong à pied, ce temple est vraiment sympa surtout qu’il est en parti dans une grotte. Au retour on s’arrête dans un café, j’en profite pour visiter 2 autres grottes mais elles sont moins sympa que celle du temple. On rentre manger et attendre le bus qui nous emmène à Hanoï. Nos hôtes nous offrent le gouter, le bus nous dépose devant la GH, on pause nos sacs, allons manger un excellent Bun Cha et dodo.

Samedi, nous allons profiter du cadeau des belles mamans, on va passer une nuit dans un bateau au milieu de la baie d’Halong. Bien sûr avant cela on petit déjeune (non on n’allait pas oublier), et on attend dans la petite rue le mini bus qui doit nous amener au bateau. Le bus doit nous prendre entre 7h30 et 8h, au départ on devait rejoindre par nos propres moyens la baie, puis on leur a demandé s’ils pouvaient nous prendre à Hanoï et ils ont confirmé. A 8h toujours pas de bus, Chacha téléphone pour demander ce qu’il se passe. Ils nous ont oublié, un autre minibus nous embarque et nous engueule, on leur montre les échanges de mail et le guide ne dit plus rien surtout que c’est lui qui nous a répondu pas de problème. A mi chemin on récupère notre bus, juste le temps de faire pipi, d’acheter 4 cafés pour le prix d’un et de recevoir les excuses de notre guide. A midi comme prévu on embarque dans notre bateau, le temps que l’on sorte du port nous nous installons dans nos cabines tout confort. Puis nous attaquons notre activité préférée, manger, on nous amène un plat, puis 2, puis 3, et ça continue, il faut vider les premiers pour avoir la place de mettre les suivant sur la table. Le tout devant les pics karstiques qui sortent de l’eau. L’après midi le bateau stoppe pour visiter une grotte dans le noir, plutôt impressionnante et on enchaine avec le kayak. Pour le kayak on range les belles mamans dans le bateau, et devons répondre à une question comment on s’habille? Chaudement car il fait froid, mais l’eau ça mouille, ou alors on s’habille pour être mouillé. J’opte pour la deuxième solution histoire d’avoir des affaires sèches qui tiennent chaud au retour, les filles optent pour un mix. En fait, une fois dans le kayak on se rend compte que l’eau est chaude. On contourne un pic karstique pour trouver une jolie plage, où lisa en sortant du kayak s’enfonce dans le sable et s’allonge de tout son corps habillé dans l’eau. C’est décidé bien que l’on ait dit au guide que personne ne va se baigner les filles vont se baigner. Moi je vais voir la grotte,c’est sympa mais ils sont en train de l’aménager pour que les touristes ne cassent pas tout. Puis on rentre en faisant des détours, notre guide passe sous une petite arche, donc on le suit on plante le nez dans la paroi, on est obligé de s’appuyer avec les mains pour se dégager, résultat petite coupure à cause de coquillages. Faut pas toujours suivre les professionnels, comme Lisa et Fanny l’ont bien compris. On rentre toujours en faisant des détours, dont un passant devant les fenêtres des belles mamans qui ne nous voient pas car elles préfèrent regarder les vietnamiens faire pipi… (!?!?!?) On rend les kayaks et rentrons au bateau raconter nos exploits et profiter d’une douche et d’un bon repas chaud suivi de défis que personne ne réussit. Ensuite bon gros dodo bercé par les vagues.

Dimanche, on prend notre petit déjeuner à 6h30 pour aller visiter une magnifique grotte avant tous les autres touristes, c’est trop bien. Ensuite nous rejoignons une autre ile pour grimper au sommet et avoir la vue sur la baie et tous ces bateaux de touristes. Derrière nous l’accès de l’ile ferme à cause du mauvais temps on a de la chance. Nous prenons la direction du port toujours au milieu des pics karstiques, toujours en mangeant plat sur plat, et en faisant des photos, on kiffe. On remonte dans le bus direction Hanoï où il fait bien froid, on s’installe dans notre dortoir et ressortons juste pour manger chaud, mais comme nous sommes avec des Dupré cela prend du temps de trouver le bon bouiboui.

Lundi 31 décembre, on sort en expédition dans le vieux quartier pour visiter, et acheter un sac étanche et une veste chaude en faux North face pour Enselle et moi, le tout de contre façon bien sure mais vraiment de qualité. Dans la vieille ville, on visite une vieille maison typique, découvrons de jolie façade, et finissons au bord du lac pour rejoindre le musée des femmes vietnamiennes. On est surpris de l’importance de la femme dans la société vietnamienne, les tâches hommes femmes ne sont pas forcément les même mais les femmes ont autant d’importance que les hommes. Par exemple durant la guerre, elles composait 40% des troupes, se battaient au front, faisaient de l’espionnage, des commandos étaient composés uniquement de femmes, … Après cette belle surprise, nous rejoignons la rue du train, c’est une rue où les scooters circulent plus difficilement car il y a des rails et des trains. Nous nous installons à un café à la sortie de la rue et surprise un train passe à quelque centimètres de nous, impressionnant. Nous sommes vraiment surpris car nous pensions qu’aucun train ne passerait à cette heure suivant les horaires indiqué partout. Le soir nous commençons par manger une spécialité du coin, puis allons voir un drôle de spectacle de marionnette sur l’eau. En sortant nous allons chercher de quoi grignoter puis on s’explose les tympans au concert. On décide donc d’aller boire une bière dans les ruelles de la soif, mais les cafés sont soit blindés, trop chères, soit la musique est trop forte, on finit par trouver un coin sympa pour passer à la nouvelle année non pas devant une bière mais un cocktail. Fatigués on rentre boire un coup à la GH (Armagnac 1981) et dodo.

Mardi, premier jour de l’année et dernier jour tous ensemble. Après de bonnes crêpes nous allons visiter le temple de Confucius (de la littérature), vraiment sympa surtout que des étudiants y fêtent la réussite de leur diplôme. Puis nous allons au mausolée d’Ho Chi Minh, qui aurait préféré être incinéré, on a de la chance on assiste à la relève de la garde. Puis on mange un encore meilleur Bun Cha, enchainé de boutique souvenir, visite de la cathédrale avec mariage en rose. On met Fanny dans un taxi direction la France en passant par des aéroports. Nous on prend le train couchette pour Hué et retrouver Enselle, les belles mamans et Lisa continuent leur voyage en direction du sud.

De Ha Tien à Ho Chi Minh

Mardi 4 décembre, bon anniversaire belle mamie (90ans !!!!!!), après des bananes, une soupe au bout de 5km, on fête cela en pédalant 83km. On rejoint Tri Ton, par la route qui longe la frontière, au milieu des rizières, des canaux et de je ne sais combien de ponts. Tous les 10km on fait une pause, pour s’hydrater, boire un jus de canne à sucre, manger des bananes frites, ou une soupe de poisson chat accompagnée de sa tête. Arrivés on trouve une funky GH avec une propriétaire encore plus fun. Le soir on prend 2 repas car les portions sont toute petites, nos appétits sont énormes et bon gros dodo.

Mercredi, quelques bananes en guise d’apéro petit déjeuner, puis petit déjeuné et c’est parti on rejoint Long Xuyên. Malheureusement la route est plus circulante, donc les klaxons sont beaucoup plus nombreux et plus forts. Un scooter qui double klaxonne, une voiture qui double klaxonne plusieurs fois, un camion (ou autobus) qui double klaxonne plusieurs fois et plus fort, et surtout le camion (ou autobus) avant de nous doubler double déjà des scooters depuis un moment ce qui fait qu’on l’entend depuis un moment au milieu des autres klaxons. Il faut dire qu’au Vietnam le klaxon est couplé avec d’autres fonctions, par exemple quand ils doublent en face de nous pour être sûr qu’on les voit bien nous arriver dessus, le klaxon est synchronisé aux pleins phares, ou quand ils mettent le clignotant le klaxon est synchronisé au clignotant. Ce dernier est très utile car au carrefour quand ils tournent à gauche ils serrent le virage sans visibilité, ce qui fait qu’ils se retrouvent à contre sens, donc quand on arrive en face, on entend le klaxon (futé), on se décale au centre de la route, et eux remonte à contre courant en allant sur leur bonne voie et sa fonctionne très bien, le pire c’est que l’on finit par faire la même chose. Heureusement le paysage est toujours aussi sympa, on finit par trouver une GH sympathique, on fait un tour au marcher pour se ravitailler et repos. Vers 17 18h on se lève pour aller manger (le soleil se couche vers 17h30 et se lève à 6h), on découvre un mot glissé sous notre porte. C’est un autre couple en tandem, ils sont sortis manger, on part les chercher en ville et comme on l’avait prédit ils sont au premier restaurant sur le chemin (en même temps on est les seuls étrangers de la ville). Ce sont des brésiliens vivant en Angleterre, ils sont partis de Tokyo et rejoignent Paris en tandem, on refait le monde des cyclotouristes, on s’échange des astuces et vers 21h30 on va se coucher. Demain on part vers l’est eux vers l’ouest.

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Jeudi, on se lève plus tôt que nos comparses, on mange quelques bananes et c’est reparti. On prend un ferry pour traverser l’un des 9 dragons (bras du Mékong) et éviter la grosse route remplie de klaxons. On a quitté les rizières on retrouve d’abord un sandwich en descendant du ferry, puis des arbres fruitiers et des fleurs c’est tout aussi jolie. Nous atteignons la ville de Sa Dec, fatigués, on mange, on dort, puis on mange et pour finalement dormir.

Vendredi, on petit déjeune mais pas de bananes cette fois ci, et une belle journée s’annonce. On peut prendre encore de plus petite route longeant les canaux, on traverse de petits villages, on ne croise que des 2 roues, ce qui fait que nous sommes les plus gros et donc prioritaires. Lors d’une de nos pauses des 10km un monsieur nous invite dans son jardin, car il fait pousser des bonzaïs en donnant des formes aux branches et racines avec des tuteurs. La journée est vraiment sympathique sauf les 10 derniers kilomètres qui se font au milieu des klaxons sur une grosse route qui débouche sur une « autoroute », heureusement on peut rouler de l’autre côté de la barrière et cette autoroute finit sur un rond point pour rentrer dans la ville de Vinh Long. Nous y trouvons une chouette GH, où d’autres cyclotouristes sont déjà installés. On file au marché se ravitailler, puis on se repose (qu’est ce que l’on est fatigués!), le soir on rejoint Magda et Raphael. Un couple de polonais qui tiennent une GH et profitent de la saison « froide » pour voyager à vélo en Asie au chaud. On papotte, mange de bons sandwichs, et dodo.

Samedi, on se réveille à l’heure où les polonais décolle 6h, mais cette fois ci Chacha n’a pas vraiment envie de se lever. Et je n’ai pas vraiment envie de lui mettre un coup de pied aux fesses, donc le temps passe et on ne se lève pas plus. On finit quand même par sortir de la chambre car on a faim, aujourd’hui repos et éco-responsabilité. On se fait une petite soupe, et déambulons dans le marché à la recherche de grands gobelets thermos et de pailles réutilisables. Car tous les jours nous buvons au moins chacun un jus de canne à sucre, ou jus de fruit, servi dans un gobelet plastique avec couvercle plastique, paille plastique, anse plastique ou sachet plastique. On les jette dans des poubelles mais on ne sait pas où ça finit et l’on en trouve partout au bord des routes. Nous avons le choix entre plein de récipient, mais Chacha a déjà repéré ce qu’elle veut et faut trouver cet exemplaire dans la multitude de choix, et on y est arrivé. Retour à la GH avec nos 2 thermos remplis de jus et ils sont encore meilleurs comme ça. Puis manger, écriture et dodo.

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Dimanche, on se réveille sans bananes mais avec du pain et de la confiture de fraise (le colonialisme peut avoir du bon). On reprend Enselle et traversons le marché pour faire le plein de pain. Nous prenons le premier traversier de la journée, découvrons les champs de mangoustanier, c’est bien un arbre mais dessus ne pousse pas des mangoustes mais des mangoustans je vous laisse faire la différence. Nous prenons notre deuxième traversier, Chacha les préfère aux ponts, c’est moins vertigineux. On prend un petit chemin, puis encore un plus petit pour trouver les bungalows d’un farmstay où nous nous installons. Puis comme on l’a vu sur la route ici il y a du cacao, nous pouvons donc boire un cacao glacé trop trop trop bon. Pour nous remettre de nos émotions cacaotesques nous faisons la sieste dans des hamacs, puis la dame nous prépare un repas gargantuesque et délicieux le tout suivi par un gros dodo.

Lundi 10 décembre, après un super bon petit déjeuner nous quittons notre paradis. On rejoint un pont qui commence tranquille pour rejoindre une île et l’on enchaine avec un deuxième qui enchante Chacha. Cela fait un moment que l’on n’a pas autant grimpé, Chacha reste tendue tout du long, on redescend et prenons une route plus petite. On passe de plus petits ponts en bois qui bougent sous nos roues, ce qui fait toujours autant plaisir à Chacha et Enselle qui casse un rayon. On s’installe pour le changer, mais pas moyen de retirer la cassette, heureusement nous nous sommes installés à côté d’un mécano. Il nous retire la cassette grâce à une visseuse électrique, on peut remplacer le rayon et faire monter le mécano à la place de Chacha qui reste réparer les scooters. Un peu plus loin nous prenons notre dose de jus de canne à sucre quotidienne (on tombe vite accro), le vendeur nous indique que nous sommes à plat. On s’installe pour changer la chambre air (on réparera l’autre plus tard), c’est la sortie des classes nous sommes vite assaillis par les jeunes, et par le mécanicien qui veut à tout prix nous aider. On le laisse remettre le pneu en place c’est ce qu’il y a de plus chiant et il s’applique. Pendant ce temps Chacha donne un cours d’anglais, repère les rigolos et les amoureux parmis les jeunes. Nous repartons avec la pression de tous les gens qui nous fixent pour savoir comment on démarre avec un tel engin. Nous sommes content d’arriver à Tan An, où l’on peut se reposer.

Mardi, on démarre le ventre plein de je ne sais plus quoi (confiture de fraise, bananes, ou soupe), mais on avance en sachant que nous allons prendre deux traversiers, et on aime prendre des traversiers. On sent une petite bruine rafraichissante au départ, ça fait du bien. On arrive à la première barge, on grimpe dessus, la bruine qui avait disparu revient mais en plus grosses gouttes et plus intenses. On est trempé en 2 min, heureusement sur l’autre rive on peut attendre à l’abri avec les autres scooters que ça se calme. On repart, on profite d’une atmosphère nettoyée par la pluie pour admirer le paysage. Les nuages trouvent que ce n’est pas assez propre, donc ils en remettent une deuxième couche, et par chance nous avons juste le temps de nous abriter devant un café qui nous sert un thé glacé. Le temps de boire la théière et l’averse est passée. L’atmosphère est clean, le paysage est sympa, le deuxième traversier nous amène sur une plus grosse route, on l’on roule bien au milieu des camions qui chargent, déchargent et klaxonnent pour nous encourager. Nous finissons la journée à Bén Luc où l’on se régale dans les bouibouis, et l’on dort dans une chambre avec une immense baie vitrée vue sur les usines.

Mercredi, on petit déjeune du pain avec du lait concentré, il nous faut au moins cela pour rentrer dans Ho Chi Minh (ou Saïgon). Plus on avance, plus il faut faire attention à tout, les scooters arrivent par la droite, la gauche, par derrière et devant, parfois on lève les yeux au cas où qu’un arriverait pas par là. On s’installe dans la GH, et on a la confirmation que nous sommes dans un autre pays. Déjà il y a des grattes ciels, tout est plus chère, et à la GH on doit payer avant d’avoir vue les chambres (depuis que l’on est au Vietnam on paye en quittant la GH), il faut laisser une caution qui vide notre porte feuille, on croise plein de touristes qui ne sourient pas, et les vietnamiens ne disent pas hello quand on les croisent on s’est même fait jeté d’un parc sans un sourire. Ça fait bizarre, on n’a plus trop envi de rester dans cette ville, mais bon il faut bien que l’on accueille les belles mamans et la belle sœur et qu’on les laisse récupérer de leur vol pour aller gambader au Vietnam. On récupère belle maman Dupont à 20h30 (heure où l’on serait déjà couchés), elle a mis 1h pour descendre de l’avion, puis belle maman Martinez à 22h, elle a mis 30min à sortir de l’avion. On les ramène à l’hôtel, puis on retourne chercher belle sœur Dupré n°1 (Fanny) qui met plus d’une heure à descendre de l’avion. On peut enfin se coucher, il est pratiquement 3h du matin, et vous vous demandez pourquoi elles ne se sont pas arranger pour prendre le même avion, je me le demande aussi, ce n’est pas comme si cela n’était pas prévu depuis des mois (ah je reconnais bien là l’esprit de contradiction de Charlène)…