Bilan Corée du Sud

  • 1050km parcourus (environ) car une partie des données est déjà en direction de la France
  • 70h de pédalage/ marchage / poussage environ
  • mots appris :
    • bonjour: haniasséooooooo (avec l’intonation)
    • merci: kamsamidaaaaaa
    • oui il faut insister sur la dernière voyelle et prononcer ces mots avec le cœur, comme quand ils nous crient dessus pour nous encourager.
  • bonne et mauvaise surprises :
    • Les coréens sont des gens qui peuvent être super aidant comme super chiant. Par exemples ils sont en train de marcher sur la piste cyclable en prenant toute la place, on klaxonne, on leur demande de nous laisser passer et ils ne bougent pas. Puis ils sursautent quand ils aperçoivent notre roue avant, on pensait qu’ils étaient tellement habitués au bruit et au klaxon qu’ils étaient devenus sourds. Mais non car une fois, on double deux fois le même groupe, la première fois ils ne nous ont pas fait de place quand on a klaxonné mais la deuxième on n’a pas eu besoin d’insister. Ils sont comme ça rien à faire des autres. Et d’autres fois on nous a aidé même si on ne le demandait pas, on nous a offert nourriture, encouragements, place de camping, ils se sont intéressés à notre voyage, ils ont été très accueillants.

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De Busan à Gwangju

Mardi 23 octobre, on se réveille comme d’habitude vers 6 7h, on mange, et je finis ma nuit jusqu’à 13h, petit besoin de récupérer, je pense que Chacha en a profité pour geeker. Ensuite on se balade dans le quartier et nous rejoignons le centre culturel de la Nakdong river. On y joue avec les vidéos interactives, prenons de la documentation sur les pistes cyclables du pays. Et rentrons pour se reposer de cette dure journée, faire une lessive et réfléchir à la suite du voyage en Corée.

Mercredi, on se lève aux mêmes horaires, c’est à dire moi un peu plus tôt que Chacha et je guette le moindre signe de réveil de Chacha pour que l’on puisse remplir nos estomacs, et cette fois ci on ne se rendort pas. On prend le métro pour rejoindre le terminal des ferry afin d’acheter nos billets, on souhaite faire le tour de l’île de Jeju, puis retourner sur le continent à Mokpo pour remonter une rivière sur une autre piste cyclable. Problème il n’y a plus de bateaux qui font Busan Jeju, ils renouvellent leur flotte. Pas de soucis on va s’adapter, c’est devenu notre 2eme prénom. Avant cela on va visiter le marché aux poissons et nous gravissons une colline jusqu’au village de Gamcheon. C’est un village lego, des cubes colorés faisant penser à une ville d’Amérique latine, on se croirait partout sauf en Corée. Ce village est un lieu où les Coréens se sont réfugiée pendant la guerre de Corée, puis c’est devenu un lieu abandonné assez pauvre, et l’état a donné des sous afin que des étudiants fassent parler leur sens artistique dans ce village. Il y a donc plein d’œuvres à découvrir, de jolis points de vue sur la mer jaune, le village et beaucoup de touristes (on n’a plus l’habitude). On redescend de la colline, prenons le métro pour le plus grand centre commerciale du monde où il y aurait toutes les marques du monde. On n’est pas sûr qu’il y ait toutes les marques du monde, mais il y en a pour tout le monde, on recherche une chemise manche longue pour moi, car la mienne commence à être vraiment fatiguée (remarque ça fait de l’aération). On trouve plein de belles chemises à tous les prix et même du XXL comme j’aime. Mais ce XXL m’arrive à mi bras pour des manches longues c’est un peu bizarre, en Corée il faudrait trouver du XXXL et encore …. Ce n’est pas dans ce pays que je pourrais m’habiller, retour au motel pour réfléchir à d’autres option pour rejoindre l’île de Jeju.

Jeudi, on reprend le métro pour 32 arrêts (1h15) afin d’acheter des billets de bus au terminal des bus pour mettre en route le plan B. Le plan B étant de rejoindre Mokpo en bus puis prendre le bateau, faire le tour de l’île et revenir sur le continent et remonter la rivière jusqu’à une grande ville où l’on pourra prendre le bus soit pour Séoul soit pour l’aéroport directement. Problème, il n’y a pas de bus direct pour Mokpo ce qui nous surprend. On passe au plan C on prend un bus pour une ville d’où on peut suivre une piste cyclable jusqu’à Mokpo. On prend nos billets, mangeons au terminal et avant de gravir une colline, passons au centre d’information touristique du Terminal. Où une dame nous explique qu’il y a bien des bus pour Mokpo mais ce n’est pas à ce terminal, ici ce sont les express qui relient les grosses villes, il faut aller au terminal intercité qui est à « 2 pas » de notre motel (c’était la peine de faire tout ce trajet en métro). Sa voisine pendant les explications nous a noté sur un papier tous les horaires et le prix des bus pour le lendemain. Aller savoir comment Chacha n’a pas fait attention à tout cela et pourquoi  on n’est pas passé d’abord au centre d’information avant d’acheter nos billets, on est vraiment en mode détente, on se laisse porter. On se fait rembourser nos billets et pouvons commencer notre balade au départ du terminal. On monte au temple de Beomosa, en traversant une foret sur une colline en pleine ville, c’est très surprenant. Au temple, on découvre que c’était fête ils sont en train d’enlever des décorations, pendant que des gens prient avec les moines. On rencontre un sympathique monsieur, il nous aborde en disant que j’ai un super style, je porte ma chemise en fin de vie et mon pantalon délavé par le soleil (comme quoi le style grunge ça peut plaire)… On papote puis redescendons par un autre chemin et nous sommes surpris cette fois ci d’être en ville. On prend le métro avec quelques arrêts en moins que ce matin (un en moins en fait) mais ça reste toujours aussi long, on tente de me trouver une chemise dans le centre commercial voisin à notre motel mais c’est toujours trop petit. On se demande comment certains Coréens s’habillent, car ils ne sont pas tous petits, on croise de bons gaillards…

Vendredi, après un rangement de toutes nos affaires car comme à chaque fois que l’on s’arrête plus d’une nuit dans un lieu on se l’approprie. La chambre d’hôtel devient notre studio, c’est à dire que la salle de bain sert à se laver, laver les habits, étendre le linge et parfois de cuisine, la chambre sert à dormir, de centre de décision intense du genre on mange quoi? on fait quoi demain?, de centre de triage d’affaires, aussi de buanderie et bien sûr de geekage. Donc tout cela entraine un petit bazar qu’il faut ranger. On rejoint la station de bus intercité en vélo et c’est bien plus rapide que l’autre terminal en métro. On achète nos billets, et patientons en faisant les boutiques qui sait avec un peu de chance je vais trouver une chemise à ma taille et bien non pas de chance (à noter que ce terminal se trouve à côté d’un shopping mall spécial outlet de marque outdoor type millet, north face donc à des prix très intéressants). A 14h on charge Enselle et Bob dans les soutes, avec un chauffeur qui râle et maltraite notre  Enselle (du coup Chacha le rembarre en français dans le texte, ça sert à rien de se fatiguer en anglais , ils parlent pas anglais) car il doit ouvrir 2 portes en plus que d’habitude pour ranger nos affaires. Les Coréens voyagent très léger, un sac à main ou un sac plastique, au grand maximum une petite valise, on est donc très chargé et ça ne plait pas à notre chauffeur alors que nos affaires ne dérangent que lui. Il râle, énerve Chacha, on prend trop de temps mais ne nous aidera jamais et surtout une fois que je case Bob il me demande de le changer de place 2 fois, allez savoir pourquoi… Sinon le trajet se passe bien à grande vitesse, ça va être quoi les express, on enchaine pont et tunnel, on profite de la télé, du paysage et d’être à l’abri de la pluie. A Mokpo on mange un excellent Bibimbap et dodo.

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Samedi, on se lève à 6h, petit déjeuner express pour rejoindre le ferry il part à 9h et faut encore acheter les billets. Sur le trajet en vélo on sent bien qu’il y a du vent et quand Chacha veut acheter les billets on lui répond que ce n’est pas possible à cause du mauvais temps. Le bateau ne devrait pas partir avant midi voir à minuit, s’il n’est pas annulé. On s’installe pour patienter, Chacha a envi de bouger, je lui explique que pour l’instant il vaut mieux rester sur place et bien m’en a pris, un monsieur dit discrètement à Chacha de faire la queue car le bateau va bientôt partir. Elle se retrouve 4ème d’une file d’une centaine de personne. On embarque Enselle au milieu des voitures, des camions et de belles motos. Puis on rejoint les files d’attentes pour monter dans le bateau car ils vérifient nos passeports, Jeju a un gouvernement indépendant et les droits des visas ne sont pas les mêmes que pour la Corée, pour les français c’est pareil. Nous avons une cabine commune à je ne sais combien de personne, où l’on peut dormir à même le sol. Pour Chacha pas de soucis, moi il me faudrait au moins un petit matelas, je lis donc et me balade sur le bateau pendant que d’autres ronflent. Nous sommes partis à 10h et arrivons à 15h sur l’île de Jeju, on profite de la ville de Jeju pour se ravitailler en nutriments essentiels (nouille et farine pour les chapatis), en plus il y a des animations, ce que l’on a compris toutes les années à cette époque il y a une fête mais il n’y pas de règles.

Dimanche, on trainouille à faire nos sacoches on se met au rythme insulaire. Et c’est parti pour un tour d’île volcanique, au début c’est un peu difficile car on sort de la ville et l’on suit la route principale. On découvre quand même la côte et la roche volcanique. On rencontre la grosse difficulté des îles: le vent et celui que l’on affronte de face est costaud, il est prêt à décorner Enselle. Au bout de 35km on comprend que c’est de pire en pire on abandonne l’idée de camper et trouvons un petit hôtel pour se reposer et se recoiffer. On a eu le bonne idée de trouver 4 murs solides pour dormir car c’était tempête cette nuit.

Lundi 29 octobre, on quitte notre chambre toute équipée avec kitchenette, balcon et moustique qui s’est abrité du vent dans notre chambre. On longe la côte sur de petites routes bien tranquilles, au bord desquelles les femmes étendent sur le fil à linge leurs calamars (pas d’esprit mal placé svp). On profite du paysage, mangeons en regardant les vagues turquoises s’écraser sur la roche noir. Des messieurs nous offrent des mandarines (spécialité de l’île) pour le dessert, puis finissons nos 53kms (plus grosses journée de vélo sur l’île, youhou !!) au bord d’une plage sable blanc pour planter notre tente. Pratiquement à chaque plage il y a des zones gratuites aménagées pour le bivouac avec eau potable et toilettes.

Mardi, on décolle assez tôt malgré le temps de mise en route de la cuisson des chapatis, Chacha est vraiment en mode tranquille. On est sur une île tropicale, donc faut pas aller trop vite, mais je crois que l’on est les seuls dans ce rythme. Sur la route nous avons en visu le mont Songaksan où se trouve un bouddha dans une grotte alors que le volcan principal reste dans les nuages. On contourne le mont, traverse les champs de clémentines, de tangerine, énormes oranges et avons de nouvelles questions existentielles que l’on tient à vous partager: quel est l’animal qui se nourrit ou se nourrissait du piment  afin de disséminer les graines? la variété de piment qui pique piquait elle déjà avant d’être cultivée ? Autre domaine, pas moins intéressant, comment réagissent les veggans s’ils sont enfermés dans une tente avec un ou plusieurs moustiques sans citronnelle? Car même en ayant pris moult précautions pour qu’aucun moustique ne rentre dans notre tente, un a réussi à s’infiltrer. Et une fois qu’il est sortie de sa planque pour nous piquer sournoisement, je peux vous dire qu’on l’a chassé avec la même envie de sang que lui et qu’on a obtenu satisfaction. Après avoir bien réfléchi à ces questions et admirer le paysage qui s’offre à nous sur cette route, nous avons eu envie de nous cultiver un peu. Nous sommes donc aller visiter un musée de l’érotisme (oui rien à voir, mais Jeju est connu pour ses 3 musées du sexe et comme destination fêtiche pour les lunes de miel des coréens) dans un stade de foot de la coupe du monde 2002. Disons que c’est …à voir, que c’est drôle et surprenant et que les cultures asiatiques voir africaines sont beaucoup moins pudiques que les chrétiens. On cherche un coin pour dormir, faisons un tour dans un marché et dodo le cerveau en compote.

Mercredi, ce matin on est en forme et décollons rapidement (Chacha a amélioré la recette des chapatis ce qui diminue le temps de cuisson), c’est pour mieux prendre son temps après. On s’arrête pour voir les seuls cascades d’Asie qui se jettent directement dans la mer. Pour y accéder il faut laisser Enselle à l’entrée du parc, on demande aux dames des guichets si on peut poser le tandem contre un mur où elles peuvent garder un œil dessus. C’est un non catégorique, cela nous surprend car d’habitude les coréens sont très aidant, donc Chacha va voir les cascades toute seule moi je ne peux pas laisser nos affaires sans surveillance. On reprend la piste cyclable qui quitte la côte et devient plus ennuyante mais on aperçoit le sommet du volcan central, le mont Halla. On retrouve la côte, une immense plage (c’est marée basse) et un sympathique camping gratuit. Après s’être installé on profite de la tente pour se protéger du vent, mais on entend de drôle de cris sur la plage. On sort et découvrons un cavalier qui fait galoper son cheval dans l’eau et le sable très mou. J’essaie de faire de jolies images pendant que Chacha cuisine, on mange et dodo.

Jeudi, on fait sonner le réveil pour voir le lever de soleil. On ne verra rien car on ne sortira pas des sacs de couchages, allez savoir pourquoi l’île nous rend vraiment flemmard. On finit par se lever, le matin je pousse Chacha dehors, elle se pose sur une chaise et prépare les chapatis pendant ce temps je range toutes nos affaires. Comme ça une fois qu’on a mangé il ne reste plus qu’à plier la tente. Nous partons et rejoignons la pointe est de l’île où l’on peut prendre un ferry pour aller sur une toute petite île, ce qui est notre objectif du jour. Problème nous avons un gros vent qui souffle dans notre dos, et dormir sur une petite île sans arbre avec comme point culminant une falaise de 30m se jetant dans l’eau n’est pas bon pour notre récupération (faut dire que se rythme effréné nous fatigue beaucoup). Changement de plan on dort dans un motel à Seongsang. On a fait 22km et ça nous va très bien, on profite pour visiter le village, on rencontre les célèbres femmes plongeuses de l’île (haenyo) qui nous font gouter le fruit de leur pèche des coquillages crus. Puis nous prenons un vrai repas avant de se reposer dans notre chambre car ce soir on escalade un volcan. Sur l’île il y a 360 volcans, et nous allons au sommet d’un pour voir le coucher de soleil, vue que l’on a raté le lever. Pour grimper c’est simple vous suivez le chemin entre 2 barrières et quand ça devient un peu technique il y a des escaliers sur pilotis. On s’installe au sommet en gardant le bon point de vue pour le coucher, il y a des caméras avec des hauts parleurs pour surveiller et engueuler ceux qui escaladent les barrières. Nous avons un magnifique coucher de soleil, on en profite jusqu’à ce que les hauts parleurs nous disent de descendre, et d’aller nous coucher.

Vendredi, on change de petit déjeuner c’est riz, soupe, kimchi (choux fermenté au piment), poisson, œuf, saucisse, céréales, truc qui pique, verdure, … On se pète le bide, Enselle tire la gueule car ça faisait longtemps que nous avons pas été aussi lourd sur son dos dés le matin. La piste cyclable enchaine côte de lave, eau turquoise et plage de sable blanc, c’est une magnifique journée. Une voiture nous double lentement puis nous laisse la doubler par la droite pour se porter à notre hauteur, le chauffeur qui nous sert un peu trop commence à m’énerver. C’est juste des coréens qui se sont pris pour des iraniens, ils nous offrent 2 canettes de cafés par la fenêtre sans s’arrêter. On commence à rigoler de cela avec Chacha dans la descente quand l’asphalte stop pour laisser place à des cailloux dont quelques uns plus gros. J’ essaie d’en esquiver mais en freinant et tournant, la roue arrière ripe sur un de ces cailloux, et elle a pas apprécié toutes ces contraintes, un rayon casse (ça faisait longtemps, un record, et il nous en reste encore 39 !). On finit les 3 derniers kilomètres comme si on roulait sur des œufs (on ne veut pas abîmer notre précieuse roue). On s’installe dans un camping de plage gratuit, je change notre rayon cassé, remet la roue à peu près droite et on se trempe les pieds dans l’eau. Si il n’y avait pas de vent on se serait bien baignés.

Samedi, on boucle la boucle on longe des plages blanches et bicolores. Nous sommes surpris par les gens qui se prennent en photo avec de grosses doudounes qu’ils prennent dans des voitures pleines à raz bord de doudounes. A Jeju nous prenons un motel proche de la station de bus et du stade où il se prépare quelque chose. Nous avons eu du mal à trouver une chambre mais un monsieur nous a aidé. On va manger dans un bouiboui, et c’est succulent en plus de n’être pas chère, il faut toujours aller là où il y a le plus de locaux. Ensuite repos et écriture car ce petit tour de l’île nous a faaaatiiiiiguéééééé.

Dimanche, on se lève tôt pour prendre un bus qui nous emmène au départ du trek qui mène au sommet du plus haut sommet de Corée. Le volcan Hallasan (san = mont) culmine à 1950m, le trek fait plus de 1000m de dénivelé positif sur un peu plus de 9km c’est juste l’aller après il faut redescendre. Chacha se dit que l’on va pas arriver au sommet, on fait ce que l’on peut, on s’amuse et on redescend. C’est encore un chemin tout tracé entre des barrières avec parfois tapis, escalier en pierre ou en bois sur pilotis rien de compliqué. Je laisse Chacha en tête pour monter à son rythme et c’est une vrai fusée. Elle slalome entre tous les coréens qui peinent à grimper, ils sont habillés en montagnard avec doudoune, gore tex, chaussures de marche, bâton, guêtres, suréquipés et ils ont trop chaud. Chacha avait lu qu’il fallait plus de 4h et demi pour atteindre le sommet, on a mis 3h. On s’installe au sommet pour pique niquer, et admirer la vue et l’on redescend avec toujours une Chacha à fond. Elle double coréens sur coréens, on croise même des coréens doublés au départ (ils nous font un regard déprimé) moi je commence à avoir les cuisse dures à essayer de suivre CHacha (sûrement l’effet mandarines). Et chacha aussi dans le dernier kilomètre je la vois trébucher, et tomber mais une chute où on aurait dit qu’elle se dit : « ah merde je vais tomber » (avec l’accent suisse et la vitesse d’un suisse), au sol elle nous fait un petit rouler bouler je pense qu’à ce moment là elle s’est dit : « c’est toujours ça en moins à marcher ». Elle se relève avec à peine des éraflures et morte de rire (je me demande ce qu’il y avait dans les mandarines) on reprend la marche dans un rythme plus tranquille pour le dernier km. Arrivés au parking nous avons à peine le temps de remplir nos gourdes que le bus est là et blindé de jeunes filles. Elles descendent toutes comme nous au terminal car il y a un concert de Kpop au stade ce soir. Pour nous c’est repos.

Lundi 5 novembre, nous avons quelques courbatures, on ne sait pas quel temps il fait dehors. Notre seule sortie sera pour retourner au bouiboui où le repas est excellent. On doit même patienter un peu dehors mais ça vaut le coup, on est quand même sorti sachant que l’on doit descendre et monter DEUX étages d’escaliers avec nos courbatures. Donc journée repos, écriture et manger.

 

Mardi, on rejoint le continent, on se lève tôt pour attraper le ferry de 9h qui ne part pas aujourd’hui  en fait. On attend donc celui de 13h40, on va donc faire quelques courses pour les jours suivants. On patiente, montons dans le bateau, Chacha lit/dort et moi je me balade sur le bateau rencontre des gens qui veulent que je parle coréen, japonais, chinois mais pas anglais et encore moins français pour communiquer. Nous arrivons il fait nuit donc motel.

Mercredi, 2 jours de pluie nous attendent patiemment, nous on est au taquet. On enfourche Enselle avec des jambes de feu, on rejoint le départ de la piste cyclable et pédalons tout en se disant que c’est dommage qu’il fasse gris car c’est vraiment joli. On enchaine pistes cyclables sur digue, au pied de la digue dans la flore sauvage, sur pilotis, sous une haie d’arbres, de petites routes, une côte de 12%, on kiffe. On avale les kilomètres avec facilité, on finit notre journée avec le compteur qui indique 78km en 5h10 facile.

Jeudi, sûrement notre dernière journée de vélo en Corée, nous rejoignons Gwangju ville qui nous permet de rejoindre soit Séoul soit l’aéroport d’Inchéon directement. Nous espérons trouver cartons, chaine, cassette, pour Enselle et Bob et si tout se passe bien pouvoir faire un aller retour au terminus de cette piste cyclable qui n’est plus très loin. Sur le trajet qui nous amène à la ville nous faisons moins attention au paysage, car nous nous remémorons cette année passée. Nous sommes le 8 novembre 2018 et cela fait un an que nous sommes en voyage, et ce qui est drôle c’est que l’on se souvient très bien de notre départ puis en France on a quelque difficultés à remettre les étapes, et à partir de l’Italie tout se remet en place. Nous arrivons à Gwangju en ayant esquivé la grosse pluie, on s’installe dans un motel/hôtel qui nous fait un prix. Nous nous installons, cherchons sur internet les vélocistes de la ville, et nous nous préparons pour le diner de ce soir. On fête nos un an de voyage dans un restaurant japonais qui nous sert une viande à se taper le cul par terre…

Vendredi, on se mentalise une journée à tourner dans la ville pour trouver les cartons et le matériel. On se dirige avec Enselle vers le vélociste qui nous semble le plus fiable pour s’occuper d’Enselle. Et bonne pioche, ils ont chaine, cassette 9 pignons, peuvent améliorer mon dé-voilage de roue arrière et ils veulent même emballer Enselle dans un carton pour nous l’envoyer à la gare routière. On leur dit que pour le démontage et emballage d’Enselle on s’en occupe, mais que l’on veut bien 2 cartons de vélo. On leur laisse Enselle, on repart avec 2 cartons direction l’hôtel. On ressort manger dans un bouiboui du coin qui nous dit de nous installer on s’occupe de tout. Cinq minutes après on a une multitude de plats devant nous dont un plus gros avec du bouillon (bibigo), de la viande et de la verdure on se régale et ce n’est pas chère. On part à la recherche de cartons pour Bob, dans le premier centre commerciale à coté de l’hôtel on trouve tout ce qu’il nous faut. Demain on pourrait faire notre aller retour au terminus de la piste cyclable… On récupère Enselle, achète 2 paires de plaquettes de freins, ils nous font un prix et nous ont réglé au millimètre le frein arrière trop bien (dévoilé le disque). On finit la journée à l’hôtel à poursuivre l’écriture de l’article, mais pour demain on ne peut pas faire de vélo car on doit changer de chambre à 12h un groupe à réservé les 3 premiers étages.

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Samedi, on range nos affaires, faisons un peu de tri, puis on descend démonter Enselle. On commence par retirer les pédales, pas moyen de devisser celles de droites, même avec les outils du propriétaire de l’hôtel. En fait après une intense réflexion on découvre que l’on est en train de visser les pédales (oui bon no comment). On démonte Enselle, le rangeons dans son carton, on scotche abondamment et emballé c’est pesé. On remonte dans la chambre et attendons que l’on nous appelle pour changer de chambre, et l’on peut attendre un moment, Chacha est descendue se renseigner. La femme du propriétaire ne sait pas si l’on va changer de chambre ou pas et on aura pas la réponse avant 15h (c’est râpé pour la balade). Donc petit tour à la gare routière pour manger, prendre nos tickets de bus et on enchaine avec la poste qui est fermée tout le week end (on se croirait en France). On rentre pour 15h et l’on doit changer de chambre, on paye encore moins chère et la chambre est beaucoup plus grande. On écrit l’article, cherche un moyen de revenir en France (faudra bien rentrer un jour), et dodo.

 

Dimanche 11 novembre, grâce mâtinée, on va se balader au centre ville. Sur la place de la démocratie, il y a un genre de festival inter Asie. On va voir la rue des artistes, où il y a des œuvres d’arts et des galeries, tout est fermé (ok c’est le 11 novembre on avait oublié). On peut quand même visiter 2 galeries, dont une où les œuvres donnent envie de les acheter. On poursuit dans le centre des archives du 18 mai, jour de la révolte des étudiants contre la dictature sud coréenne. On apprend pas mal de choses, Gwangju est historiquement une ville qui a lutté pour la liberté des Coréens. On continue notre balade dans le quartier des commerces qui est blindé de monde (même un 11 novembre), on s’arrête manger et rentrons car il pleut et qu’il faut que l’on empaquette le reste de nos affaires, finir d’écrire l’article.

Séoul à Busan

Jeudi 4 octobre, nous nous réveillons avec les autres dormeurs, ce fut une courte nuit pour Chacha qui ne s’est endormie qu’à 3h du mat car elle a dormi dans l’avion sur mon épaule. On tourne dans le hall des arrivés pour trouver notre petit déjeuner, prendre des informations sur comment on rejoint Séoul à 50km de là. Le ventre plein, les cerveaux  qui ont enregistré les informations, on a surtout des penses bêtes, nous attendons notre bus où un monsieur est chargé de remplir les soutes des bagages nous confirme que Enselle et Bob emballés peuvent prendre le bus. Une heure trente plus tard, nous remontons Enselle sur un trottoir sous les regards amusés / surpris des coréens. Nous rejoignons enfin notre GH, il va falloir s’habituer aux petits espaces. Nous sortons chercher à manger, des dames font la queue sur un trottoir, elles nous conseillent ce petit bouiboui car c’est bon et pas chère.  Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre, et elles ont eu raison. On poursuit notre après midi à se balader dans le quartier, faire 2 3 courses et rentrer car on est crevés. Sieste, manger et dodo.

Vendredi, la mission du jour est de trouver un bike shop qui puisse remonter notre roue. Direction le métro sous la pluie torrentielle (merci le typhon qui est passé pas loin), au métro achat de carte magnétique que l’on charge de sous pour payer nos trajets. Pour ce genre d’achat on aime bien voir un guichetier, car il peut nous conseiller et nous donner des infos. On est à Séoul il n’y a que des ordinateurs mais ils parlent anglais, l’ordinateur nous passera bien 2 cartes remplies de trajets mais pas de plan du métro, heureusement on a récupéré la veille une carte de la ville avec celui du métro. C’est parti pour les bike shop repérés sur internet. Arrivés au premier, ils nous demande 80000won (un peu moins de 80 euro), on va voir un deuxième qui nous demande 100000won et ils leurs faut 1 semaine pour changer notre moyeu, trop chère et trop long. On retourne au premier car c’est celui qui a les meilleurs commentaires, ils leur faut eux aussi 1 semaine pour changer le moyeu. Ils nous expliquent que pour changer le moyeu il faut enlever tous les rayons (je peux le faire si ça peut faire gagner du temps),  ensuite il faut remettre tous les rayons et équilibrer la roue (ça je peux pas faire). Pour cela c’est minimum 6h de travail soit une semaine, trop chère et trop long pour nous, en quittant le magasin on croise le responsable et un américain qui connait bien les vélocistes de Séoul (il fait parti du réseau warmshower). Tous 2 téléphonent, et finissent par trouver un vélociste qui peut s’occuper de notre roue pour 50000won et en 2 jours, parfait pour nous. On doit juste retraverser la ville en métro, marcher dans un jolie quartier sous la pluie toujours torrentielle, trouver un sous terrain pour traverser un énorme boulevard et tomber sur le vélociste. Il nous reconnait de suite, nous confirme ce que l’on avait compris et il est déjà en train de remonter une roue ce qui nous rassure. On rentre soulagés, en s’arrêtant prendre notre repas de midi à 17h. Repos re manger dodo.

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Samedi, on se lève tard mais pas autant que nos compères coréens. On prend le métro direction Jongino 5 ga, la rue des commerces de sport outdoors. On y trouve toutes les marques connues et inconnues de matériel de randonnée, escalade, camping, et surtout notre bonheur des chaises robustes, légères et confortables ainsi que du gaz pour le réchaud. Les vendeurs sont tous installés sur leur matériels de camping pour manger et ça donne faim. Dans le quartier il y a un marché avec plein de bouiboui dont un rempli de coréens (c’est souvent bon signe), on s’installe donc. A notre table, comme à toutes, se trouve un feu au gaz dessus ils posent une petite marmite remplie d’un bouillon de légume. Le serveur prend un poulet entier le découpe au ciseau dans le bouillon, et nous comprenons qu’ensuite on se démerde pour le manger avec nos baguettes chinoises sans couteau. Pour compliquer la chose on rajoute des nouilles, heureusement on a des bavoirs à dispositions. On ne se gène pas pour les mettre autour du coup, car on s’en fout partout, et cela décomplexe certains coréens qui l’avaient sur les genoux et finissent comme nous par le mettre autour du coup. On finit notre après midi par se balader en profitant de la fin de la pluie, et du grand office de tourisme où l’on récupère des informations sur les pistes cyclables. On rentre faire une sieste, avant d’aller voir 3 feux d’artifices, ils sont tirés par des espagnols, des canadiens, et des coréens. Les 2 premières nations n’étaient que des faire valoir pour les coréens qui ont tiré un feu de folie on en a pris plein les yeux et les oreilles. On fut un peu déçus par les 2 premiers, on est reparti sourd et aveugle.

Dimanche, on commence par une inspection d’Enselle, puis pliage de carton qui part au recyclage. Ensuite nous allons visiter un vieux quartier de Hanok (maisons traditionnelles) celui de Bukchon avec ses tuiles noires et ses murs blancs, nous croisons beaucoup de touristes coréens qui profitent de ce dimanche pour mettre des costumes traditionnels et se prendre en photo. On continue notre balade jusqu’à une librairie où l’on trouve une carte de la Corée et un troisième journal de voyage où l’on écrit nos péripéties avant de vous les retranscrire sur notre blog. Nous reprenons le métro pour traverser la ville et récupérer notre roue. On rentre faire quelques courses pour les prochains jours, remonter Enselle sur ses 2 roues et surtout remettre de l’ordre dans toutes nos affaires car on peut le dire c’est un gros bordel.

Lundi, c’est le grand jour on peut remonter sur Enselle et pédaler. Je fais quelques derniers réglages sur Enselle pour que l’on soit encore mieux installés dessus et Chacha aura encore mal aux fesses comme nos premiers jours de pédalage. C’est reparti, on rejoint la piste cyclable qui doit nous faire traverser le pays du nord au sud, en même temps on cherche encore sans vraiment chercher le passeport sur lequel on pose des tampons pour recevoir une médaille si on a tous les tampons à l’arrivée. Bien sûr on ne le trouve pas, par contre une dame nous offre un morceau de nourriture que l’on a mangé sans l’avoir tout à fait identifié (farine de riz + haricots rouges + fruits secs ?), c’était bon sans plus mais ça fait toujours plaisir ces petites attentions. On découvre les pistes cyclables aménagées de Corée, et c’est un bonheur pour reprendre le vélo, il y a régulièrement des zones aménagées pour faire c’est petites affaires (des toilettes quoi) et se reposer. Une fois sorties de Séoul nous suivons une ancienne voie ferrée avec ses tunnels, entre 2 tunnels nous tombons sur une aire de repos pour cyclistes car nous sommes sur une piste cyclable où nous posons notre tente et testons nos sièges, on est heureux. 3 belges nous doublent, ils auraient bien aimés se poser avec nous mais on a pris toute la place. bonne nuit

Mardi, après une bonne nuit où les phares de vélo, et le chant d’un monsieur qui profite des tunnels pour s’entendre chanter nous ont un peu troublé dans nos rêves, nous repartons toujours aussi enthousiastes. On profite de la piste cyclable en se laissant transporter par elle à contre courant du fleuve qu’elle longe. Et nous tombons sur un camping tout confort gratuit, on y monte donc notre tente, une fois que l’on est confortablement installés dans nos sièges à boire un thé, un jeune homme nous aborde et embarque Charlene dans sa voiture électrique pour que l’on paye l’emplacement de camping qui n’est en fait pas gratuit (on trouvait ça louche aussi…). C’est 15000won, c’est raisonnable pour le pays on a le droit à l’eau chaude pour la douche, et au wifi on serait arrivés un an plus tôt c’était gratuit d’après le jeune homme.

Mercredi, on quitte le camping dans le brouillard. Le soleil fait sa place petit à petit et nous réchauffe, on avance tranquillement en profitant du paysage. Nos estomacs nous rappellent qu’il faut manger mais bizarrement on ne  trouve que du matériel pour Enselle. On finit par trouver de quoi satisfaire nos estomacs et nos papilles. Sur le chemin nous retrouvons les belges qui campent, on s’installent avec eux. Après midi farniente au bruit des hélicoptères et avions de chasse de l’armée. Un ami des belges nous aide ou plutôt fait les réglages des nos dérailleurs, merci à lui pour son côté tatillon.

Jeudi, nous faisons goûter nos chapatis curry kurut aux belges, et partons derrière eux. Nous jouons à saute mouton avec eux, on les double, puis ils nous doublent, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent acheter une bonbonne de gaz. On ne s’arrête pas, ça monte, on a les jambe de feu, on trace, ils ne nous rattraperons pas. On a appris plus tard qu’ils ont eu un accident, une bouteille d’eau fixée à l’avant du vélo s’est détachée et a bloqué la roue avant, le tout à 30km/h, monsieur a fait un soleil, résultat 25 points de sutures sur le visage. Sûrement beaucoup de sang, une belle frayeur, mais rien de vraiment grave ils ont pu reprendre leur voyage. Nous on continue tranquillement, toujours prudemment, en direction de la ville de Chungju car nous avons un problème de casserole qui fuit. Et c’est problématique surtout pour se faire du thé. Une fois arrivés, nous allons dans un love motel, car c’est ce qu’il y a de moins chère et c’est super confortable. Une chambre immense, un lit et une télé toute aussi grande, un ordinateur, une douche avec baignoire, bouilloire, frigo… Ce sont des hôtels pour les couples qui ont besoin d’intimité car chez eux c’est trop petit et trop de monde. Nous allons faire des courses et trouvons une jolie casserole, manger et dodo.

Vendredi, nous quittons ce grand luxe pour tomber sur des déviations de la piste cyclable, ce qui nous « énerve » car il faut un peu « réfléchir » et faire attention à notre itinéraire. Mais les coréens sont très aidant et un monsieur nous crie dessus pour que l’on prenne le bon détour alors que l’on tentait un raccourci par un pont en finissions de construction. Nous sortons de la ville, et attaquons le troisième tronçon de cette traversée du pays, c’est la partie montagneuse. Le paysage change, la piste est un peu plus sur la route, mais c’est vraiment fun. Aujourd’hui ce sont 3 mini cols dont 1 de 5km, au pied de celui là nous cherchons de l’eau pour remplir nos gourdes. Dans le village c’est jour de fête, on nous offre bouteille d’eau et foulard et on attaque le col. On prend facilement le rythme, petite pause pipi au milieu, et finissons le col encouragés par les gens qui descendent la route à pied pour rejoindre la fête. En fait ils sont montés en bus, et ils redescendent accompagnés par la police qui ouvre la route et l’ambulance qui joue la voiture balaie. Au col une dame qui avait bien compris en bas qu’on allait monter, nous a attendu pour nous ravitailler en jus de fruit et œuf dur, trop sympa. On redescend à la ville suivante ou nous dormons dans une chambre traditionnelle, c’est à dire par terre.

Samedi, encore une jolie journée à traverser de jolis villages. On se laisse transporter par la piste cyclable entre les collines et sur les collines. Les Coréens ont été admiratifs sur le fait que l’on ait grimpé les cols sur Enselle, alors que l’on a trouvé cela assez simple. Le plus dur sur ces pistes cyclables ce sont ces minis côtes qui sont toujours au-dessus de 10%, et quand je dis au-dessus cela peut dépasser les 20%. Et aujourd’hui une de ces mini côtes nous oblige à mettre pied à terre, on est face à un mur. Par exemple au ski quand on s’attaque à une belle piste noir (ou hors piste) et que vous vous approchez du mur sans voir la piste et qu’au sommet du mur vous ne voyez toujours pas la piste mais juste son arrivée, ben c’est pareil. Ça fait plaisir de se lancer la dedans quand il y a de la neige et que l’on descend sur une ou deux planches, en tandem quand on est au pied du mur et que la piste on la voit bien dré dans le pentu ça fait déjà mal au jambe. On tente quand même par fierté de mettre quelques coups de pédales dedans mais c’est impossible de la finir, on pousse donc et ça fait mal aux jambes et aux bras. On finit par passer cette côte et les autres plus petite, passons un des nombreux barrages où un groupe de cyclistes fan d’Enselle et Bob nous indique un coin pour planter la tente et voir un jolie coucher de soleil.

Dimanche, on se réveil comme d’habitude dans le brouillard, on prend quand même notre petit déj confort dans nos chaises. Et l’on reprend nos montées descentes pas longues et bien raides, qui a dit que suivre une rivière c’est plat? C’est une journée qui nous demande pas mal d’énergie donc on a faim, mais pour une fois on ne trouve pas à manger. A Gumi on trouve de quoi se rassasier et dormir, repos, manger et gros dodo.

Lundi 15 octobre, on traverse une longue zone urbaine et on se rend compte que l’on a raté une fête de la paix où l’armée a construit un pont avec des barges. Aujourd’hui on a anticipé la nourriture de midi, heureusement car on fait une longue et belle journée de pédalage. Nous nous installons dans un love motel, faisons un petit tour au marché d’herbes médicinales, achetons à manger et dodo. (oui la nourriture est excellente en Corée même si très piquante donc on en profite)

Mardi, direction la gare routière en métro, un monsieur s’est mis dans la tête de nous servir de guide. Il parle anglais et nous pose plein de questions sur notre voyage et nos voisins de métro en profitent pour se renseigner sur nous aussi, si bien que quand on arrive à notre station tout le monde nous dit qu’il faut que l’on descende. On achète nos billets de bus, prenons notre petit déjeuner et prenons la direction de Haein-sa. c’est un site dans les montagnes où se trouve un temple (« sa » en coréen) qui contient 81258 tablettes en bois du Tripitaka Koreana (c’est un recueil de textes sacrés bouddhistes datant de 1011). Le temps est couvert mais c’est magnifique un temple tout coloré, dans des montagnes couleurs d’automne où nous sommes presque seuls (les coréens ne sont pas très matinaux). On rentre paisiblement, le bus nous attend pour repartir. Le soir on se fait le marché de nuit pour manger, on assiste à un défilé de chariot, tout le monde s’installe dans la rue avant de cuisiner. Des jeunes dansent le hip-hop sur de la musique coréenne choisie par les spectateurs. On mange et on dort.

Mercredi, réveil tardif, on va se balader, manger macdo (shame on us), puis on bichonne Enselle. Le soir on retourne profiter du marché de nuit, des danseurs et dodo.

Jeudi, les affaires empaquetées, nous sortons de la ville, dans un demi tour j’accroche une sacoche qui casse (excès d’assurance). Je bricole et tout tient pour l’instant (bon faut pas prendre les bosses trop vite) on est repartie mais Chacha est un peu fâchée . A part cela on passe une douce journée sur la piste cyclable au bord de l’eau. On trouve un jolie spot bivouac, mais un homme nous dit que ce n’est pas possible. Il nous indique un camping, nous passe une carte où il trace l’itinéraire. On ne suit donc pas le chemin indiqué, et poursuivons sur un itinéraire mountain bike vallonné (quoi ? MTB ça veut pas dire Main Trail to Busan ?). On ne regrette pas, au sommet d’une bosse on trouve une pagode avec des toilettes, de l’eau et une magnifique vue sur la rivière perdue au milieu de nul part. Bon gros dodo.

Vendredi, on est réveillé à 6h par un randonneur qui écoute de la musique à fond. On se lève à 7h, prenons notre petit déjeuner et reprenons la grimpette. On pense que c’est la dernière en fait rien de cela que des petites bosses à plus de 10%. Dans une des côtes nous nous faisons doubler par un vélo électrique, ça fait encore plus mal aux jambes. Mais au loin on le voit mettre pied à terre et pousser, par fierté on continue de pédaler et dépassons le points où il a craqué, on pousse, on transpire et craquons aussi. On finit la côte à pied. On profite des points de vue, faisons bien attention dans les descentes où en moins de 5m on peu dépasser les 40km/h (et ça Chacha elle aime pas). Dans une autre montée, on ne cherche pas à comprendre et l’on descend directement d’Enselle pour le pousser quand on voit que les pourcentages sont trop élevés, on voit une jolie pagode sans toilettes ni eau mais elle satisfait complétement notre besoin de se reposer. MANGER ET DODO (ça faisait longtemps).

 

Samedi, on mange, range nos affaires et avant de repartir on règle notre frein avant au millimètre (soit 1h plus tard). Avec toutes ces descentes bien pentues, les plaquettes sont usées. On finit la montée sur le vélo, puis descendons la colline heureux d’avoir de bons freins. A Namji, petit détour courses, puis on traverse la rivière sur le pont bleu à côté du jaune (si si). Et au bout de 20km on stoppe dans un camping. Il faut savoir qu’en vélo nous n’arrivons jamais par l’entré dans les campings, cela permet de voir si il nous plait, mais après il faut chercher l’entrée pour connaitre le prix et s’il reste de la place. L’entrée n’est pas forcement à côté du camping, ce qui est un problème mais les coréens nous aident à la trouver. Une fois l’entrée trouvée, et notre emplacement payé, on s’installe et l’on se sent minuscules à côté des coréens qui adorent camper le weekend. Ils ont des tentes immenses et souvent un abri encore plus grand, un étudiant logeant dans un 9m² au crous serait jaloux des campements coréens. Ils ont tout ce qu’il faut pour vivre un mois, barbecue pour brûler du bois (pour faire la cuisine ils ont un barbecue électrique), gazinière, un rice cooker, table, chaise, lit de camp, … On a même vue un camping car avec tente et abri à côté, où les enfants regardaient un dessin animé avec un vidéo projecteur, ou une caravane qui se gare sur son emplacement sans voiture juste avec une télécommande. Bon ces 2 cas c’est le très haut de gamme, mais ils sont tous suréquipés. Une fois notre tente plantée on nous offre des pancakes coréens (trop trop trop bon), on profite du wifi sur nos chaises, mangeons, douche et dodo, ah non ils tirent des feux d’artifices de leurs emplacements au-dessus des tentes.

Dimanche, on quitte notre camping dans un épais brouillard. Les bosses ont l’air de s’être calmées, à un certificat center (lieu où l’on tamponne notre passeport que l’on n’a pas donc on le fait sur un cahier) nous rencontrons Jay Kim et ses amis cyclistes. Ils ont un problème de serrage de guidon, le guidon tourne bien mais la roue ne suit pas, ce qui s’avère problématique. Je ressors donc ma pince qui est critiquée par tous les cyclotouristes qui la voient, pour son poids, mais je ne me suis jamais autant servi de cette pince que lors de ce voyage et elle a été utile pour pas mal de personnes. On se refait une petite journée pédalage, juste pour faire durer le plaisir, on se sent vraiment bien sur cette piste cyclable. On trouve un autre camping (faut l’avouer la douche ça fait du bien), même problème où est l’entrée? Cette fois le camping est offert et tous les campeurs s’en vont et oui bien qu’ils puissent vivre dans leur tente aussi confortablement qu’à la maison il n’y reste qu’une nuit et parfois ils plient le campement durant la nuit.

Lundi 22 octobre, c’est notre dernier jour sur la piste cyclable des 4 rivières, on savoure à plus de 20km/h. On double, croisons plein de cyclistes qui nous encouragent comme sur tout le parcours. Arrivés à Busan on hésite de faire un nouveau camping mais on le trouve trop chère et beaucoup moins attrayant que les précédents. On finit notre traversée nord sud de la Corée à la dernière cabine rouge (certificat center) et allons chercher un love motel pour se remettre de nos émotions et définir la suite de notre voyage en Corée.