De Vientiane à Bangkok

Vendredi 1 février, journée check up d’Enselle, et rangement de nos affaires qui ont profité de ces quelques jours pour s’éparpiller dans la chambre (et encore heureusement que la chambre est petite). Le midi on sort manger indien, Chacha s’est prise d’amour pour la cuisine indienne cette semaine, on fait un petit tour dans un temple. Le soir c’est pizza avec du gorgonzola dans la chambre et dodo.

Samedi, direction la Thaïlande, on descend nos sacoches, le personnel très sympathique nous aide à descendre Enselle. Et c’est parti pour 20km à fond, c’est toujours l’excitation de changer de pays. On est tellement à fond que l’on rate l’entrée de la frontière et prenons celle pour les camions. On nous remet sur le droit chemin, et on découvre un énorme poste de frontière, le plus gros que nous ayons emprunt jusque là. Il y a des voitures, des bus, des motos, des piétons dans tous les sens mais tout est fluide. On prend la queue des piétons avec Enselle et Bob, un touriste français nous averti que l’on va pas passer avec toutes nos sacoches. On ne voit pas où ça ne passe pas, encore un qui sait mieux que tout le monde (ah ces français). Les douaniers laotiens acceptent que l’on sorte du pays, et Enselle passe comme une lettre à la poste. Plus qu’à traverser le Mékong sur l’un des ponts de l’amitié, et surtout commencer à prendre l’habitude de rouler à gauche. C’est notre premier no man’s land aérien au dessus de l’eau. Au poste thaïlandais, un agent de circulation nous indique notre file, puis un officiel nous dit de garer notre tandem à tel endroit comme ça il garde un œil dessus pendant que l’on fait la paperasse (vraiment trop facile). On remplit les papiers, se fait tamponner nos passeports et pas de contrôle de bagage car on passe cette zone les mains dans les poches, toutes nos affaires sont avec Enselle. Après cette rude journée de vélo, on fait quelques kilomètres pour rejoindre notre resort. Nous avons un petit bungalow, avec piscine pour finir la journée (il est 11h), trop bien.

Dimanche, nous quittons notre petit paradis, après avoir profité de son petit déjeuner, pour remonter le Mékong. La circulation est calme, la difficulté c’est de commencer la journée du bon côté de la petite route et au carrefour quand on change de route de rester du bon côté ou quand on le traverse de regarder d’abord à droite puis à gauche surtout quand c’est une deux fois trois voies. Heureusement nous sommes deux sur Enselle et il y en a toujours un qui pense que tout est inversé. Cela ce n’est que pour sortir de la ville, après nous avons juste à suivre la route qui longe le Mékong et c’est tranquille. On reprend notre rythme, pipi de Chacha tous les 10km voir moins, quand je dis moins c’est pipi tous les 5km, il faut être patient (on est sûr que ce genre de détails est important pour le récit) . Le paysage est sympa avec ses champs de tabac, les gens sont vraiment cool, nous avons plein de coucou et de pouces levés. On retrouve même une piste cyclable en rentrant dans Si Chiang Mai, ville où l’on s’arrête de pédaler après 11h le soleil commence à bien taper. On mange dans un bouiboui où les dames sont toutes contente de nous accueillir. En fin d’après midi petite balade sur la promenade le long du Mékong, petit tour au marché, et un monsieur est tout content de nous sortir des phrases en français en nous préparant des crêpes. Chacha est super contente car elle a trouvé un trésor … et ce n’est pas du tissus…. c’est 1kg d’ananas pour 50 centimes d’euros (son repas du soir et pas un aphte).

Lundi 4 février, on reprend notre petit déjeuner biscuit, banane, eau plate avant de grimper sur Enselle. On roule dans le paradis de Chacha, quand la route s’écarte un peu du fleuve, nous sommes au milieu de champs d’ananas. On s’approche de quelques sommets, ce qui rend le parcours plus rigolo avec de petites bosses à franchir et de jolis points de vue sur le Mékong. Nous atteignons Sang Khom où une charmante GH nous ouvre ses portes, Chacha peut profiter du hamac pendant que je profite de la clim. On mange dans un petit restau où l’on parle aussi bien en anglais, que la cuisine est bonne, on nous offre le dessert pour fêter le nouvel an chinois. Le soir on va bien sûr faire un tour au marché de nuit, ce qui est drôle c’est que la journée il ne se passe pas grand chose dans la ville et le soir tout le monde se retrouve au marché. En plus on y trouve des fraises, pas mal pour une femme enceinte qui a envie de fraise, mais Chacha préfère l’ananas mais pas d’ananas, on y joue à la pétanque aussi. Pour la pétanque c’est un peu spécial, ils ne jouent que dans un sens, le cochonnet est posé au même endroit à chaque début de manche, donc le terrains est défoncé par le poids des boules (le terrain ressemble à la surface de la lune), ils parient de l’argent pour chaque manche, et surtout ils sont à quatre contre quatre et chaque joueur à trois boules, je vous laisse imaginer le bordel. On rentre se coucher, en ouvrant la porte on entend un drôle de bruit dans la salle de bain. La salle de bain est devenue une piscine, heureusement cette pièce comme dans tous les hôtels c’est comme une immense douche où ils ont ajouté les toilettes et un éviers. Le tuyau du pistolet lave fesse a sauté (boulon cassé) et donc l’eau coule à grand flot et s’évacue par le trou pour la douche et l’évier, mais il y a bien 5cm d’eau. On coupe l’eau et la propriétaire vient nous réparer cela. On peut dormir tranquille, surtout Chacha peut se lever 3 fois dans la nuit pour faire pipi sans avoir à nager (information importante).

Mardi, après nos biscuits bananes et thé, nous faisons des montagnes russes thaïlandaises. La route est encore plus bosselée que la veille, mais c’est encore plus fun. On grimpe au sommet de la plus haute, puis on descend et remontons sans pédaler (ou sans trop forcer) sur les petites bosses qui suivent et on recommence. Le Mékong est magnifique, avec ses rochers qui sortent de l’eau, ses petites iles ou ilôts tout vert, c’est un régale pour les yeux. Comme nous sommes aux pieds des petites montagnes nous sommes à l’ombre ce qui fait du bien car il fait vraiment chaud. Dans les villages, ou sur la route les gens sont toujours aussi sympa, c’est une excellente journée de tandem. Nous nous arrêtons à Pak Chom, on cherche un endroit pour dormir pas trop loin de la nourriture. On ne trouve rien près des lieux pour se nourrir, un homestay nous propose une chambre pour 1200 bath (1euro environ 37 bath) mais elle offre le café le matin (quelle affaire). On n’avait pas vu qu’en face du homestay il y a un hôtel à 350bath la nuit pour 2. On reprend Enselle pour manger et acheter notre repas du soir ainsi que le petit déjeuner. On rencontre en ville une famille de toulousains à vélo qui cherchent aussi un coin pour dormir, comme nous ils n’ont pas vu l’hôtel. Après avoir fait les provisions nous rentrons et en fin d’après midi discutons avec Séverine, Sébastien, Chloé et Sacha. Ils sont sur les routes pour 4 mois, ils viennent de passer 2 mois au Chili et en Argentine pour faire la Carretera Australe et ça fait rêver. Maintenant ils passent 2 mois en Asie du Sud Est avant de rentrer en France. Vous pouvez les suivre sur http://latetehorsduguidon.blogspot.com/ , nous on va se coucher après avoir manger en rêvant à d’autres projets en famille…

Mercredi, on se lève tôt et partons sans voir la famille de français. Le propriétaire de l’hôtel, fan de vélo, nous regonfle les pneus car Bob a une crevaison lente. On avance à un bon rythme, la route est moins fun que les jours précédents mais le paysage toujours aussi beau. Le seul problème ce sont les pause pipi, la première au bout de 8km (30min) et elles s’enchainent toutes les 30min, j’ai envie de confisquer les gourdes de Chacha, et faire en sorte qu’elle boive de l’eau que quand on arrive jusqu’à minuit. Arrivé à Chiang Khan on trouve de magnifiques toilettes pour Chacha accompagnés d’une chambre pour dormir, mais on ne peut y rester qu’une nuit. Une amie des propriétaires vient nous chercher pour que l’on dorme chez elle, pour pas chère. Nous avons le choix entre une chambre avec vue et balcon mais sans WC, et une chambre avec un matelas par terre une fenêtre donnant sur un mur mais des WC rien que pour nous. On choisit donc la 2ème pour que Chacha puisse facilement faire pipi (oui cet article est un peu mono thématique). A ce qu’il parait le parasite a des bras maintenant, il doit faire des gros câlins à la vessie de Chacha. Nous sommes dans une jolie maison en teck qui fait Homestay (on paie 2 fois moins chère que le prix normal), nous sortons visiter la ville de maisons traditionnelles et manger. On est surpris tout est fermé alors que c’est une ville très touristique, il n’y a pas un chat dans la rue, on trouve un petit restaurant faisant des soupes dans une marmite à l’ancienne. C’est l’une des meilleurs soupes que l’on ait mangé, on rentre en faisant des détours dans une ville fantôme. Arrivés on demande à notre hôte pourquoi tout est fermé, sa réponse ici c’est « Slow Life », on ouvre qu’à 17h. Ok c’est très bien pour se reposer, le soir on sort à 18h manger, puis rentrons discuter avec notre hôte, avant d’aller se coucher.

Jeudi, on prend le petit dèj préparé par notre hôte puis chocolat chaud au 7eleven on enchaine avec balade le long du Mékong et visite de temples. Voyant que l’on va trop vite pour la ville on se calme dans la maison d’hôte avant d’aller manger et faire la sieste. Notre hôte à dans sa maison 2 chambres pour accueillir les touristes, 2 portants pour vendre des vêtements en jean, et des vélos à louer, un présentoir avec des bijoux, le tout dans son salon (à part les chambres) qui est ouvert sur la rue. Elle n’est pas toujours là, ce qui fait que n’importe qui peut entrer, se servir sans qu’elle ne le sache et tout se passe bien. Les touristes (majoritairement Thaï) viennent, se servent, et laissent l’argent dans une urne. Le soir nous profitons du coucher de soleil au bord du Mékong, avant d’aller manger. C’est la dernière fois que nous voyons ce fleuve, on l’a longé au Cambodge, fait des détours dans son delta au Vietnam, puis retrouvé au Laos pour rejoindre Vientiane et finalement nous l’avons suivi quelques jours en Thaïlande. J’adore ce fleuve, il m’a impressionné quand on l’a vue la première fois en chine, et il faudra que l’on revienne dans cette région pour le voir en Birmanie, en tout cas dans cette partie il est magnifique et encore sauvage.

Vendredi, on prend un jolie petit déjeuner préparé par notre hôte qui est dans son habit du dimanche traditionnel pour faire le tak bat (au lever du jour les bouddhistes offrent de la nourriture aux moines qui défilent dans la ville). Puis on charge Enselle, là notre hôte est toute bien habillée de façon moderne pour aller faire 2 3 courses et nous lui disons au-revoir dans sa nouvelle tenue qui est plutôt sportive mais on ne sait pas si c’est pour faire du sport ou trainer. Nous empruntons une route principale très monotone, elle fait 10km de moins que les petites routes, les jambes de Chacha préfèrent. On rencontre 4 cyclotouristes Thaï venus s’amuser quelques jours dans la région. On essaie de les suivre sur quelques kilomètres en descente ça va mais dès que ça monte ils nous déposent. On s’installe dans la ville de Loei, où nous trouvons un petit restau sympa pour le midi, un night market pour le soir et enfin nous avons le droit à un concert à coté de notre chambre. On en profite pour boire une bière et on nous offre de succulentes brochettes, on se couche repus.

Samedi, on prend notre petit déjeuner, on change de style, toujours les bananes mais avec pain de mie agrémenté de miel ou de chocolat en tube avec eau plate ou thé. On charge Enselle, nous sommes prêts à partir, l’employé qui nous a accueilli la veille arrive en scooter à fond comme s’il était en retard. On doit l’attendre, le temps qu’il pose ses affaires, il revient en courant pour nous offrir des bananes séchées, en Thaïlande on nous fait déjà régulièrement des cadeaux comme des desserts dans les restaurants, des fruits… Ça motive pour la journée, car aujourd’hui on fait 54km pour rejoindre Phu Ruea et surtout on grimpe en cumulé 500m et ça fait peur à Chacha car elle se sent toujours fatiguée et à moi car Chacha se sent fatiguée. En fait la route est sympa, on change de décor, on transpire beaucoup dans les forts pourcentages, et un peu moins en descente. La journée a fait un peu mal aux jambes et a vidé toute l’eau que l’on a embarqué, on comprend pourquoi à l’arrivé. Il y a un immense thermomètre indiquant 38°c à 11h, un peu plus tard dans l’après midi il frôle les 42°c. On trouve une chambre avec piscine à eau fraiche (20°c d’après thermomètre Chacha, donc bien fraîche comparé à l’air) et jet massant, parfait pour la récupération. On fait des courses pour manger et squattons notre chambre, gros gros DODO.

Dimanche, après notre petit déj on quitte notre chambre et surtout la piscine. Rapidement on se fait arrêter par un cycliste, pour une séance photo, ça motive autant que les bananes séchées. La route monte et descend, et heureusement descend plus qu’elle ne monte. Le paysage est spécial, tout est brumeux, les montagnes qui nous entourent sont fantomatiques, à un moment il n’y a que la route et nous perchés sur un sommet au milieu de rien. Cette brume on se demande si elle ne vient pas de la broussaille brulée et des cultures sur terre brulée car parfois ça pique les yeux. Rapidement nous arrivons à Dan Saï, où nous trouvons un très accueillant hôtel. On a l’après midi pour se balader et visiter le musée des masques Phi Tit Khom qui est dans un temple bouddhiste. Le soir on ressort manger et on en profite pour nourrir les moustiques, c’est un des repas les plus rapides de notre vie. Dodo

Lundi 11 février, la veille nous avions dit que l’on voulait le petit déjeuner à 6h30, on descend à 6h35 et tout nous attendait. Oeufs au plat tenus au chaud avec des herbes, 2 gâteaux chacun, du pain de mie avec du miel de Chiang Mai, un yoghourt chacun, des fruits, on se régale. Plein d’énergie, on attaque la route en commençant par un petit col, avec des passages à flanc de montagne. On continue de monter et descendre, dans un magnifique paysage brumeux. On passe un village où on voit la fabrication d’un produit non identifié ressemblant à du sucre. On arrive à Ban Noem Poem, où l’on jette nos jambes dans un bungalow pour qu’elles se reposent, à côté d’une station service avec petit bouiboui et 7eleven, pour reprendre de l’énergie sans trop en dépenser. Encore un bon gros dodo.

Mardi, après notre désormais nouveau traditionnel petit déjeuner pain de mie chocolat banane nous partons pour une nouvelle journée de tandem. Sauf qu’aujourd’hui il pleut, oui même les locaux sont étonnés de voir des cyclistes qui pédalent en cette saison sous la pluie. Malgré la pluie la route reste sympa, et vue que l’on a une petite grimpette à faire cela fait du bien d’être rafraichit. On passe devant de jolies stands qui sentent l’ananas à des kilomètres, obligé on s’arrête en acheter un. Chacha choisit le plus beau, demande le prix (10 bath), la dame lui range l’ananas dans un sachet avec un autre ananas. Chacha lui dit non ça va être trop lourd pour pédaler et me montre avec Enselle. La dame n’a pas du comprendre car elle rajoute 2 autres ananas. Tant pis, on va devoir finir la montée avec 4 ananas. Au sommet de la côte nous rattrapons une route principale, donc un peu plus de circulation, et surtout un truc que je n’aime pas nous sommes enfermés comme sur une autoroute par des barrières en béton mais toujours avec notre bande cyclable. Ce n’est que le temps de la descente et pour nous rassurer on croise des gens à pied. Un peu plus loin, on croise une jolie moto toute noir, on en croise pas mal depuis que l’on est en Thaïlande mais celle ci nous a frappé. On s’arrête sur une petite aire pour grignoter et boire un coup et nous voyons la moto débarquer. Le motard nous a repéré et a fait demi tour pour la photo et surtout échanger avec nous, il vient de Malaisie et en plus de la moto il aime se balader en vélo aussi. Il nous donne une bonne adresse pour dormir et l’on reprend chacun son voyage. On arrive dans une petite localité qui nous dit arrêtez vous là, vous avez bien assez pédalé, on va bien s’occuper de vous. Et c’est vrai, on a le droit à une super chambre bien confortable, un petit restaurant tenu par un monsieur très aimable, et une dame à la cuisine à la main un peu lourde sur le piment. En commandant nous précisons que l’on veut bien du piment mais un tout petit peu. Une fois servis, on se rend compte que la dame en cuisine n’a pas la même notion du « un tout petit peu » que nous. Les plats sont vraiment bons mais ça pique, le patron se fout autant de nous qu’il est désolé, et le fait remarquer à sa cuisinière. On a quand même fini nos assiettes et autant rigolé que les larmes ont coulé à cause du piment. On va donc rapidement chercher notre dessert au 7eleven, une glace chacun comme cela on a un 3 en 1, ça rafraichit, ça apaise le feu, et c’est bon. Le soir on retourne dans le même petit restaurant, mais on commande des plats ne comportant pas de piment et dodo.

Mercredi, on reprend la grosse route ce n’est plus aussi amusant que les jours précédents. On a quand même de jolis points de vue et surtout ça va vite. Arrivés à Phitsanulok, on cherche une chambre à côté de la gare, mais on tombe sur des trucs insalubres, ou propre mais c’est un hôtel de passe, ou un sympathique hostel mais le prix est le même que si on dormait dans une chambre privée avec salle de bain et petit déjeuner compris, tout ce que l’on n’a pas dans l’ hostel. On va donc un peu plus loin pour dormir dans l’hôtel indiqué par le motard malaisien et on aurait du l’écouter dès le début. Une fois installés, nous allons à la gare pour acheter nos billets de train. On a décidé (Chacha) que l’on finirait notre voyage à pédaler au bord de l’eau, nous pouvions soit ne pas prendre le train et descendre sur Bangkok en zigzagant sur les petites routes ou prendre le train pour descendre dans le sud et remonter sur Bangkok le long de la côte. Comme je ne peux plus argumenter et que le vote de Chacha compte double maintenant on descend dans le sud. J’ai le droit à une glace car je suis gentil, on fait un tour au marché nocturne et dodo.

Jeudi, jour de la saint valentin nous fêtons cela en passant 8h dans un train. On arrive une heure en avance à la gare pour préparer mentalement Enselle et Bob à voyager seuls dans leur propre wagon. On ne peut pas prendre l’express car il n’a pas de wagon pour les objets encombrant (pourtant Enselle et Bob ne sont pas si gros…), les autres trains si, ce qui est cool, on doit juste arriver une petite heure en avance pour les formalités et puis on est tranquille. On aime bien voyager en train, sauf que ce train roule sur des nids de poules et qu’il fait plus de 35°c avec pour seul air les fenêtres grandes ouvertes. Pour vous dire Chacha spécialiste de la sieste n’importe où n’arrive pas à s’endormir, il faut dire que régulièrement une personne rentre dans notre wagon en criant. Ces personnes vendent juste de la nourriture et le font savoir, c’est sûr on ne va pas mourir de soif et de faim mais de chaud peut être. On arrive à Bangkok ravis de ne pas avoir de retard car on est épuisés par le trajet (le vélo c’est quand même moins fatiguant), on récupère Enselle et Bob qui ont mangé de la poussière tout le trajet, comme nous en fait. On s’informe et achetons les billets pour le prochain train allant à Chumphon, on est soulagé qu’il n’ y ai plus de place dans les trains de nuits. On cherche une chambre dans nos prix dans les alentours, l’hostel est trop chère pour ce que c’est, un hôtel réclame 2200 bath pour une chambre sans fenêtre, on finit par trouver une petite chambre pas trop chère et enfin dodo.

 

Vendredi, nous avons la matinée pour trainer et prendre notre petit déjeuner qui n’est pas un buffet mais juste un demi bol de céréale pour moi et une assiette avec un œuf et une saucisse pour Chacha. Autant vous dire on est déçu, c’est la première fois que l’on voit ça (on a nos exigences nous maintenant). On arrive en avance à la gare pour manger et faire les formalités. Cette fois ci ce sont nous qui devons emmener Enselle et Bobo au wagon spécial. Pour ce train il y a 3 wagons, et nous devons faire passer Enselle par une fenêtre, ça fait rire les employés car il trouve notre tandem trop grand ainsi que moi et mes cheveux. Une fois nos affaires chargées, nos ventres remplis, on s’installe dans le train pour un long trajet. Nous avons comme compagnons de route une jeune maman et sa petite qui est éduquée au sein gauche, c’est à dire que la mère donne son sein gauche à tété quand la petite à faim, est excitée, est fatiguée, bouge un peu trop, nous fait coucou, doit faire la sieste….En résumé toutes les demi heures elle présente son sein à la petite qui doit avoir un an passé, cela sur les 8h de train plus les 2h de retard. Oui nous sommes en retard alors que la ligne n’est pas accidentée comme la veille, on est parti à l’heure, mais dès le premier arrêt 20min après nous avions déjà du retard et ça s’est accumulé tout le long. On arrive encore plus fatigués que la veille à 23h30 (départ à 13H), on nous fait passer Enselle et Bob par la fenêtre, les employés fort sympathiques nous aident beaucoup. On charge Enselle de ses sacoches et rejoignons l’hôtel réservé, qui est très mignon et avec une piscine, il est minuit on s’effondre dans nos lits superposés dans des containers.

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De Keh Sanh à Vientiane

Mercredi 9 janvier, il ne nous reste plus que quelques kilomètres pour rentrer au Laos et en plus ça descend. A la ville frontière de Lao Bao, on veut changer nos Dongs en Dollars pour acheter (ou obtenir cela dépend du point de vue) nos visas Laotien. Les banques ne changent pas les Dongs en dollars juste les Dollars en dongs, heureusement nous avons les bureaux de change extérieur devant le marché. Une petite dame, après rude négociation, accepte de changer nos dongs pour 60 dollars, elle ne se fait pas beaucoup de sous mais on a besoin de cette somme pour nos visas, donc on ne descend pas plus bas. A la frontière, où les bureaux de sortie du Vietnam sont à côté des bureaux d’entrée au Laos (pas de no man’s land), nous essayons d’obtenir nos visas. Le problème c’est que les dollars que l’on a sont très légèrement abimés (un billet a une petite entaille, un autre est un peu froissé mais vraiment chouilla), on essaye avec un billet de 100$ tout neuf (tout droit sorti de la banque) mais il a un tampon dessus (ceux qu’ils font quand ils comptent les billets et le tampon marque le total de la liasse) et ça ça ne passe pas. On va donc échanger les dollars neufs contre des dollars neufs aux supérettes d’à coté, mais elles ne veulent pas de nos billets, on enchaine à la banque qui ne veut pas non plus de nos billets trop moches pour eux, heureusement une dame avec d’énormes liasses de monnaie laotienne, vietnamienne, et américaine accepte nos billets tous moches (qui commençaient à se sentir rejetés) contre des billets tous beaux toux propres. On peut enfin obtenir nos visas et nos tampons, bizarrement ils nous ont collés les visas sur une page et le tampon sur une autre page à pétaouchnok. Ce qui fait qu’au moment d’entrer au Laos le douanier qui vérifie si tout est en ordre, cherche nos visas et nos tampons, sans rien comprendre. Chacha doit lui montrer les bonnes pages (surtout que sur son passeport il y a le visa et les tampons laotiens de notre précédent voyage, un coup à si perdre), il nous dit mais pourquoi ils ont fait ça, on lui répond bin on sait pas, il répond qu’ils sont bêtes, et nous c’est ce que l’on a pensé aussi mais sans le dire, le tout chacun dans sa langue mais on s’est compris. On peu reprendre notre chemin sur une route parfaitement asphaltée plutôt descendante, il n’y a plus de klaxons mais des sabaïdee (bonjour) dans les villages. On stoppe à Sepon, où l’on rencontre Clément un cyclotouriste sur la route depuis 4 ans, il a fait des pauses pour travailler. On discute de cyclotourisme bien sûr, de nos aventures et on fait un gros dodo.

Jeudi, on papote avec Clément qui va prendre les petites routes, nous on prend la belle route car Chacha bien qu’elle retrouve le soleil est toujours fatiguée et n’a pas envie de jouer les aventurières. A vrai dire la route est tellement belle, la circulation vraiment tranquille, et les gens sympathiques, pourquoi se prendre la tête… On roule au milieu de beaux paysages, jungle, rizière, petits villages, démineurs qui déminent . Oui oui, on est au Laos dans une partie communiste durant la guerre du Vietnam, bien que le Laos n’était pas en guerre ils se sont prit une cluster bomb (bombe larguée remplie de mines antipersonnelles) toutes les 6min pendant 10ans. Ce qui fait qu’il y a encore des mines enfouis sous terre remontent parfois lors du labourage des rizières par exemple. On finit à Xethamouak à manger des brochettes et du sticky rice, Chacha toujours fatiguée fait un peu la fine bouche pour manger, ça ne lui ressemble pas et ça m’énerve un peu car ce n’est pas comme ça qu’elle va reprendre du poil de la bête.

Vendredi, on se lève tôt et on est passé à un autre style de petit déjeuner c’est biscuits et bananes avec de l’eau froide plate, ça fonctionne bien pour moi j’ai la patate. Par contre Chacha toujours fatiguée mais au moins ce petit déjeuner elle le mange un peu. C’est agréable de rouler au petit matin, il fait frais les couleurs sont belles. On arrive à Phalanxay pour le repas de midi, on passe le gros de la chaleur à l’ombre, on visite le marché, rigolons avec les laotiens, je kiffe. Chacha aussi aime mais toujours fatiguée et ne mange pas grand chose, on dirait un enfant qui mange un plat de brocoli accompagné d’abat (et pourtant ça elle adore), j’en profite pour finir ses plats (au moins il y a un peu de positif dans tout ça).

Jeudi, même journée que la veille, petite étape de 45km pour rejoindre Dong Hen. On visite le temple et pour remotiver Chacha elle a le droit de se faire confectionner une jupe sur mesure style Laotien, elle est aux anges.

Dimanche, on fait une encore plus petite étape pour préserver la forme de Chacha. Arrivée à Seno, on nous aide à trouver la meilleur GH de la petite ville, on nous ouvre la voie en scooter. A midi on retrouve la salade de papaye que l’on a adoré lors de notre dernier voyage, et celle ci est toute aussi bonne qu’elle ne pique. Si les dragons ont existé, ils ont sûrement mangé cette salade pour cracher le feu. Puis on va visiter le marché qui est immense, Chacha fait sa star avec sa nouvelle jupe, mes cheveux à côté passent presque inaperçus.

Lundi 14 janvier, après nos biscuits bananes, on fait une dizaine de kilomètres sur la route principale nord sud et l’on bifurque pour prendre de plus petites routes. Ça fait du bien d’avoir un peu plus de virage, des ponts qui font peur à Chacha et il est vrai que c’est plus rassurant de les prendre à pied, on retrouve le Mékong. A côté d’une école nous trouvons un bouiboui pour manger une bonne soupe de nouille que Chacha finit (alléluia). Et l’on reprend la route pour trouver un coin où dormir, on tombe sur une guest house perdue au milieu de nulle part. Elle est très confortable, le seul problème c’est qu’il n’y a rien pour manger, on ressort donc avec Enselle pour aller au prochain village et trouver à manger.

Mardi, on quitte notre super GH pour rejoindre Takhek. C’est une ville où l’on s’est arrêté lors de notre dernier voyage avec Lisa (petite sœur de Chacha). On a hâte de voir comment cette ville a évolué, déjà la GH où l’on avait dormi n’est plus en bon état. En arrivant dans la ville on fait un détour vers la place centrale au bord du Mékong. C’était un carré d’herbe cramé, c’est devenue une place en construction avec un édifice religieux et au bord du Mékong il y a un office du tourisme. On se pose dans un café restaurant, pour manger un cheese burger à la laotienne avec des frites. Ils nous servent dans une assiette  un pain à la française avec du fromage et un steack, accompagné à côté de tranches de tomates, concombre, et oignons, plus qu’à faire son hamburger maison. C’est trop bon, et ça fait du bien puis on rejoint un hôtel à l’écart de la ville pas chèr et super confortable, tout ce qu’il faut pour reposer nos jambes.

Mercredi, on profite d’un bon petit déjeuner, puis de notre chambre, puis de la ville. Aujourd’hui on se repose, on mange de bonnes pizzas, buvons des fruits shakes, et on réfléchit pour la suite de la route. Deux options s’offrent à nous, une qui fait un détour dans un jolie décor au milieu des montagnes, des grottes ; une autre qui reprend la route principale en direction de Vientiane nous laissant le choix de faire de petits détours.

Jeudi, encore un bon petit déjeuner, puis on charge Enselle devant tout le monde qui trouve cela magnifique. Vu que Chacha n’a pas les jambes de ses 20ans (elle en a bientôt 30), nous prenons la route principale où il n’y a pas de côte à plus de 10%. Le trafic est tranquille comme le Laos, dans une station essence pour la pause pipi nous rencontrons des gens parlant français qui sont encore plus curieux que les laotiens et nous posent plein de questions (ce sont des expats laotiens de retour au pays). On reprend notre chemin tranquillou en saluant les villageois sur la route, on s’arrête à Hinboun pour faire dodo et se balader dans le marché.

Vendredi, on reprend le petit déjeuner biscuits bananes, et la route toujours sans soucis avec une Chacha toujours fatiguée, donc très silencieuse ce qui n’est pas plus mal pour moi ça repose. Pour rompre cette plénitude Enselle fait son caprice et casse donc un rayon, pour changer (mais ça faisait longtemps). L’incident se passe à côté d’une aire où les scooters s’arrêtent aussi pour réparer et en profitent pour analyser notre situation. Cela vide l’énergie de Chacha, c’est dur de me regarder faire la mécanique avec les laotiens. On remonte sur Enselle, on mouline tranquille jusqu’au carrefour de Viang Khan où l’on squatte la GH et sortons juste pour manger.

Samedi, on décide de faire un petit détour pour visiter la grotte de Konglor. Pour cela nous devons passer 2 cols un de 100m et un autre de 400m sur des routes plus ou moins en bonne état. Tout ce qu’il faut pour mettre Chacha à l’aise. C’est à dire que c’est assez drôle elle sait que l’on a 2 côtes à passer et elle se sent toujours fatiguée. Donc derrière moi j’ai une personne qui est stressée, qui pleure car elle a peur de ne pas y arriver (c’est pas comme si on vit déjà passé des cols à plus de 4000m), qui ensuite dit mais c’est bon on a la journée pour faire 45km, puis silence total et ça recommence. Le truc c’est que l’on a pas encore commencé à grimper, on enchaine juste des petites montées et descentes tranquillement, on slalom entre les trous. Il faut dire que je n’arrête pas de rappeler que Chacha est fatiguée car elle n’arrête pas de me le rappeler, mais on est aussi au rythme du Laos on roule paisiblement tranquillement sans trop en faire. Je reprends nos montées, donc Chacha tendue arrive au sommet de la première bosse sans s’en rendre compte, fière comme elle est, elle me sort oui mais celle ci c’était la petite il reste la difficile. On redescend en direction de l’Everest (vue par Chacha), on arrive au pied de la pente, petite pause pour grignoter et on reprend la montée. On avance sans trop forcer, et la pente s’accentue de plus en plus et l’on doit commencer à appuyer de plus en plus sur les pédales, jusqu’à que Chacha toute essoufflée me dit j’en peux plus. Pas possible que je nous tire tout seul, on met donc pied à terre, on respire et on pousse Enselle sur 100m. On passe le virage, remontons sur Enselle et atteignons le col sans trop de difficultés qui en plus nous offre une jolie vue sur les monts alentours. Chacha est soulagée, et rigole de son départ de la journée. On redescend sur le village de Na Hin, la route est en reconstruction avec de gros pourcentages qui fond chauffer les freins. Au village on trouve encore une jolie GH que l’on n’a pas envie de quitter, on y dort bien et surtout on y mange bien.

Dimanche, grand changement on remplace les bananes par des pommes mais on garde les biscuits. Enselle les roues lui démangent car on va voir la grotte de Konglor aujourd’hui, mais avant 45 petits kilomètres au milieu des montagnes et des champs de tabacs un kiffe. Nous croisons un couple de cyclotouristes suisses avec leur fille de 2 ans et demi, on papote un moment ça fait plaisir, on aurait bien roulé un peu avec eux. On papote, pour nous ça va il ne nous reste que 5km mais pour eux il leur en reste 40 et le soleil n’a pas attendu la fin de notre conversation pour monter. On remonte sur nos vélos, finissons notre trajet, mangeons bien même pour Chacha et filons à la grotte. Cette grotte est une rivière souterraine qui se visite en bateau à moteur, 7km de long à la lumière de nos frontales qui n’ont plus de piles, heureusement notre capitaine à la sienne qui fonctionne. C’est une expérience de fou, nous sommes pratiquement seuls dans la grotte, on découvre d’énormes colonnes, stalactites, stalagmites et surtout la sensation d’être dans le noir total flottant sur une pirogue qui va vite. C’est assez fou. Une fois de l’autre côté de la montagne on discute avec notre capitaine et un de ses collègues (pause syndicale laotienne), et on recommence dans l’autre sens, on s’éclate tout autant (bon Chacha est pas sereine sereine mais elle est contente quand même). On finit à la GH avec une belle banane sur nos lèvres à défaut d’être dans nos estomacs et l’on fait de beaux rêves de cette magnifique journée.

Lundi 21 janvier, on a le droit à un copieux petit déjeuner, on enfourche Enselle pour retourner à Na Hin. Chacha a récupéré et rattrape son retard de blablablabla, sur les 43km, juste les 5 derniers se feront sans le son de sa voix car il y a beaucoup de vent. On retourne dans la GH et le soir on papote avec Anne et Philippe de voyage et de leur travail de maraicher.

Mardi, on retourne à Vieng Kham mais comme la route n’est pas en super état et que les pourcentages sont élevés dans ce sens on décide de le faire en Tuk tuk avec Enselle et Bob sur le toit et un scooter dans le coffre. Les premiers kilomètres nous sommes seuls, et en un arrêt c’est complet. Au départ je regrette un peu notre décision, mais plus les kilomètres passent plus je me dis que c’est la bonne décision. Il y a encore plus de travaux, et à certains endroits ils viennent de poser l’asphalte qui est donc tout collant une misère en vélo surtout que ça monte. Et pour changer on squatte le GH, même pas une petite balade dans le marché.

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Mercredi, après le regain d’énergie de Chacha elle est vidée, c’est simple soit un son sort de sa bouche soit elle pédale. Je préfère qu’elle pédale, c’est moins fatiguant pour moi. On croise de jolies paysages tous verts, bien que l’on soit sur la route principale c’est calme, détendue, on aime le Laos pour cette ambiance paisible. Mais aujourd’hui on assiste en direct à un vol à l’arraché! ça fait bizarre! Une dame s’est fait dépouiller un sachet de biscuit par une vache, qui s’est enfouit au trôt en engloutissant les biscuits ET le sac plastique. Ne pouvant aider la dame, qui ne voulait pas appeler la police à cause de la pression du gang des vaches sur le village, nous poursuivons notre route jusqu’à Pakkading. Sur le chemin un laotien, parlant très bien anglais, discute avec nous pendant qu’une amie lui met la pression pour avancer, ce qui est rare au Laos de mettre la pression. Arrivés nous découvrons une immense chambre, où Chacha va pouvoir se reposer.

Jeudi, on rejoint Paksane, on peut rester sur la route principale, ou prendre une piste. J’arrive à convaincre Chacha de prendre la piste, une piste en terre plutôt bonne qui rassure Chacha. Lors d’une pause photo, une mobylette s’arrête pour vérifier si l’on est sur le bon chemin, c’est prévenant de sa part. On croise des villages, où l’on a encore plus de Sabaideeeeeeee, de pouces levés. Puis on tourne à droite pour prendre la direction de Paksane, et la piste rouge devient blanche, plus caillouteuse qui fait le bonheur de Chacha et en plus elle est plus fréquentée (enfin fréquentation laotienne). Heureusement nous avons nos chapeaux chinois qui nous protègent du soleil, avec un foulard qui les tient sur nos têtes et nous protègent et de la poussière. Nous atteignons la route principale, où l’on trouve une bonne soupe de nouille, nous donnant l’énergie pour rejoindre une charmante GH au bord du Mékong. On fait un petit tour au marché, et le soir c’est barbecue au bord du Mékong en face de la Thailande.

Vendredi, on quitte les rives du Mékong et l’on reprend la route principale. La circulation est un peu plus dense mais ça reste à la taille du Laos. On croise un autre cyclotouriste anglais un peu spécial, c’est sûr que l’on aurait pas aimer faire de la route avec lui. A part ça rien de spécial sur la route, arrivés à Thabok nous trouvons une chambre dans une GH sensée être fermé d’après l’anglais. On fait un petit tour au marché comme d’habitude sauf qu’aujourd’hui les gens sont encore plus fun, on se fait donc plein de copines rigolotes et puis dodo.

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Samedi, Chacha est bien fatiguée elle ne parle plus du tout, juste sort des sons de sa bouche comme téh ou pfffff donc pour la comprendre faut bien faire attention au contexte. Mais elle est très heureuse car elle a du travail pour notre retour en plus à Chambéry, sans avoir à chercher. On reprend la route principale, pas folichonne, cela nous permet de rêver à notre retour chacun dans son monde. On fait une pause détour pour visiter une ferme parc en fin de construction, nous y trouvons de jolis tournesols, quelques fleurs et potager, et surtout toutes les étapes de fabrication d’un tissu en coton. Chacha, ils n’ont proposé qu’à Chacha, a pu tisser, préparer le coton et faire du fil. Moi je n’ai eu le droit qu’à gouter l’alcool. Au bout de 38km, nous trouvons une GH avec un grand parc. Chacha en profite pour ronfler, manger et déguster une glace et pour se distraire elle part à la chasse aux fourmis dans la chambre. Je ne connaissais pas ce passe temps, surtout qu’elles font le ménage autant les laisser tranquille. Mais elle a peur que si elles n’ont plus rien à se mettre sous la dent elles s’attaquent à ses petites culottes. Comme les fourmis sont une réserve inépuisable, et que l’énergie de Chacha, elle, ne l’est pas, surtout en ce moment, inépuisable on finit par s’endormir.

Dimanche, direction Vientiane, on reste sur la route principale ça ne roule pas trop et c’est plus court. Surtout tous les 10km il y a une station essence pour que Chacha fasse la vidange. Aujourd’hui on vole sur la route c’est une de nos étapes les plus rapides 67km en 3h45 (sans compter les pauses), je me suis bien amusé, pour Chacha je ne sais pas mais elle a pas râlé et a fait une étude des toilettes tous les 9,7kms. Il est vrai que ça fait quelques semaines que je ne l’ai pas entendue dire : « pédale moins vite » ou « change de vitesse ça mouline trop » ou « ça va, tu t’amuses après tu vas dire que t’as mal aux jambe », en ce moment c’est plutôt : « on peut s’arrêter, j’ai envie de faire pipi ». On entre dans la ville, ça fait plaisir, on a aussi voulu rester sur la route principale pour arriver par le boulevard descendant sur le palais présidentiel. On se fait un kiffe de redescendre tout le boulevard passant devant les musés, le Patuxai l’arc de triomphe laotien, et pour finir le palais présidentiel. On laisse Enselle dans l’hôtel et en attendant la chambre on va manger dans une boulangerie française. On retourne voir la chambre mais elle n’a pas de fenêtre, ma petite claustrophobie risque de ne pas supporter ça pendant une semaine. On va donc chercher une autre chambre dans le Lao Silk Hôtel, qui est vraiment mignonne, pour Enselle pas de problème dans la chambre avec nous, trop bien. Pour le soir pizza au feu de bois et dodo.

Lundi 28 janvier, méga grosse journée, réveil un peu tôt à cause du rythme que l’on a pris. 7h30 petit déjeuner offert par l’hôtel, 10h (il fallait au moins tout ce temps pour se préparer) petit tour nostalgique (on a pensé à toi Lisa) dans la ville. On retrouve les différents lieux où l’on a dormi, mangé, bu des fruits shakes lors de notre précédent voyage, et bien ça a bien changé ou évolué. On se fait un repas indien, puis repos, écriture du blog. Le soir on va se balader au marché de nuit, qui a bien grandi, et la rive du Mékong est transformée, c’est encore plus vivant. Les Laotiens y font leur sport, et les touristes y font leur touriste, le tout avec des sourires qui font plaisir.

Mardi, réveil sans petit déjeuner car Chacha va faire des examens au centre médical français et doit être à jeun. Comme je ne peux pas tenir tout ce temps sans manger on s’arrête à la boulangerie pour des pains au chocolats (chocolatine !!!). Au centre médical, les médecins détectent un parasite que Chacha doit encore garder quelques mois avant de pouvoir l’expulser (et en plus après on doit l’entretenir au moins 18ans). Et le pire d’après la personne qui tient l’échographe, la parasite est là depuis novembre 2009 donc vue le temps de gestation ce serait un éléphant, mais on ne connait pas le sexe même au bout de 10ans. Après l’échographie vintage, la prise de sang vintage, on ressort tout content bien qu’on le sache depuis que Chacha à fait le test de grossesse au Vietnam. On grignote transmettons la nouvelle à la famille, geekons, sandwich aux titions et dodo.

Mercredi, on retourne au centre médical français pour récupérer les résultats de la prise de sang et tout va bien on peut donc continuer à voyager à vélo (le médecin a dit si prise de sang ok vous pouvez continuer le voyage à vélo jusqu’à 9 mois). Pour fêter cela, j’ai le droit à mon cadeau de noël un bouddha couché (il était temps). On enchaine avec les boutiques souvenir et l’on tombe sur un magasin de tissus traditionnels plutôt anciens. On sympathise avec le vendeur, on raconte notre voyage et surtout les tapis que l’on a vue en Turquie, Iran et Asie centrale. Ce qui est drôle c’est que l’on retrouve des formes similaires même avec le Laos, le vendeur nous fait un super prix car on a une bonne tête et qu’il nous apprécie beaucoup d’après ses dires (comme un vrai vendeur de tapis). Puis Chacha s’attèle à la paperasse et dodo.

Jeudi, on sort faire du tourisme, lors de notre première venue à Vientiane nous avions visité un temple tout en restauration. On peut donc le revisiter sans les échafaudages, tout beau, tout neuf, puis on visite le wat Si Saket. Il est rempli de boudhas et orienté bizarrement, c’est à dire perpendiculairement au sens du courant du Mékong au lieu d’être dans le sens du courant. A l’intérieure on retrouve les peintures magnifiques (on ne peut pas les prendre en photo), à l’extérieur nous faisons vibrer un genre de gong en frottant nos mains dessus et s’il sonne nous aurons plein de chance, résultat nous sommes très chanceux (et apparemment les seuls touristes à l’être, ou alors on est doué en frottage de gong). On poursuit notre visite sur le Patouxai pour profiter de la vue de son sommet et se mettre en appétit, puis on mange une lasagne au poisson et une quiche (ça vous fait envie?) trop bon. Et on finit la journée à vous écrire ces lignes, Chacha a cherché un appart pour Chambéry.

 

De Hué à Keh Sanh

Mercredi 2 janvier, nous nous réveillons tous avec la même sensation cette nuit le train a heurté quelque chose. Nous prenons le dernier petit déjeuner tous ensembles, puis faisons des mots croisés faciles tous ensembles où la belle mère de Chacha essaie de ne pas trouver la bonne réponse trop rapidement car nous on ne trouve pas. Puis vient l’heure des aux revoirs, certaines ont les larmes aux yeux d’autres ont le sourire aux lèvres, on retrouve la liberté. Sur le quai de Hué il y a plus de touristes que la dernière fois, et il pleut toujours. On laisse les taxis aux autres touristes nous on rejoint l’hôtel à pied, on en profite pour se ravitailler, et l’on retrouve Enselle et toutes nos affaires, ça fait plaisir. On discute avec le propriétaire et sa famille, on s’installe dans notre chambre, et affrontons pour la dernière fois de la journée la pluie pour manger et compléter le ravitaillement. Le reste de l’après midi se passe en geekant, et en écrivant le précédent article.

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Jeudi, petit déjeuner au lit, il pleut toujours sauf qu’il fait tellement humide qu’il pleut aussi dans la chambre. L’eau se condense au plafond et goutte, je profite de la matinée pour revoir toute la visserie d’enselle, le nettoyer, le graisser, et regonfler les pneus de même pour Bob afin qu’il n’y ait pas de jaloux. J’enchaine avec le repaquetage des sacoches et l’écriture du blog, pendant ce temps Chacha récupère de ces 3 semaines où elle a cumulé le double emploi agence de voyage et guide, ça l’a lessivé (mais ça lui faisait plaisir). Le soir on sort acheter des friandises pour l’équipe de l’hôtel qui a du jongler avec nos affaires pendant 2 semaines et l’on craque pour de belles pizzas.

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Vendredi, c’est reparti, on a défini notre itinéraire pour rejoindre le Laos et trouvé différents lieux pour dormir sans faire trop de kilomètres par jour. Il pleut toujours, mais on a nos chapeaux recouverts d’un sac plastique pour se protéger. On emprunte de petites routes en direction de Quang Tri et le long de la côte, on longe des rizières inondées, parfois il n’y a juste que la route qui ne soit pas sous l’eau. Et comme cela devait arriver la route est aussi sous l’eau, les locaux nous indiquent la route pour contourner cette inondation. Pour ajouter de la couleur à cette journée grise, nous dépassons de nombreux tombeaux immenses et de toutes les couleurs c’est magnifique. Nous atteignons le village où nous pensions pouvoir dormir, mais il n’y a pas d’hôtel, au Vietnam il est interdit de dormir chez les gens (jamais ils nous ont invité chez eux, juste à boire un coup au café) et il est aussi interdit de faire du camping sauvage. Avec Chacha il faut respecter la loi, je ne sais pas si l’on risque grand chose de camper mais je sais que je risque de vraiment mal dormir dans ces conditions (Chacha stressée et toute mouillée). Il nous reste 2 solutions, rejoindre la grosse route où il devrait y avoir un hôtel, ou rejoindre la prochaine ville où il y aura plusieurs hôtels. On choisit la deuxième bien qu’il faille pédaler 30km de plus, mais les petites routes sont vraiment plaisantes bien qu’humides et ça fait du bien de pédaler. On arrive à destination (Quang Tai) et trouvons une chambre à notre gout mais c’est toujours aussi humide, les murs sont recouverts de gouttelettes. On sort manger et dodo, le réceptionniste se casse la tête pour que l’on ait internet puis l’eau chaude, c’est vraiment sympa de sa part mais on veut juste dormir.

Samedi, on démarre sous la pluie et avec un pneu crevé, changement de chambre air et c’est parti. On prend les petites routes en direction des montagnes, faisons un détour pour voir un cimetière militaire, non on a juste loupé le carrefour. On empreinte une piste gadoueuse, les roues ne s’enfoncent pas trop par chance. On rejoint un barrage, je vois du goudron qui longe le barrage menant à l’autre bout où il y a une piste. Chacha me certifie que notre piste tourne à droite et que l’on doit rester dessus, je la suis les yeux fermés, la piste descend remonte et se dégrade beaucoup, des ornières se sont formées grâce aux voitures, on est obligé de pousser, la boue est montée à mi sacoche avant. Le tout pour finir par pousser sur une pente à plus de 15% goudronnée, avec des chaussures pleines de boue et la cale (partie qui se fixe à la pédale) qui glisse, menant à l’autre bout du barrage. On a galéré 20min dans la boue, alors que l’on aurait pu rouler 2min tranquille en profitant du paysage (ah l’amour). On reprend la route qui reste une piste mais roulante pour finir sur une belle avenue nous menant directement au gros hôtel de Dong Hà. On est monté d’une classe car on est fatigués, et on en a marre d’être toujours mouillés. On va manger du gras à la COOP, faisons des courses et repos, Chacha est épuisée.

Dimanche, le réveil sonne, re sonne, rere sonne, et finit par plus sonner. On est toujours au lit, on est claqué, ces 3 semaines nous ont plus fatiguées que l’on ne le pensait. On se prend une journée off, on sort juste manger, on finit le précédent article. Chacha a un gros coup de cafard, elle aimerait rentrer en France, le truc c’est que cela fait plus de 10 jours que l’on n’a pas vue le soleil. Et cela joue beaucoup sur son moral, en plus de la fatigue et d’avoir requitté sa famille qu’elle ne peut plus voir avant quelques mois. Le soir Chacha s’endort les larmes pleins les yeux, c’est un moment difficile à passer.

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Lundi 7 janvier, on s’est endormi tard, le moral toujours au plus bas. On fait les marmottes, on ne sort pas de la journée. On regarde la météo des prochains jours, je sais qu’au Laos on devrait retrouver le soleil et donc une Chacha qui va mieux mais faut atteindre le Laos. C’est à dire passer une petite chaine de montagnes qui retient les nuages, cela peut prendre 1 jours voir 2. Pour le lendemain, ils prévoient une petite pluie, des nuages et du soleil. On se repose et nos affaires pendent dans la chambre depuis que l’on est arrivé commence à être sèches ça fait plaisir. On se rendort plein d’espoir de voir le soleil le lendemain.

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Mardi, cette fois on décolle après avoir bien petit déjeuner. Objectif Keh San à un peu plus de 60km avec un peu plus 400m de dénivelé positif non cumulé. On commence la journée sous les nuages sans la pluie, les gens sont toujours aussi sympa, et dans les vallons nous découvrons une autre ethnie du Vietnam avec des maisons en bois sur pilotis et des habits colorés. La route monte et descend, une bruine nous tombe dessus mais on a aussi du ciel bleu et du soleil, on se fait plaisir à pédaler. On atteint les 10 derniers kilomètres où l’on doit grimper les 400m, et ça ne grimpe toujours pas. Cela fait peur car plus on avance sur ces petites pentes, plus celle qui va nous mener au col sera intense. Et c’est ce qui se passe, une jolie bosse en plein soleil, les camions galèrent à la passer et nous aussi. On parvient à la passer, on avance sur une arrête plateau habité, il nous reste 3km et 100m à grimper sauf que les 100 on les monte sur moins d’un kilomètre et je n’en peu plus. J’ai du prendre un coup de chaud, car je me sens vidé, Chacha trouve comme unique boisson rafraichissante sucrée non alcoolisée du coca que je bois!!!! (je n’aime vraiment pas le coca, pour dire comme ça va pas). Au bout de 10min mon cœur n’est redescendu qu’à 120BPM, je décide donc de repartir en poussant. On passe le plus gros et remontons sur Enselle heureusement que le soleil a rechargé les batteries de Chacha. Au sommet c’est la récompense, beignets de banane et une GH super accueillante, on a le droit à 2 bananes chacun et un bon thé d’accueil. Je me fais une gourde avec des sels de réhydratation et tout rentre dans l’ordre. Mais cela m’a pris un moment, pendant ce temps chacha veut profiter du soleil et lave donc nos sous vêtements pensant que ça va sécher vite fait bien fait mais il y a toujours autant d’humidité (ma chemise devenue blanche de sueur, je la récupère le lendemain complétement mouillée par l’humidité). On se repose puis on sort manger tout en visitant la ville, c’est notre dernière soirée au Vietnam demain on rentre au Laos.

Vacances en famille

Jeudi 13 décembre, réveil difficile à 8h on a le droit à un petit déjeuner gratuit et on en profite. Puis on plonge la famille dans Ho Chi Minh, c’est à dire prendre l’habitude de traverser dans la circulation continue, de monter descendre des trottoirs car ils sont bondés de 2 roues motorisés garés ou en mode je contourne le bouchon. On visite l’extérieur de la cathédrale, fermée pour rénovation, l’intérieur de la poste, on mange une excellente soupe sur un trottoir, balade le long de la rivière. Retour à la GH, pour se reposer (direct dans le rythme), et réfléchir à la suite du voyage, choix entre visite de la verdure ou des villes autour de saucisson, pâté, … Les compromis sont fait sans larmes, mais quelques serrage de dents (sûrement le saucisson sec). On finit la journée autour d’une glace et dodo.

Vendredi, réveil petit déj maison (porridge à la confiture de framboise), puis décollage tardif ça nous change des réveils à 6h et premier coup de pédales à 7h. Nous rejoignons la gare pour acheter nos billets de train qui part dans une semaine. Les tickets en poche, les renseignements pour faire expédier Enselle et Bob en tête nous rejoignons le musée des vestiges de la guerre, en se rafraichissant le gosier de jus de canne à sucre et personne ne touche au mien sinon je mords. La visite du musée est instructive, dans le sens que dans les autres musées que nous avions fait sur le thème « comment je vais pouvoir te faire souffrir et te massacrer la gueule », on nous présentait les objets de tortures, ici ce sont des photos et il y en a d’assez gore. C’est assez difficile de toutes les regarder et on apprend qu’en plus d’avoir des soucis avec le déminage des terres agricoles (comme au Laos), ils subissent encore les effets de l’agent orange utilisé pendant la guerre (8000 personnes de la 4éme génération atteinte soit les jeunes de 20 ans aujourd’hui). On en ressort tous chamboulés, et toujours avec cette même question comment peut on être aussi inhumain? On rentre à pied à la GH faisons nos sacs, lavons Enselle puis barbecue party avec loterie. Nous gagnons les 2 lots : 2 bons de 500000 dong (soit 40€ tout de même) pour manger et une nuit dans la GH.

Samedi, re petit déjeuner maison, puis check out qui prend une plombe alors que l’on a tout payé au check in. Un taxi grab nous emmène à l’agence de bus, où un mini bus nous emmène à la gare routière, où un bus couchette nous emmène à la gare routière de Can To, où un minibus nous emmène à l’hôtel. Tout ça inclus dans notre ticket de bus c’est pas beau la vie? Mais ça creuse donc on pose nos bagages et allons manger. Puis balade en ville au bord du Mékong où l’on réserve une balade en bateau pour le lendemain à une mamie super sympa. On prend une collation au bord de l’eau, reballade en ville et le soir nous mangeons au marché de nuit. On trouvait durant la journée que les boutiques vendaient beaucoup de drapeaux et autre aux couleurs du pays et étaient arborées sur les véhicules. Et l’on comprend ce soir pourquoi, le Vietnam joue la finale retour de la Suzuki Cup (coupe de l’Asie du sud est en football), c’est la fête ce soir. Soit les vietnamiens regardent le match, soit ils sont en train de klaxonner en agitant les drapeaux comme s’ils avaient gagné alors que la première mi temps n’est pas terminée. On profite de l’ambiance, et allons nous coucher car demain debout à 4h45 pour le tour en bateau, je regarde la fin du match à l’hôtel. Le Vietnam est champion d’Asie du sud est (CHAMPIIIIOOOOOOOOONNNN DU MOOOOOONDE !!!! oups pardon) avec un score final de 3 à 2 (2-2 au match aller) pour qui ça intéresse.

Réveil matinal, tout le monde est prêt à 5h, on atteint le bateau sans trop de difficulté bien que nos ventres soient vides. Heureusement la capitaine de notre pirogue/barque/slowboat a pensé à nous, une fois que l’on a quitté la rive elle nous offre du pain avec des bananes ça fait du bien. Nous naviguons sur le Mékong, pour voir les marchés flottant, au premier notre capitaine nous achète des fruits, nous le café et le thé. Puis nous nous dégourdissons les jambes dans une fabrique de nouilles, où sans guide nous extrapolons puis rassemblons nos idées pour trouver comment ils les fabriquent. On reprend le bateau pour rejoindre le deuxième marché flottant où j’essaie un chapeau chinois d’un touriste et toute les têtes de notre bateau se retrouvent avec son propre chapeau. On prend le chemin retour par les canaux secondaires, en faisant une pause dans un restaurant, sur tout le chemin notre capitaine nous aura coupé des fruits et surtout fait des origamis en feuilles de cocotiers (3 chacun) tout en pilotant le bateau. Retour à la GH pour finir notre nuit et le soir on se fait un hot pot (sans piment) et une balade digestive avant de se recoucher.

Lundi 17 décembre, nous allons prendre notre petit déjeuner en 2 équipes. Il y a la première équipe qui part à la recherche de ce qu’elle veut manger, et la deuxième équipe qui par à la recherche du premier bouiboui qu’elle voit et mange ce qu’il y a. Une fois les papilles et les estomac rassasiés, nous rejoignons l’arrêt de bus local pour prendre les transports en communs. Le bus nous emmène à Vinh Long, dedans Chacha négocie le prix du transport de nos bagages, et on remarque au final que l’on paye moins chère que les locaux (pro de la négo 😉 ). Arrivés nous allons dans un hôtel où l’on nous reconnait, nous avions déjà passé 2 nuits dans cet hôtel (Minh Khuê, vous pouvez voir nos têtes sur leur page facebook), on vous le recommande. On s’installe et ressortons manger au marché, on enchaine avec un café à l’écart, ensuite ravitaillement pour les petits déj, et repos car faut pas trop forcer. Le soir on se ballade en ville avant d’aller chercher les meilleurs banh Mi du Vietnam, voir du monde (pas moins), et on boit la traditionnelle bière d’après 18h.

Mardi, nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre des belles mamans et compagnie. Ensuite on rejoint le traversier, pour aller se balader sur l’île de An Binh. Nous rejoignons la pointe nord de l’île, sur le chemin des messieurs nous invitent à gouter des fruits et leur alcool. Arrivés au bout du chemin une sympathique mamie dévalise une partie de son frigo, envoie son mari ramasser quelques herbes pour rassasier nos estomacs, c’est l’une des meilleurs soupes que l’on ait mangées. On fait demi tour, pas le choix sinon faut nager, on retourne au traversier, sur le chemin on insiste pour que je me fasse raser chez un barbier. Je ne sais pas si c’est parce qu’elles me trouvent trop poilu ou parce qu’elles veulent faire une longue pause, en plus le barbier se fait un trip soutenu par toutes, je me retrouve avec des rouflaquettes (trop BG). Avant de repartir, il faut que l’on insiste pour payer le barbier (sûrement des origines iraniennes). Sur le traversier du retour Véronique se fait draguer par un monsieur un peu saoul qui vol discrètement des fruits avant de les lui offrir. Retour à l’hôtel pour se reposer les jambes qui ont enchainées des pas sur 12km. Le soir on rejoint le stand de ban mhi préférés, on enchaine avec un smoothie et bière pour le dessert et dodo.

Mercredi, après avoir petit déjeuner dans la chambre, on quitte notre super hôtel pour monter dans un taxi. Celui ci nous dépose à un traversier qui nous fait traverser la rivière, ça tombe bien. Sur l’autre rive on monte dans un bus local qui nous emmène à la station de bus de Ben Tre. Où l’on mange, puis on prend un taxi qui nous emmène à notre homestay. Le propriétaire nous accueil avec plein d’énergie et surtout beaucoup de cadeaux, pomelo cueillis dans l’arbre, noix de coco que l’on fait tomber du cocotier dans l’eau, des bananes qui sortent de je ne sais où et origamis pour les filles et pour moi boucle d’oreille. On enchaine avec une sieste dans les hamacs, puis balade dans les petites allées et on finit la journée avec un excellent repas.

Jeudi, on profite du petit déjeuner, avant que les personnes âgées cherche leurs affaires. Comme Véronique aime laisser l’endroit aussi propre qu’elle est arrivée, tout ce qu’elle trouve peu finir dans son sac comme le boitier de lunette de ma mère, qui aime croire qu’elle a perdu une de ses affaires avant de se rendre compte qu’elle a rangé à une autre place, le temps de préparation peut vite devenir long. Mais heureusement Fanny a toujours un œil sur elles, mais cette fois ci Véronique échappe à sa surveillance et se retrouve en grand écart étalé par terre, pendant que le chauffeur nous attend pour nous amener à l’agence. A l’agence nous attendons le bus qui nous emmène à Saïgon. On retrouve notre GH, où nous avons encore un problème au moment du check in. Ils ont perdu notre réservation et disent que l’on n’a pas réservé que l’on aurait du payer pour que la réservation soit valide, bref tout est de notre faute et Chacha est à 2 doigts de perdre sont légendaire sang froid (quel sang froid ?). On se souvient très bien que l’on a réservé (à cause de petites blagues que l’on a fait pour avoir le petit déj gratuit la prochaine fois) et jamais ils nous ont réclamé d’argent. On finit par avoir nos lits, et pouvons sortir manger une bonne soupe. Ensuite nous grimpons sur Enselle et embarquons Bob pour la gare, pour les envoyer à Huè en fret. Enselle en profite pour faire sa star et ne peut s’empêcher de faire faire un petit tour à un employé du fret. On rentre à la GH, Fanny et les belles mamans sont sortis faire les souvenirs (si si déjà). Le soir avec Chacha on va chercher sa deuxième petite sœur, puis nous pouvons faire dodo (celle ci ayant eu la délicatesse de ne pas arriver trop tard).

Vendredi, on ne traine pas dans la GH, allons profiter des bons que l’on a gagné pour petit déjeuner, puis visitons le palais de la réunification et son expo. C’est sympa de pouvoir se balader dans un palais présidentiel, et l’exposition renseigne bien sur l’histoire récente du pays. Ensuite nous retournons à la GH pour récupérer nos bagages et faire peur à un taxi (grab) avec tous nos bagages qui nous emmène à la gare. Après avoir mangé d’excellents banh mi op la (à l’oeuf), nous montons dans le train couchette pour 20h de trajet.

Samedi, on regarde le paysage défiler derrière la vitre, mangeons, on profite du voyage, des avantages de voyager en train, se reposer. Arrivés à Hué, on peut récupérer Enselle qui nous attend depuis la veille, problème ils ont cassé la goupille de Bob et l’ont fixée à moitié sur l’axe de la roue arrière d’Enselle et l’autre moitié sur le dérailleur. Cela a tordu les pattes de fixation de bob, il fut donc difficile de tout remettre en place. Autant dire que l’on est pas très content, en plus ils nous réclament des sous, et que si on ne paye pas ils appellent la police. Donc on leurs dit d’appeler la police (avec plaisir je vous en prie), la responsable prend le combiné et téléphone puis le passe à Chacha. Le monsieur à l’autre bout du fil commence à parler et ce n’est pas la police mais le propriétaire de l’hôtel où l’on a réservé qui est d’accord avec nous. Donc après qu’il ait expliqué ce qu’il pense à la dame, nous partons sans payer, ce qui est bizarre c’est qu’elle n’a pas beaucoup insisté pour avoir son argent une fois le téléphone raccroché. Nous sommes super bien accueillis dans un magnifique hôtel, et l’on se demande si le prix est vraiment réel. Nous faisons un tour dans les rues piétonnes  du week end, pour trouver le restaurant parfait afin de fêter les **ans de Véronique. Au retour à l’hôtel, surprise, complices avec le propriétaire les filles ont planqué le gâteau d’anniversaire, bon gros dessert. Cela a été difficile à préparer, car quand nous sommes arrivés du train les 3 sœur ont disparu pour aller chercher le gâteau sous les conseils du propriétaire. Mais Véronique sentant l’entourloupe ne voulait pas rester tranquille dans sa chambre, elle est descendue fumer une cigarette puis a pris un café. Heureusement le propriétaire est resté à l’affut et fait attention que les 3 sœurs ne se fassent pas démasquer. Puis après le repas, Véronique est la seule à ne pas vouloir rentrer mais à vouloir danser même ma mère ne se sent pas la force de danser. Avec l’excuse que l’hôtel ferme ses portes à 22h et que l’on doit rentrer avant si on ne veut pas dormir dehors, elle accepte de rentrer. Ah ces Dupre Martinez, on peut leur faire croire n’importe quoi…

Dimanche, nous reprenons le petit dèj en deux équipes, une à la recherche de leur bonheur sucré, et la deuxième à la recherche de la première chose qui est comestible. Je fais parti de la deuxième bien sûr et comme d’habitude on découvre par cette technique de nouvelles saveurs qui nous ravissent. Ensuite nous allons visiter la citadelle impériale, en rentrant dedans j’attends des wahous, c’est magnifique, une heure plus tard les wahous ont disparus. Véronique et Fanny sont fatiguées et ont faim (ah cette famille et la nourriture…), elles nous abandonnent. Problème si Fanny n’est plus, plus personne surveille ma mère et ce qui devait arriver arriva. Au bout d’une petite heure, elle se rend compte que son portable n’est plus avec nous, elle l’a oublié quelque part. Je part donc au dernier endroit où elle se souvient l’avoir sorti et retrouve son portable heureusement. On poursuit la visite, en prenant plein les yeux, mais avec un compte à rebours qui s’est déclenché. Un organe de Lisa (on en revient à l’estomac) qui s’il n’est pas satisfait avant que le compte à rebours atteigne 0 transforme Lisa en ange démoniaque dévoreuse. Donc nous poursuivons notre visite en faisant attention à cela, il faut dire que nous aussi on a un petit creux gros comme un gouffre. Après cette sympathique visite, nous partons à la recherche de nourriture avant que Lisa ne se transforme. Nous avons échappé à l’ange démoniaque dévoreuse, nous rejoignons Véronique et Fanny à l’hôtel pour une sieste, un gouter et une balade en ville avant de se coucher.

Lundi 24 décembre, nous petit déjeunons puis retrouvons notre chauffeur qui nous emmène voir les tombes d’anciens empereur du Vietnam, dynastie des Nguyen. Ces tombes étaient construites du vivant de l’empereur et servaient de lieu de vacances à lui et à ses 100ènes de femmes. Un des empereurs à eu plus de 140 femmes et plus de 300 enfants, un autre eu plus de 100 femmes mais aucun enfant, car stérile à cause des oreillons (oui c’est ce que l’on retient de ces visites). Nous visitons 3 tombes, immenses, différentes, c’est magnifique, malgré la pluie on s’amuse bien. On rentre pour le repas de midi, puis sieste pendant que Lisa et Fanny font les boutiques. Elles rentrent comme si elles avaient découvert la 8ème merveille du monde, mais c’est juste une boutique de tissus où la propriétaire peut leur faire une robe traditionnelle sur mesure. On doit les accompagner pour les conforter dans leurs choix une fois cette épreuve passée (pour moi) on peut aller manger le repas de noël avec … des frites!

Mardi, on prend une 1/2 journée de repos, c’est à dire temps pour tout le monde jusqu’à midi. Donc normalement on peut dormir tranquille sans que personne ne vienne frapper à notre porte comme d’habitude. On s’est réveillé tranquille et trainons dans la chambre, mais elles ne résistent pas et finissent par frapper à notre porte pour je ne sais plus quelle raison mais ça devait être important. Donc on sort manger pour certains, pour d’autres récupérer leur robes, et on enchaine par faire les boutiques souvenirs. On retourne à l’hôtel récupérer nos affaires et le minibus qui nous amène au gros bus couchette pour Tam coc. On laisse nos affaires, Enselle et Bob à l’hôtel entre de bonnes mains.

Mercredi, on se réveille dans le bus couchette à 3h30 du matin, on nous descend dans une ville, et ce n’est pas Tam Coc. Nous sommes à Nin Binh, machinalement je sors les bagages de tout ceux qui sont descendus du bus, pendant ce temps Chacha essai de comprendre pourquoi on descend là et pas à Tam Coc avec le chauffeur comme c’était prévu et pour quoi nous avions payé (on craint le retour en France pour Chacha, fini la négociation). Le chauffeur comprend son erreur et nous dit de remonter, donc je range tous les sacs sortis et tout le monde est content d’avoir Chacha dans le bus sauf peut être ceux qui descendaient plus loin. Arrivés à bon port, on fait pipi (détail ô combien important), puis on prend la direction du homestay réservé Tam Coc Family Friendly Homestay (si vous passez par là arrêtez vous chez eux, ils sont adorables). Quand nous arrivons devant l’homestay, le propriétaire ouvre, et nous accueille avec un thé, nous donne nos chambres et pouvons reprendre notre nuit dans de confortables lit (on rappelle qu’il est 4h du mat et qu’on avait réservé que pour la nuit suivante). Nous apprendrons plus tard que la famille de français dans le même bus que nous ont fini leur nuit devant leur homestay en dormant sur leur sac à dos. On se réveille une deuxième fois aujourd’hui, et prenons un super petit déjeuner préparé par la femme du propriétaire. Puis sous leurs conseils nous allons faire un tour de bateau partant de Tam Coc au lieu du gros truc touristique tout aussi impressionnant. Nous montons à 2 par bateau plus la capitaine, on navigue au milieu des rizières, des pics Karstiques parfois dessous, c’est magnifique. Mais car il y a souvent un mais au Vietnam quand on voyage de site touristique en site touristique, ici au point où on fait demi tour nous sommes assaillis de vendeuses qui font de la vente forcée et nos capitaines sont complices. Nous sommes obligés d’acheter de la nourriture pour nos capitaines. On repart avec le sourire en moins, nos capitaines passent le retour à papoter fini la tranquillité. Par contre le paysage est toujours aussi époustouflant, on rentre manger à l’homestay. Puis les filles louent des vélos, les belles mamans font la sieste ainsi que Chacha et moi j’écris. En fin d’après midi on laisse Véronique et allons se balader, toujours au milieu des rizières et des pics karstiques mais pas en-dessous. Chacha dans un temple s’essaiera au monocorde (on est loin de la reconversion). Retour à l’homestay pour manger et dormir.

Jeudi, on fait le plein d’énergie avec le super petit déjeuner préparé par nos hôtes. Puis nous dépensons cette énergie dans une balade de 10km aller retour et l’escalade d’une montagnes de plus 500 marches. Nous sommes toujours au milieu des rizières, au pied des pics karstiques, et cette fois ci dessus. Retour à l’homestay pour se reposer et balade en ville, suivi du manger et dodo.

Vendredi, on mange un bon petit déjeuner pour faire des calories car aujourd’hui c’est la pluie que l’on doit affronter. Lisa et Fanny partent de leur côté faire la balade que l’on avait fait il y a 2 jours, nous on part faire ce qu’elles ont fait en vélo. On rejoint le temple de Bich Dong à pied, ce temple est vraiment sympa surtout qu’il est en parti dans une grotte. Au retour on s’arrête dans un café, j’en profite pour visiter 2 autres grottes mais elles sont moins sympa que celle du temple. On rentre manger et attendre le bus qui nous emmène à Hanoï. Nos hôtes nous offrent le gouter, le bus nous dépose devant la GH, on pause nos sacs, allons manger un excellent Bun Cha et dodo.

Samedi, nous allons profiter du cadeau des belles mamans, on va passer une nuit dans un bateau au milieu de la baie d’Halong. Bien sûr avant cela on petit déjeune (non on n’allait pas oublier), et on attend dans la petite rue le mini bus qui doit nous amener au bateau. Le bus doit nous prendre entre 7h30 et 8h, au départ on devait rejoindre par nos propres moyens la baie, puis on leur a demandé s’ils pouvaient nous prendre à Hanoï et ils ont confirmé. A 8h toujours pas de bus, Chacha téléphone pour demander ce qu’il se passe. Ils nous ont oublié, un autre minibus nous embarque et nous engueule, on leur montre les échanges de mail et le guide ne dit plus rien surtout que c’est lui qui nous a répondu pas de problème. A mi chemin on récupère notre bus, juste le temps de faire pipi, d’acheter 4 cafés pour le prix d’un et de recevoir les excuses de notre guide. A midi comme prévu on embarque dans notre bateau, le temps que l’on sorte du port nous nous installons dans nos cabines tout confort. Puis nous attaquons notre activité préférée, manger, on nous amène un plat, puis 2, puis 3, et ça continue, il faut vider les premiers pour avoir la place de mettre les suivant sur la table. Le tout devant les pics karstiques qui sortent de l’eau. L’après midi le bateau stoppe pour visiter une grotte dans le noir, plutôt impressionnante et on enchaine avec le kayak. Pour le kayak on range les belles mamans dans le bateau, et devons répondre à une question comment on s’habille? Chaudement car il fait froid, mais l’eau ça mouille, ou alors on s’habille pour être mouillé. J’opte pour la deuxième solution histoire d’avoir des affaires sèches qui tiennent chaud au retour, les filles optent pour un mix. En fait, une fois dans le kayak on se rend compte que l’eau est chaude. On contourne un pic karstique pour trouver une jolie plage, où lisa en sortant du kayak s’enfonce dans le sable et s’allonge de tout son corps habillé dans l’eau. C’est décidé bien que l’on ait dit au guide que personne ne va se baigner les filles vont se baigner. Moi je vais voir la grotte,c’est sympa mais ils sont en train de l’aménager pour que les touristes ne cassent pas tout. Puis on rentre en faisant des détours, notre guide passe sous une petite arche, donc on le suit on plante le nez dans la paroi, on est obligé de s’appuyer avec les mains pour se dégager, résultat petite coupure à cause de coquillages. Faut pas toujours suivre les professionnels, comme Lisa et Fanny l’ont bien compris. On rentre toujours en faisant des détours, dont un passant devant les fenêtres des belles mamans qui ne nous voient pas car elles préfèrent regarder les vietnamiens faire pipi… (!?!?!?) On rend les kayaks et rentrons au bateau raconter nos exploits et profiter d’une douche et d’un bon repas chaud suivi de défis que personne ne réussit. Ensuite bon gros dodo bercé par les vagues.

Dimanche, on prend notre petit déjeuner à 6h30 pour aller visiter une magnifique grotte avant tous les autres touristes, c’est trop bien. Ensuite nous rejoignons une autre ile pour grimper au sommet et avoir la vue sur la baie et tous ces bateaux de touristes. Derrière nous l’accès de l’ile ferme à cause du mauvais temps on a de la chance. Nous prenons la direction du port toujours au milieu des pics karstiques, toujours en mangeant plat sur plat, et en faisant des photos, on kiffe. On remonte dans le bus direction Hanoï où il fait bien froid, on s’installe dans notre dortoir et ressortons juste pour manger chaud, mais comme nous sommes avec des Dupré cela prend du temps de trouver le bon bouiboui.

Lundi 31 décembre, on sort en expédition dans le vieux quartier pour visiter, et acheter un sac étanche et une veste chaude en faux North face pour Enselle et moi, le tout de contre façon bien sure mais vraiment de qualité. Dans la vieille ville, on visite une vieille maison typique, découvrons de jolie façade, et finissons au bord du lac pour rejoindre le musée des femmes vietnamiennes. On est surpris de l’importance de la femme dans la société vietnamienne, les tâches hommes femmes ne sont pas forcément les même mais les femmes ont autant d’importance que les hommes. Par exemple durant la guerre, elles composait 40% des troupes, se battaient au front, faisaient de l’espionnage, des commandos étaient composés uniquement de femmes, … Après cette belle surprise, nous rejoignons la rue du train, c’est une rue où les scooters circulent plus difficilement car il y a des rails et des trains. Nous nous installons à un café à la sortie de la rue et surprise un train passe à quelque centimètres de nous, impressionnant. Nous sommes vraiment surpris car nous pensions qu’aucun train ne passerait à cette heure suivant les horaires indiqué partout. Le soir nous commençons par manger une spécialité du coin, puis allons voir un drôle de spectacle de marionnette sur l’eau. En sortant nous allons chercher de quoi grignoter puis on s’explose les tympans au concert. On décide donc d’aller boire une bière dans les ruelles de la soif, mais les cafés sont soit blindés, trop chères, soit la musique est trop forte, on finit par trouver un coin sympa pour passer à la nouvelle année non pas devant une bière mais un cocktail. Fatigués on rentre boire un coup à la GH (Armagnac 1981) et dodo.

Mardi, premier jour de l’année et dernier jour tous ensemble. Après de bonnes crêpes nous allons visiter le temple de Confucius (de la littérature), vraiment sympa surtout que des étudiants y fêtent la réussite de leur diplôme. Puis nous allons au mausolée d’Ho Chi Minh, qui aurait préféré être incinéré, on a de la chance on assiste à la relève de la garde. Puis on mange un encore meilleur Bun Cha, enchainé de boutique souvenir, visite de la cathédrale avec mariage en rose. On met Fanny dans un taxi direction la France en passant par des aéroports. Nous on prend le train couchette pour Hué et retrouver Enselle, les belles mamans et Lisa continuent leur voyage en direction du sud.

De Ha Tien à Ho Chi Minh

Mardi 4 décembre, bon anniversaire belle mamie (90ans !!!!!!), après des bananes, une soupe au bout de 5km, on fête cela en pédalant 83km. On rejoint Tri Ton, par la route qui longe la frontière, au milieu des rizières, des canaux et de je ne sais combien de ponts. Tous les 10km on fait une pause, pour s’hydrater, boire un jus de canne à sucre, manger des bananes frites, ou une soupe de poisson chat accompagnée de sa tête. Arrivés on trouve une funky GH avec une propriétaire encore plus fun. Le soir on prend 2 repas car les portions sont toute petites, nos appétits sont énormes et bon gros dodo.

Mercredi, quelques bananes en guise d’apéro petit déjeuner, puis petit déjeuné et c’est parti on rejoint Long Xuyên. Malheureusement la route est plus circulante, donc les klaxons sont beaucoup plus nombreux et plus forts. Un scooter qui double klaxonne, une voiture qui double klaxonne plusieurs fois, un camion (ou autobus) qui double klaxonne plusieurs fois et plus fort, et surtout le camion (ou autobus) avant de nous doubler double déjà des scooters depuis un moment ce qui fait qu’on l’entend depuis un moment au milieu des autres klaxons. Il faut dire qu’au Vietnam le klaxon est couplé avec d’autres fonctions, par exemple quand ils doublent en face de nous pour être sûr qu’on les voit bien nous arriver dessus, le klaxon est synchronisé aux pleins phares, ou quand ils mettent le clignotant le klaxon est synchronisé au clignotant. Ce dernier est très utile car au carrefour quand ils tournent à gauche ils serrent le virage sans visibilité, ce qui fait qu’ils se retrouvent à contre sens, donc quand on arrive en face, on entend le klaxon (futé), on se décale au centre de la route, et eux remonte à contre courant en allant sur leur bonne voie et sa fonctionne très bien, le pire c’est que l’on finit par faire la même chose. Heureusement le paysage est toujours aussi sympa, on finit par trouver une GH sympathique, on fait un tour au marcher pour se ravitailler et repos. Vers 17 18h on se lève pour aller manger (le soleil se couche vers 17h30 et se lève à 6h), on découvre un mot glissé sous notre porte. C’est un autre couple en tandem, ils sont sortis manger, on part les chercher en ville et comme on l’avait prédit ils sont au premier restaurant sur le chemin (en même temps on est les seuls étrangers de la ville). Ce sont des brésiliens vivant en Angleterre, ils sont partis de Tokyo et rejoignent Paris en tandem, on refait le monde des cyclotouristes, on s’échange des astuces et vers 21h30 on va se coucher. Demain on part vers l’est eux vers l’ouest.

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Jeudi, on se lève plus tôt que nos comparses, on mange quelques bananes et c’est reparti. On prend un ferry pour traverser l’un des 9 dragons (bras du Mékong) et éviter la grosse route remplie de klaxons. On a quitté les rizières on retrouve d’abord un sandwich en descendant du ferry, puis des arbres fruitiers et des fleurs c’est tout aussi jolie. Nous atteignons la ville de Sa Dec, fatigués, on mange, on dort, puis on mange et pour finalement dormir.

Vendredi, on petit déjeune mais pas de bananes cette fois ci, et une belle journée s’annonce. On peut prendre encore de plus petite route longeant les canaux, on traverse de petits villages, on ne croise que des 2 roues, ce qui fait que nous sommes les plus gros et donc prioritaires. Lors d’une de nos pauses des 10km un monsieur nous invite dans son jardin, car il fait pousser des bonzaïs en donnant des formes aux branches et racines avec des tuteurs. La journée est vraiment sympathique sauf les 10 derniers kilomètres qui se font au milieu des klaxons sur une grosse route qui débouche sur une « autoroute », heureusement on peut rouler de l’autre côté de la barrière et cette autoroute finit sur un rond point pour rentrer dans la ville de Vinh Long. Nous y trouvons une chouette GH, où d’autres cyclotouristes sont déjà installés. On file au marché se ravitailler, puis on se repose (qu’est ce que l’on est fatigués!), le soir on rejoint Magda et Raphael. Un couple de polonais qui tiennent une GH et profitent de la saison « froide » pour voyager à vélo en Asie au chaud. On papotte, mange de bons sandwichs, et dodo.

Samedi, on se réveille à l’heure où les polonais décolle 6h, mais cette fois ci Chacha n’a pas vraiment envie de se lever. Et je n’ai pas vraiment envie de lui mettre un coup de pied aux fesses, donc le temps passe et on ne se lève pas plus. On finit quand même par sortir de la chambre car on a faim, aujourd’hui repos et éco-responsabilité. On se fait une petite soupe, et déambulons dans le marché à la recherche de grands gobelets thermos et de pailles réutilisables. Car tous les jours nous buvons au moins chacun un jus de canne à sucre, ou jus de fruit, servi dans un gobelet plastique avec couvercle plastique, paille plastique, anse plastique ou sachet plastique. On les jette dans des poubelles mais on ne sait pas où ça finit et l’on en trouve partout au bord des routes. Nous avons le choix entre plein de récipient, mais Chacha a déjà repéré ce qu’elle veut et faut trouver cet exemplaire dans la multitude de choix, et on y est arrivé. Retour à la GH avec nos 2 thermos remplis de jus et ils sont encore meilleurs comme ça. Puis manger, écriture et dodo.

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Dimanche, on se réveille sans bananes mais avec du pain et de la confiture de fraise (le colonialisme peut avoir du bon). On reprend Enselle et traversons le marché pour faire le plein de pain. Nous prenons le premier traversier de la journée, découvrons les champs de mangoustanier, c’est bien un arbre mais dessus ne pousse pas des mangoustes mais des mangoustans je vous laisse faire la différence. Nous prenons notre deuxième traversier, Chacha les préfère aux ponts, c’est moins vertigineux. On prend un petit chemin, puis encore un plus petit pour trouver les bungalows d’un farmstay où nous nous installons. Puis comme on l’a vu sur la route ici il y a du cacao, nous pouvons donc boire un cacao glacé trop trop trop bon. Pour nous remettre de nos émotions cacaotesques nous faisons la sieste dans des hamacs, puis la dame nous prépare un repas gargantuesque et délicieux le tout suivi par un gros dodo.

Lundi 10 décembre, après un super bon petit déjeuner nous quittons notre paradis. On rejoint un pont qui commence tranquille pour rejoindre une île et l’on enchaine avec un deuxième qui enchante Chacha. Cela fait un moment que l’on n’a pas autant grimpé, Chacha reste tendue tout du long, on redescend et prenons une route plus petite. On passe de plus petits ponts en bois qui bougent sous nos roues, ce qui fait toujours autant plaisir à Chacha et Enselle qui casse un rayon. On s’installe pour le changer, mais pas moyen de retirer la cassette, heureusement nous nous sommes installés à côté d’un mécano. Il nous retire la cassette grâce à une visseuse électrique, on peut remplacer le rayon et faire monter le mécano à la place de Chacha qui reste réparer les scooters. Un peu plus loin nous prenons notre dose de jus de canne à sucre quotidienne (on tombe vite accro), le vendeur nous indique que nous sommes à plat. On s’installe pour changer la chambre air (on réparera l’autre plus tard), c’est la sortie des classes nous sommes vite assaillis par les jeunes, et par le mécanicien qui veut à tout prix nous aider. On le laisse remettre le pneu en place c’est ce qu’il y a de plus chiant et il s’applique. Pendant ce temps Chacha donne un cours d’anglais, repère les rigolos et les amoureux parmis les jeunes. Nous repartons avec la pression de tous les gens qui nous fixent pour savoir comment on démarre avec un tel engin. Nous sommes content d’arriver à Tan An, où l’on peut se reposer.

Mardi, on démarre le ventre plein de je ne sais plus quoi (confiture de fraise, bananes, ou soupe), mais on avance en sachant que nous allons prendre deux traversiers, et on aime prendre des traversiers. On sent une petite bruine rafraichissante au départ, ça fait du bien. On arrive à la première barge, on grimpe dessus, la bruine qui avait disparu revient mais en plus grosses gouttes et plus intenses. On est trempé en 2 min, heureusement sur l’autre rive on peut attendre à l’abri avec les autres scooters que ça se calme. On repart, on profite d’une atmosphère nettoyée par la pluie pour admirer le paysage. Les nuages trouvent que ce n’est pas assez propre, donc ils en remettent une deuxième couche, et par chance nous avons juste le temps de nous abriter devant un café qui nous sert un thé glacé. Le temps de boire la théière et l’averse est passée. L’atmosphère est clean, le paysage est sympa, le deuxième traversier nous amène sur une plus grosse route, on l’on roule bien au milieu des camions qui chargent, déchargent et klaxonnent pour nous encourager. Nous finissons la journée à Bén Luc où l’on se régale dans les bouibouis, et l’on dort dans une chambre avec une immense baie vitrée vue sur les usines.

Mercredi, on petit déjeune du pain avec du lait concentré, il nous faut au moins cela pour rentrer dans Ho Chi Minh (ou Saïgon). Plus on avance, plus il faut faire attention à tout, les scooters arrivent par la droite, la gauche, par derrière et devant, parfois on lève les yeux au cas où qu’un arriverait pas par là. On s’installe dans la GH, et on a la confirmation que nous sommes dans un autre pays. Déjà il y a des grattes ciels, tout est plus chère, et à la GH on doit payer avant d’avoir vue les chambres (depuis que l’on est au Vietnam on paye en quittant la GH), il faut laisser une caution qui vide notre porte feuille, on croise plein de touristes qui ne sourient pas, et les vietnamiens ne disent pas hello quand on les croisent on s’est même fait jeté d’un parc sans un sourire. Ça fait bizarre, on n’a plus trop envi de rester dans cette ville, mais bon il faut bien que l’on accueille les belles mamans et la belle sœur et qu’on les laisse récupérer de leur vol pour aller gambader au Vietnam. On récupère belle maman Dupont à 20h30 (heure où l’on serait déjà couchés), elle a mis 1h pour descendre de l’avion, puis belle maman Martinez à 22h, elle a mis 30min à sortir de l’avion. On les ramène à l’hôtel, puis on retourne chercher belle sœur Dupré n°1 (Fanny) qui met plus d’une heure à descendre de l’avion. On peut enfin se coucher, il est pratiquement 3h du matin, et vous vous demandez pourquoi elles ne se sont pas arranger pour prendre le même avion, je me le demande aussi, ce n’est pas comme si cela n’était pas prévu depuis des mois (ah je reconnais bien là l’esprit de contradiction de Charlène)…

De Phnom Penh à Ha Tien

Mardi 27 novembre, on commence la journée de manière peu banale on se remplit l’estomac, car il nous faut des forces. Aujourd’hui on fait les touristes, on rejoint à pied le musée du génocide. Et ce n’est pas facile, il faut se faufiler entre les Hello tuktuk, les trottoirs servant de places de parking, les emplacements de stands, et ça quand il y a des trottoirs, en résumé on marche sur la route. On arrive au musée où on nous demande encore si on veut un tuktuk pour aller au musée (?!?!), ils tentent leur chance ce qui est normal mais ils n’insistent pas on dit non merci et ils nous laissent tranquilles. Le musée est dans l’ancienne prison de Tuol Sleng plus connue sous le nom de prison S21, qui était un collège avant d’être une prison sous le régime des khmers rouges. En 1975 Pol Pot l’a transformé en prison, jusqu’en 1979 les cadres y étaient enfermés et torturés, exécutés, parfois avec leurs familles, 17000 personnes sont allés dans cette prison (seule une petite dizaine de survivants), un quart de la population cambodgienne a été tuée entre 1975 et 1979. La prison est pratiquement intacte, il manque juste les lits et instruments de tortures, mais le sol a gardé les traces du sang versé par les prisonniers dans les salles de tortures. Des photos et des témoignages montrent l’enfer que vivaient les prisonniers. L’ambiance est très pesante, mais il ne faut pas oublier que ça a existé pour pas que cela recommence (bien que cela se passe encore sur cette terre). Lors de ce génocide une délégation Suédoise est  venue visiter le Cambodge pour vérifier qu’il n’y avait pas de problèmes, et ils n’ont rien vu donc les nations unies n’ont pas levé le petit doigt pendant des années, mêmes après, ce sont les vietnamiens qui ont libéré le peuple Cambodgien. On sort du musée troublés peut être un peu moins que d’autres touristes, mais lors de notre voyage et des précédents on a visité quelques lieux comme celui là est l’on a déjà vu que l’homme a beaucoup d’imagination quand il s’agit de détruire. On va manger et rentrons à l’hôtel pour nous remettre de nos émotions.

Mercredi, on petit déjeune et allons faire un tour en ville, on fait l’impasse sur le palais et la pagode royal ainsi que le musée national trop chère pour nous. A la place on visite un temple où se déroule un enterrement puis un autre sur une colline qui a donné son nom à la ville c’est le point culminant de la ville 27 bons mètres de haut. La légende raconte que c’est une jeune fille qui a trouvé une représentation de bouddha dans un arbre, et elle a demandé aux gens de construire une colline pour que le bouddha est la meilleur place. Sur le chemin on découvre une petite embarcation, une pirogue de 87m de long pouvant embarquer 179 rameurs et qui flotte. Ensuite nous allons voir le marché Psar Thnei, bâtiment art déco français, on y mange et Chacha y trouve son cadeau de Noël (ok un peu en avance) du tissus qu’elle se fait coudre sur mesure en jupe. En attendant que la couturière découpe et couse, nous allons faire un petit tour au bord du Mékong ou du Tonlé Sap où l’on hallucine sur les bateaux transportant de la marchandise. Ils sont remplis à raz bord c’est à dire que l’on se demande comment ils ne coulent pas. On récupère la jupe puis on saute dans un tuktuk pour rentrer à l’hôtel.

Jeudi, on reprend Enselle après le petit dèj, pour sortir de Phnom Penh on prend de petites routes, ce qui rend cela plus facile et rigolo. Puis on enchaine de petites routes et chemins afin d’esquiver les 2 routes principales descendant dans le sud. Cela nous fait passer au milieu des rizières et de petits villages on s’amuse bien. Pour finir sur la route moyenne descendant à Kampot, on s’arrête à Kongh Pisey pour manger et dormir.

Vendredi, on suit la route qui nous fait découvrir qu’il y a des montagnes au Cambodge. On fait nos 50km tranquillou pépouse, on se repose à Chum Kiri après un petit tour au marché qui ne nous inspire que pour le dessert on se rabat dans un bouiboui pour manger. Et c’est bonne pioche, une soupe au bœuf excellente, de même pour le riz frit. Le soir on y retourne et c’est toujours aussi bon, en dessert des larves grillées pour moi, banana shake pour tous les deux et dodo avec les moustiques qui nous tiennent compagnie, ils sont mignoooooons.

Samedi, on rejoint Kampot, mais avant de partir on mange des bananes, puis au bout de 10km on prend un vrai petit déjeuner. On retrouve le style de personnes que l’on a croisé tout au long du voyage, on les appelle les ingénieurs, ils passent des minutes entières voir tout le temps que l’on mange à analyser Enselle et Bob, ils font le tour regardent par dessus par dessous sans nous poser aucune question, ils doivent prendre des photos mentales pour reproduire la machine plus tard. On continue sur notre route moyenne, et on commence à avoir bien chaud, on se dit qu’une fois rejoint la national 3, on va rouler plus vite et avoir plus d’air. Râté, elle est en travaux tout du long, pleine de trous, de graviers plus ou moins gros, et de la poussière, beaucoup de poussière, on ressort donc les foulards et slalomons entre les trous et les motos en se faisant klaxonner dessus par les camions. Un régal, mais ça fait un peu d’aventure, arrivés à Kampot dans l’hôtel que l’on a réservé exprès pour avoir Enselle à l’intérieur. Et bien le proprio ne veut pas qu’on le rentre avant ce soir, alors qu’ils ont répondu à notre mail par l’affirmative. On part donc manger stressés, puis on fait un tour sur l’île d’en face avec Enselle, on y croise marais salants, pécheur, … Ça me fait du bien car je n’aime pas l’ambiance dans la ville, j’ai l’impression d’être encore au temps du colonialisme. Les expatriés (ou immigrés) tiennent restaurants, hôtels, commerces, et leurs employés ils les appellent « bigboss », ou quand les cambodgiens sont un peu lèche cul, le blanc fait du violon dans leur dos, sinon l’architecture est sympa. Le soir Chacha travaille son vocabulaire anglais du mécontentement et de la colère car on ne peut pas rentrer Enselle avant 22h (ça fait un moment que l’on dort à cette heure là et à côté de là où est Enselle se trouvent bars et boîtes de nuit). Ils disent que Enselle est trop moche pour rester dans l’entrée, et que si on se le fait voler pas de problème ils nous donneront 4000 euros, c’est rassurant. On finit par gagner, on peut rentrer Enselle au pied de l’escalier, et l’on peut dormir tranquille (et Chacha a progressé).

Dimanche, on prend le petit déjeuner le plus chère du voyage, ville d’expat oblige et on quitte cette ville que je n’ai pas aimé. On rejoint Kep, et arrivons au paradis (bird of paradise), nous allons dormir dans un bungalow Khmer. On enchaine avec la spécialité du coin le crabe bleu de Kep et le calamar au poivre de kampot un régal. Pour digérer une balade de 8km dans la jungle, autour d’une colline, on y voit des papillons tout aussi jolis que grands et de petits singes. Ces 2 espèces sont très timides, elles se laissent apercevoir, voir posent, mais ne se laissent pas prendre en photo, pourtant on a essayé de jouer au naturaliste mais la patience de Chacha a été mise à mal et n’a pas résistée. Pour récupérer de cette balade on mange 2 pizzas dont une au reblochon, c’est aussi une ville avec des commerces tenus par des expatriés mais l’ambiance est plus légère et  familiale.

Lundi 3 décembre, après une bonne nuit sous notre moustiquaire au son de la jungle, un petit déjeuner convenable nous parcourons nos derniers kilomètres au Cambodge. On prend de petites routes, nous faisant passer par des marais salants et rejoignons la frontière. Les douaniers cambodgiens nous laissent sortir, ça ne veut pas dire que l’on peut rentrer au Vietnam, d’abord il faut répondre à un questionnaire sur notre état de santé et si on a une tourista on risque la quarantaine. Une fois que l’on a coché les bonnes cases, ils nous prennent la température avec un thermomètre infrarouge (heureusement que ce n’est pas un anal…), j’ai 37,5 et Chacha 37,3°c si ça peu vous rassurer, on peut rentrer au Vietnam. Le monsieur qui nous fait remplir le questionnaire nous demande timidement 2$, on refuse, il insiste un peu, on lui dit que rien n’est écrit nulle part sur la feuille qu’on a signé, il regarde, il n’insiste plus (petite déformation professionnelle peut être de Chacha). On poursuit sur 7km pour nous installer pour la nuit à Ha Tien, où l’on visite le marché, on nous offre de la noix de coco râpée et ça passe bien. Le soir on mange végétarien et ça passe bien aussi.

 

De Gwangju à Phnom Penh

Lundi 12 novembre, jour de départ, première étape nous allons à la poste pour renvoyer notre deuxième carnet d’aventures et les souvenirs qui l’accompagnent. Une dame armée nous aide à tout emballer dans un colis postal et à remplir le bon formulaire, puis la guichetière ce triture le cerveau pour enregistrer notre colis informatiquement car nous n’avons pas d’adresse en Corée et elle ne veut pas celle de l’hôtel. Nous la quittons sachant que tout a fonctionné sauf qu’elle n’a pas collé l’étiquette sur le carton… Deuxième étape, je me rase, et nous finissons de ranger les bagages. Troisième étape, notre propriétaire appel 2 taxis pour embarquer nos affaires et nous même afin de faire le petit kilomètre qui nous mène à la gare routière. On charge carton de bob, sac des sacoches, bagages à mains (une sacoche et un sac à dos) et Chacha dans un taxi, puis pour Enselle le deuxième chauffeur saute dans ça voiture et se casse, non je rigole bien que l’on ait pas essayé de le rentrer dans la voiture je vois difficilement comment on aurait pu faire. Je fais donc le petit kilomètre à pied avec Enselle dans son carton (30kg), on a bien fait d’acheter des sangles c’est plus simple pour porter le carton. Pendant ce temps, le chauffeur de taxi essaye de sous-tirer à Chacha quelque sous, mais on ne la lui fait pas, elle sait lire un compteur même coréen. Le taxi s’en va dégouté (quelque soit le pays, tous les mêmes ces taxis), moi j’arrive explosé. En attendant le bus on se fait un petit plat coréen, puis on essaye de le garder dans notre ventre le temps du trajet car le chauffeur accélère à fond puis pile au dernier moment dans un bouchon, ce qui nous rend encore plus nauséeux que dans un bateau (on est au fond du bus). On s’installe dans le terminal pour passer une bonne nuit, une dame nous aborde pour remplir un questionnaire, on accepte cela nous fait passer le temps et en plus à la fin elle nous offre une power bank à chacun!!! Bonne nuit…

Mardi, j’ai passé une très courte nuit alors que Chacha a dormi comme un bébé, elle est impressionnante, c’est une tout terrain du sommeil. On petit déjeune et allons saucissonner notre sac à sacoches pour ensuite se faire enregistrer. Tout se passe bien, on porte Enselle au bagage hors catégorie et on se fait appeler pour un contrôle de nos bagages. Un monsieur peu aimable nous montre notre saucisson de sacoche mais je ne comprend rien à ce qu’il dit. Je me fais virer, Chacha reste (pour une fois qu’un coréen parle anglais) et doit ouvrir le sac pour retirer la power bank et le rescotcher, le tout avec le sourire (ou pas)… On passe les autres contrôles sans problème, puis on décolle avec Vietnam airline compagnie très confortable, mais qu’est ce qu’il passe de pub sur les écrans. C’est impressionnant, j’ai failli ne pas pouvoir finir mon deuxième parcours de 18 trous au jeu de golf, par contre Chacha n’a pas vue la fin de son film (si elle dormait moins aussi). A Hanoï nous changeons d’avion, nous attendons juste au dessus de l’emplacement de notre avion. On peut voir tout ce qu’il passe entre le moment où l’avion atterri puis décolle et c’est ainsi que 2 personnes crient tout heureux dans l’aéroport « oh  Enselle!!!! ». On atterri à Siem Reap, petit aéroport sympathique, avant de passer les postes de contrôles il faut se faire faire un visa. On découvre l’usine à visa, 2 monsieurs récupèrent passeport et demande de visa ainsi que les sous, nos passeports passent de mains en mains des personnes pour lire les demandes, remplir les visas, coller les visa et tamponner jusqu’au dernier monsieur qui brandit les passeports afin que l’on reconnaisse nos têtes pour venir le chercher. On passe le poste de contrôle qui vérifie que l’on a un vieux passeport et un visa tout neuf, on récupère nos affaires et on retrouve un monsieur charger de nous amener à l’hôtel. Il tire une drôle de tête en nous voyant, on comprend quand on voit son véhicule, beaucoup de gens repartent en mini bus envoyé par leur hôtel, nous c’est un tuk tuk. C’est une moto qui tracte une charrette où 4 personnes peuvent s’assoir face à face, il faut charger dessus notre carton de bob, notre sac ficelé de sacoches, le carton d’Enselle, nos bagages à main ainsi que Chacha et moi. On y arrive avec Enselle qui dépasse de 1m de chaque coté, et Chacha et moi les pieds dans le vide en tenant Enselle. On arrive à bon port, et pouvons passer une bonne nuit dans le lit le plus confortable de tout notre voyage (Chamroen’s home).

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Mercredi, durant la matinée on remonte Enselle, nous refaisons nos sacoches, mettons au fond les affaires chaudes. A midi petite balade en ville au marché pour manger et trouver un T-shirt manche longue pour moi (ma chemise étant un peu trop aérée maintenant). On retrouve l’ambiance d’Asie du sud est, ça fait plaisir. Le soir on mange au night market, on boit des fruits shakes trop bon et pour finir gros dodo.

Jeudi, on se lève pas trop tard ni trop tôt, on va visiter les temples d’Angkor. Pour cela il nous faut un Enselle en forme et tout léger, de quoi s’hydrater et un pass de 3 jours. On commence par la grande boucle (46kms), on est surpris car il n’y a pas grand monde. Difficile de décrire les sensations, l’ambiance, on est dans une jungle qui a repris ses droits sur des vieilles pierres, on pédale sur une jolie route goudronnée en allant de site en site, sur lesquelles on peut grimper au sommet, si les arbres ne l’ont pas déjà fait. On s’amuse bien, en plus on peut manger des ananas frais, on pique nique au bord de l’eau, on s’amuse vraiment. Le soir repas au bouiboui du coin et dodo.

Vendredi, on recommence en faisant le petit tour (25kms), on commence par le plus grand édifice religieux au monde, Angkor Wat. On arrive au moment où tous les gens qui sont venus pour le lever de soleil s’en vont (nous on a eu la flemme), il y a donc beaucoup moins de monde. On enchaine avec Bayon Wat, où il y a pas mal de groupes qui restent en groupe donc il est facile de s’en écarter et de se retrouver un peu seuls. Ce temple est magnifique avec plein de visages, et de recoins. On fait une pause pour manger, et c’est reparti. On gravit un autre temple, il est difficile de monter au sommet car le pourcentage est important, les marches hautes et minuscules (les khmers n’ont sûrement pas des grands pieds). Cela est fait exprès pour montrer qu’il est difficile de rejoindre le paradis. On finit par un temple qui montre comment la nature a repris le dessus (celui de tomb raider) et rentrons en ayant fait un arrêt fruit shake.

Samedi, on commence la journée par une grasse matinée, on enchaine par quelques courses pour grignoter à longueur de journée sur Enselle. Pour se remettre de cette dure matinée on se prend un fruit shake, que l’on déguste au frais dans notre chambre. A midi direction les temples, on commence d’abord à reprendre des forces dans un hamac en attendant que l’on nous serve notre repas. Une fois reposés, on attaque l’ascension du coin qui commence par la face nord à l’ombre de la jungle pour finir sur la face sud ouest à la lumière du soleil, on transpire déjà bien. On a le temple au sommet de la colline pour nous tous seuls, au sommet il est indiqué qu’il limite à 300 personnes dans le temple. On profite, redescendons, explorons, donnons quelques morceaux d’ananas aux singes avant qu’ils viennent se servir eux même (oui c’est mal mais on a eu peur de l’agression), reprenons nos explorations, on s’amuse bien pour nos dernières heures sur le site. Ça vaut vraiment le coup de visiter les temples, 3 jours c’est vraiment le minimum pour visiter, il y a de quoi tenir 7 jours. On rentre, en passant devant la colline où il y a une multitude de bus, mini bus, tuk tuk, tout le monde est venu voir le coucher de soleil sur ce site (on comprend mieux la limitation à 300 pers). On s’arrête prendre notre dernier fruit shake à la dame à l’angle du pont qui à chaque fois nous fait un petit cadeau (bananes, 3L d’eau, 3ème fruit shake…) et ses fruits sont trop bons. On finit la soirée avec sandwich brochette barbecue et salade de mangue verte.

Dimanche, après une panne de réveil, nous prenons un petit déjeuner express, chargeons Enselle, et comme le dit le chauffeur de tuk tuk : C’est partie mon kiki!!!( en français dans le texte) On a décidé de prendre la route principale, donc on fait de grandes lignes droites et c’est un peu monotone. Surprise une procession à fond les décibels nous accompagne, sûrement un gros mariage vue le nombre de personnes. Puis ça se calme, et l’on croise un nombre incalculable de stand vendant des bambous remplis de riz à la noix de coco, trop bon. Nous arrivons à Dam Daek au bout de 38km plutôt sympathiques enfin de compte, bande d’arrêt d’urgence asphaltée permettant de rouler en sécurité, les voitures ne roulent pas trop vite, des villages, des stands pour manger et dire hello aux enfants, journée sympa. On la finit dans une chambre avec ventilateur, on fait un tour au marché pour manger et dodo.

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Lundi, nous nous réveillons après une nuit bof, il y a eu des coupures d’électricité toute la nuit. Sans électricité, pas de ventilateur pour ne pas trop transpirer, et les moustiques en profitent pour piquer. On reprend la route numéro 6 avec son asphalte toute neuve on roule entre 20 et 25km/h, le trafic est un peu plus important mais ça reste agréable. On croise des maisons sur pilotis, des vaches, bananiers, rizières, riz qui sèche. On stoppe à Stoung, où l’on prend une chambre avec clim, comme cela si l’électricité coupe la chambre reste fraiche. On va au marché manger, il y a des stands sur lesquels sont posés différentes marmites avec couvercle. Il faut deviner ce qu’il y a sous le couvercle pour pouvoir manger, je rigole il ne faut pas se gêner à soulever les couvercles et réclamer ce que l’on veut. Retour dans notre chambre au frais pour déguster notre dessert un ananas chacun.

Mardi, on charge Enselle et l’on va chercher le petit déjeuner. Un petit bouiboui rempli de cambodgiens nous fait de l’œil, on se remplit l’estomac pendant qu’Enselle et Bob font leurs stars, posent pour les photographes et se laissent reluquer sous toutes les coutures. On reprend la route, il fait un peu lourd et surtout chaud, quand on pédale l’air nous rafraichit mais dès que l’on s’arrête nos pores  se transforment en fontaines. On trouve une super GH avec une chambre climatisée, on sort visiter le marché où les odeurs nous incommodes. La viande fraichement découpée tous les matins qui cuit au soleil donne envie de devenir végétarien. On finit la journée soit dans notre chambre soit en admirant le coucher de soleil en terrasse.

Mercredi, on prend notre petit déjeuner au pied de la GH, on l’expédie car on est envahi d’insectes, un homme passe le plumeau dans ça voiture où les insectes squattent les moindres recoins de portière ou autre. On reprend la route principale, on observe perchés sur Enselle les scènes de vie, on a eu les jours précédents riz dans les bambous, écrasage de riz que l’on mange en porridge ou comme des cacahuètes, aujourd’hui c’est taille de pierre en mini ou énorme bouddha. La route commence à nous fatiguer, longue ligne droite où l’on file mais c’est ennuyeux, et il y a beaucoup de circulation ce jour en sens inverse. Les voitures ou les camions et surtout les bus doublent les scooters et les engins plus petit mais tout aussi chargés qu’un 18 Tonnes  parfois ils arrivent à 3 de front face à nous, on a l’impression d’être à contre sens sur une 2 voies. Heureusement qu’ils ne roulent pas si vite que ça, et ils klaxonnent toujours pour nous avertir qu’ils doublent, et nous remercient quand on leurs laisse la place mais c’est fatiguant. On s’arrête à Kompong Thnor, ville où l’on peut prendre une route rejoignant le mékong, au marché on fait le plein de fruit et testons 2 variétés de noix de coco. Je me gave tout l’après midi de noix de coco et la petite marron est vraiment excellente. On apprend que c’est férié pour 3 jours dans le pays d’où la circulation importante, c’est la fête de l’eau. Une chose unique au monde se passe en ce moment, le lac qu’on longe se déverse dans la rivière qui l’alimente, la circulation de l’eau change de sens. A Siem Reap et à Phnom Penh il y a des courses de bateaux, longs de 30m et pouvant contenir 70 rameurs. Malheureusement nous sommes entre les 2 villes et ratons tout cela, mais on peut voir les courses et les feux d’artifices à la télé…

Jeudi, on part sans petit déjeuner j’ai mal au ventre, j’ai mangé trop de noix de coco et est vraiment mal dormi. Chacha mange des bananes et on prend la direction du Mékong. Le paysage change, les gens aussi avant les enfants nous criaient dessus hello, maintenant les adultes aussi et ils nous prennent en photo, un monsieur en scooter nous stoppe pour nous photographier et grimper à la place de Chacha pour être photographié. Le paysage laisse place aux plantation d’hévéa, de bananier, … On stoppe au bout de 28km je suis claqué, la digestion des noix de coco me prend beaucoup d’énergie, je n’aurais pas du manger toute la pulpe mais c’était trop bon. On stoppe donc à Chamkar Leu où un monsieur qui dort bien nous accueille dans sa GH. On sort vite fait faire un petit tour dans la ville et manger, le soir pareil et Chacha est toute contente car elle trouve son ananas qui lui a manqué à midi.

Vendredi, j’ai enfin digéré la noix de coco et j’ai faim, par contre c’est au tour de Chacha de faire une petite tourista, notre système digestif fait un reset pour mieux apprécier la nouvelle gastronomie. On charge Enselle sous les regards amusés et techniques de nos hôtes et de leurs amis, on poursuit notre chemin sur cette petite route qui nous mène au Mékong. La première partie est un faux plat montant qui se finit dans un champ de mais (on se croirait dans les Landes sauf que les palmiers ont remplacé les pins), la deuxième partie est un faux plat descendant, on se fait un gros kiff grand plateau petit pignon on survole la route à 30km/h un régal. Puis on finit par 10km de grosse route pleine de véhicules, c’est pénible, on trouve une GH au bord du Mékong où l’on prend un bon petit déjeuner en attendant notre chambre, puis sieste et repas au Smile restaurant on le conseille (restaurant d’application d’un programme de formation pour jeunes orphelins ou issus de milieu défavorisé, si on peut dire sachant que tout le monde est pauvre au cambodge, donc pour les plus pauvres des pauvres). Re sieste et écriture d’article. Le soir on fait un tour night market pour manger, on se fait des amis cambodgiens pour le repas, on se comprend à peine mais on rigole bien.

Samedi, on monte sur Enselle mais Bob et les sacoches restent à la GH pour se reposer. On va visiter le temple de Nokor, ils ont gardé les ruines d’un ancien temple angkorien et intégré dedans un nouveau temple, le tout est très chouette en plus nous sommes les seuls touristes. On repart avec de nouveaux bracelets portes bonheur  (on espère que la roue d’Enselle va nous laisser tranquille). Pour le chemin du retour on cherche les petites routes qui nous font traverser des petits hameaux, une forêt de bambou, on finit au bord du Mékong à chercher un pont de bambou pas encore construit. On dépose Enselle à la GH pour qu’il se repose, nous on retourne au Smile restaurant on y mange trop bien. On enchaine par le marché où je me trouve de petites jupes qui me vont à merveille (si si c’est bien Damien qui écrit), ce sont des kramas, jupe, écharpe, bonnet, hamac, ceinture, tapis, bref tissu qui sert un peu à tout et très confortable que porte les hommes. On rentre à la GH pour écrire et compresser les photos de cet article et l’on finit la journée par une MUKATAAAAAAAA, on se pète le bide.

Dimanche, ça fait quelques jours que la météo nous annonce de la pluie et ce n’est toujours pas pour aujourd’hui. On roule donc au sec après un bon petit déjeuner pour moi céréales aux fruits du pays, et pour Chacha pancake à la banane. On longe le Mékong sur une route sympathique mais pas mal habitée, comme on est dimanche les enfants s’amusent dehors et nous disent bonjour (HELLO à tout va) et quand ils ne nous voient pas leurs parents leurs indiquent que nous arrivons donc c’est des Hello tout au long de la route. On fait une petite pause casse croute dans un bouiboui, où l’instituteur fermier chef du village et son ancienne élève nous aident à commander la soupe de nouille, nous font la conversation et interprètent pour les curieux qui nous regardent manger. On repart mais la route n’est plus asphaltée, il y a donc beaucoup de poussière, mais c’est sympa. On s’installe dans une sympathique GH au bout de 70km notre plus grosse journée au Cambodge. Par contre nous n’avons qu’un stand à proximité pour nous nourrir, pas grand choix surtout qu’il n’y a qu’une seule casserole. Au moins Chacha ne me trimballe pas de stands en stands à soulever des couvercles pour être sûre de prendre ce qui lui fera le plus plaisir, pour finir par lorgner sur mon assiette (même pas vrai).

Lundi 26 novembre, on se réveille à 5h45 comme d’hab mais il pleut des cordes. Enfin les prévisions météo ont fini par voir juste (c’est la première fois que le site YR se trompe durant notre voyage). On profite pour squatter le lit et nos ventres nous disent tant pis pour la pluie on a faim, on charge donc Enselle mettons la capuche mais la pluie se calme on avance sans se faire trop mouiller et nous arrêtons au premier stand contenter nos estomacs, nos papilles et les curieux. On rattrape la nationale, on hésite à traverser le Mékong pour prendre de petites routes qui risquent de na pas être asphaltées et être des bourbiers. On reste donc sur la même rive mais prenons une petite route juste au bord du Mékong. C’est un plaisir, on traverse de belles flaques d’eau, des marchés, des temples, des villages, on longe des murs surmontés de fils barbelés qui cachent des villas luxueuses pour finir dans un village de pécheurs Cham (ethnie musulmane, moins de 10% de la population, 90% étant khmer) où les enfants se jettent sur nous pour nous réclamer des dollars. On monte sur le traversier, et l’on navigue quelques minutes pour rejoindre le centre ville de Phnom Penh. On roule encore un peu au milieu de la circulation qui n’est pas aussi terrible que prévue et arrivons avec 3h d’avance à la GH. On leur laisse Enselle et Bob, allons manger, faire un tour au centre commerciale pour trouver du chocolat le tout sous une pluie diluvienne qui nous aura été épargnée sur tout le trajet en vélo. Retour à la GH qui nous fait patienter encore un peu et l’on peut enfin prendre une douche plutôt chaude, finir d’écrire l’article, charger les photo et dodo.

Bilan Corée du Sud

  • 1050km parcourus (environ) car une partie des données est déjà en direction de la France
  • 70h de pédalage/ marchage / poussage environ
  • mots appris :
    • bonjour: haniasséooooooo (avec l’intonation)
    • merci: kamsamidaaaaaa
    • oui il faut insister sur