De Keh Sanh à Vientiane

Mercredi 9 janvier, il ne nous reste plus que quelques kilomètres pour rentrer au Laos et en plus ça descend. A la ville frontière de Lao Bao, on veut changer nos Dongs en Dollars pour acheter (ou obtenir cela dépend du point de vue) nos visas Laotien. Les banques ne changent pas les Dongs en dollars juste les Dollars en dongs, heureusement nous avons les bureaux de change extérieur devant le marché. Une petite dame, après rude négociation, accepte de changer nos dongs pour 60 dollars, elle ne se fait pas beaucoup de sous mais on a besoin de cette somme pour nos visas, donc on ne descend pas plus bas. A la frontière, où les bureaux de sortie du Vietnam sont à côté des bureaux d’entrée au Laos (pas de no man’s land), nous essayons d’obtenir nos visas. Le problème c’est que les dollars que l’on a sont très légèrement abimés (un billet a une petite entaille, un autre est un peu froissé mais vraiment chouilla), on essaye avec un billet de 100$ tout neuf (tout droit sorti de la banque) mais il a un tampon dessus (ceux qu’ils font quand ils comptent les billets et le tampon marque le total de la liasse) et ça ça ne passe pas. On va donc échanger les dollars neufs contre des dollars neufs aux supérettes d’à coté, mais elles ne veulent pas de nos billets, on enchaine à la banque qui ne veut pas non plus de nos billets trop moches pour eux, heureusement une dame avec d’énormes liasses de monnaie laotienne, vietnamienne, et américaine accepte nos billets tous moches (qui commençaient à se sentir rejetés) contre des billets tous beaux toux propres. On peut enfin obtenir nos visas et nos tampons, bizarrement ils nous ont collés les visas sur une page et le tampon sur une autre page à pétaouchnok. Ce qui fait qu’au moment d’entrer au Laos le douanier qui vérifie si tout est en ordre, cherche nos visas et nos tampons, sans rien comprendre. Chacha doit lui montrer les bonnes pages (surtout que sur son passeport il y a le visa et les tampons laotiens de notre précédent voyage, un coup à si perdre), il nous dit mais pourquoi ils ont fait ça, on lui répond bin on sait pas, il répond qu’ils sont bêtes, et nous c’est ce que l’on a pensé aussi mais sans le dire, le tout chacun dans sa langue mais on s’est compris. On peu reprendre notre chemin sur une route parfaitement asphaltée plutôt descendante, il n’y a plus de klaxons mais des sabaïdee (bonjour) dans les villages. On stoppe à Sepon, où l’on rencontre Clément un cyclotouriste sur la route depuis 4 ans, il a fait des pauses pour travailler. On discute de cyclotourisme bien sûr, de nos aventures et on fait un gros dodo.

Jeudi, on papote avec Clément qui va prendre les petites routes, nous on prend la belle route car Chacha bien qu’elle retrouve le soleil est toujours fatiguée et n’a pas envie de jouer les aventurières. A vrai dire la route est tellement belle, la circulation vraiment tranquille, et les gens sympathiques, pourquoi se prendre la tête… On roule au milieu de beaux paysages, jungle, rizière, petits villages, démineurs qui déminent . Oui oui, on est au Laos dans une partie communiste durant la guerre du Vietnam, bien que le Laos n’était pas en guerre ils se sont prit une cluster bomb (bombe larguée remplie de mines antipersonnelles) toutes les 6min pendant 10ans. Ce qui fait qu’il y a encore des mines enfouis sous terre remontent parfois lors du labourage des rizières par exemple. On finit à Xethamouak à manger des brochettes et du sticky rice, Chacha toujours fatiguée fait un peu la fine bouche pour manger, ça ne lui ressemble pas et ça m’énerve un peu car ce n’est pas comme ça qu’elle va reprendre du poil de la bête.

Vendredi, on se lève tôt et on est passé à un autre style de petit déjeuner c’est biscuits et bananes avec de l’eau froide plate, ça fonctionne bien pour moi j’ai la patate. Par contre Chacha toujours fatiguée mais au moins ce petit déjeuner elle le mange un peu. C’est agréable de rouler au petit matin, il fait frais les couleurs sont belles. On arrive à Phalanxay pour le repas de midi, on passe le gros de la chaleur à l’ombre, on visite le marché, rigolons avec les laotiens, je kiffe. Chacha aussi aime mais toujours fatiguée et ne mange pas grand chose, on dirait un enfant qui mange un plat de brocoli accompagné d’abat (et pourtant ça elle adore), j’en profite pour finir ses plats (au moins il y a un peu de positif dans tout ça).

Jeudi, même journée que la veille, petite étape de 45km pour rejoindre Dong Hen. On visite le temple et pour remotiver Chacha elle a le droit de se faire confectionner une jupe sur mesure style Laotien, elle est aux anges.

Dimanche, on fait une encore plus petite étape pour préserver la forme de Chacha. Arrivée à Seno, on nous aide à trouver la meilleur GH de la petite ville, on nous ouvre la voie en scooter. A midi on retrouve la salade de papaye que l’on a adoré lors de notre dernier voyage, et celle ci est toute aussi bonne qu’elle ne pique. Si les dragons ont existé, ils ont sûrement mangé cette salade pour cracher le feu. Puis on va visiter le marché qui est immense, Chacha fait sa star avec sa nouvelle jupe, mes cheveux à côté passent presque inaperçus.

Lundi 14 janvier, après nos biscuits bananes, on fait une dizaine de kilomètres sur la route principale nord sud et l’on bifurque pour prendre de plus petites routes. Ça fait du bien d’avoir un peu plus de virage, des ponts qui font peur à Chacha et il est vrai que c’est plus rassurant de les prendre à pied, on retrouve le Mékong. A côté d’une école nous trouvons un bouiboui pour manger une bonne soupe de nouille que Chacha finit (alléluia). Et l’on reprend la route pour trouver un coin où dormir, on tombe sur une guest house perdue au milieu de nulle part. Elle est très confortable, le seul problème c’est qu’il n’y a rien pour manger, on ressort donc avec Enselle pour aller au prochain village et trouver à manger.

Mardi, on quitte notre super GH pour rejoindre Takhek. C’est une ville où l’on s’est arrêté lors de notre dernier voyage avec Lisa (petite sœur de Chacha). On a hâte de voir comment cette ville a évolué, déjà la GH où l’on avait dormi n’est plus en bon état. En arrivant dans la ville on fait un détour vers la place centrale au bord du Mékong. C’était un carré d’herbe cramé, c’est devenue une place en construction avec un édifice religieux et au bord du Mékong il y a un office du tourisme. On se pose dans un café restaurant, pour manger un cheese burger à la laotienne avec des frites. Ils nous servent dans une assiette  un pain à la française avec du fromage et un steack, accompagné à côté de tranches de tomates, concombre, et oignons, plus qu’à faire son hamburger maison. C’est trop bon, et ça fait du bien puis on rejoint un hôtel à l’écart de la ville pas chèr et super confortable, tout ce qu’il faut pour reposer nos jambes.

Mercredi, on profite d’un bon petit déjeuner, puis de notre chambre, puis de la ville. Aujourd’hui on se repose, on mange de bonnes pizzas, buvons des fruits shakes, et on réfléchit pour la suite de la route. Deux options s’offrent à nous, une qui fait un détour dans un jolie décor au milieu des montagnes, des grottes ; une autre qui reprend la route principale en direction de Vientiane nous laissant le choix de faire de petits détours.

Jeudi, encore un bon petit déjeuner, puis on charge Enselle devant tout le monde qui trouve cela magnifique. Vu que Chacha n’a pas les jambes de ses 20ans (elle en a bientôt 30), nous prenons la route principale où il n’y a pas de côte à plus de 10%. Le trafic est tranquille comme le Laos, dans une station essence pour la pause pipi nous rencontrons des gens parlant français qui sont encore plus curieux que les laotiens et nous posent plein de questions (ce sont des expats laotiens de retour au pays). On reprend notre chemin tranquillou en saluant les villageois sur la route, on s’arrête à Hinboun pour faire dodo et se balader dans le marché.

Vendredi, on reprend le petit déjeuner biscuits bananes, et la route toujours sans soucis avec une Chacha toujours fatiguée, donc très silencieuse ce qui n’est pas plus mal pour moi ça repose. Pour rompre cette plénitude Enselle fait son caprice et casse donc un rayon, pour changer (mais ça faisait longtemps). L’incident se passe à côté d’une aire où les scooters s’arrêtent aussi pour réparer et en profitent pour analyser notre situation. Cela vide l’énergie de Chacha, c’est dur de me regarder faire la mécanique avec les laotiens. On remonte sur Enselle, on mouline tranquille jusqu’au carrefour de Viang Khan où l’on squatte la GH et sortons juste pour manger.

Samedi, on décide de faire un petit détour pour visiter la grotte de Konglor. Pour cela nous devons passer 2 cols un de 100m et un autre de 400m sur des routes plus ou moins en bonne état. Tout ce qu’il faut pour mettre Chacha à l’aise. C’est à dire que c’est assez drôle elle sait que l’on a 2 côtes à passer et elle se sent toujours fatiguée. Donc derrière moi j’ai une personne qui est stressée, qui pleure car elle a peur de ne pas y arriver (c’est pas comme si on vit déjà passé des cols à plus de 4000m), qui ensuite dit mais c’est bon on a la journée pour faire 45km, puis silence total et ça recommence. Le truc c’est que l’on a pas encore commencé à grimper, on enchaine juste des petites montées et descentes tranquillement, on slalom entre les trous. Il faut dire que je n’arrête pas de rappeler que Chacha est fatiguée car elle n’arrête pas de me le rappeler, mais on est aussi au rythme du Laos on roule paisiblement tranquillement sans trop en faire. Je reprends nos montées, donc Chacha tendue arrive au sommet de la première bosse sans s’en rendre compte, fière comme elle est, elle me sort oui mais celle ci c’était la petite il reste la difficile. On redescend en direction de l’Everest (vue par Chacha), on arrive au pied de la pente, petite pause pour grignoter et on reprend la montée. On avance sans trop forcer, et la pente s’accentue de plus en plus et l’on doit commencer à appuyer de plus en plus sur les pédales, jusqu’à que Chacha toute essoufflée me dit j’en peux plus. Pas possible que je nous tire tout seul, on met donc pied à terre, on respire et on pousse Enselle sur 100m. On passe le virage, remontons sur Enselle et atteignons le col sans trop de difficultés qui en plus nous offre une jolie vue sur les monts alentours. Chacha est soulagée, et rigole de son départ de la journée. On redescend sur le village de Na Hin, la route est en reconstruction avec de gros pourcentages qui fond chauffer les freins. Au village on trouve encore une jolie GH que l’on n’a pas envie de quitter, on y dort bien et surtout on y mange bien.

Dimanche, grand changement on remplace les bananes par des pommes mais on garde les biscuits. Enselle les roues lui démangent car on va voir la grotte de Konglor aujourd’hui, mais avant 45 petits kilomètres au milieu des montagnes et des champs de tabacs un kiffe. Nous croisons un couple de cyclotouristes suisses avec leur fille de 2 ans et demi, on papote un moment ça fait plaisir, on aurait bien roulé un peu avec eux. On papote, pour nous ça va il ne nous reste que 5km mais pour eux il leur en reste 40 et le soleil n’a pas attendu la fin de notre conversation pour monter. On remonte sur nos vélos, finissons notre trajet, mangeons bien même pour Chacha et filons à la grotte. Cette grotte est une rivière souterraine qui se visite en bateau à moteur, 7km de long à la lumière de nos frontales qui n’ont plus de piles, heureusement notre capitaine à la sienne qui fonctionne. C’est une expérience de fou, nous sommes pratiquement seuls dans la grotte, on découvre d’énormes colonnes, stalactites, stalagmites et surtout la sensation d’être dans le noir total flottant sur une pirogue qui va vite. C’est assez fou. Une fois de l’autre côté de la montagne on discute avec notre capitaine et un de ses collègues (pause syndicale laotienne), et on recommence dans l’autre sens, on s’éclate tout autant (bon Chacha est pas sereine sereine mais elle est contente quand même). On finit à la GH avec une belle banane sur nos lèvres à défaut d’être dans nos estomacs et l’on fait de beaux rêves de cette magnifique journée.

Lundi 21 janvier, on a le droit à un copieux petit déjeuner, on enfourche Enselle pour retourner à Na Hin. Chacha a récupéré et rattrape son retard de blablablabla, sur les 43km, juste les 5 derniers se feront sans le son de sa voix car il y a beaucoup de vent. On retourne dans la GH et le soir on papote avec Anne et Philippe de voyage et de leur travail de maraicher.

Mardi, on retourne à Vieng Kham mais comme la route n’est pas en super état et que les pourcentages sont élevés dans ce sens on décide de le faire en Tuk tuk avec Enselle et Bob sur le toit et un scooter dans le coffre. Les premiers kilomètres nous sommes seuls, et en un arrêt c’est complet. Au départ je regrette un peu notre décision, mais plus les kilomètres passent plus je me dis que c’est la bonne décision. Il y a encore plus de travaux, et à certains endroits ils viennent de poser l’asphalte qui est donc tout collant une misère en vélo surtout que ça monte. Et pour changer on squatte le GH, même pas une petite balade dans le marché.

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Mercredi, après le regain d’énergie de Chacha elle est vidée, c’est simple soit un son sort de sa bouche soit elle pédale. Je préfère qu’elle pédale, c’est moins fatiguant pour moi. On croise de jolies paysages tous verts, bien que l’on soit sur la route principale c’est calme, détendue, on aime le Laos pour cette ambiance paisible. Mais aujourd’hui on assiste en direct à un vol à l’arraché! ça fait bizarre! Une dame s’est fait dépouiller un sachet de biscuit par une vache, qui s’est enfouit au trôt en engloutissant les biscuits ET le sac plastique. Ne pouvant aider la dame, qui ne voulait pas appeler la police à cause de la pression du gang des vaches sur le village, nous poursuivons notre route jusqu’à Pakkading. Sur le chemin un laotien, parlant très bien anglais, discute avec nous pendant qu’une amie lui met la pression pour avancer, ce qui est rare au Laos de mettre la pression. Arrivés nous découvrons une immense chambre, où Chacha va pouvoir se reposer.

Jeudi, on rejoint Paksane, on peut rester sur la route principale, ou prendre une piste. J’arrive à convaincre Chacha de prendre la piste, une piste en terre plutôt bonne qui rassure Chacha. Lors d’une pause photo, une mobylette s’arrête pour vérifier si l’on est sur le bon chemin, c’est prévenant de sa part. On croise des villages, où l’on a encore plus de Sabaideeeeeeee, de pouces levés. Puis on tourne à droite pour prendre la direction de Paksane, et la piste rouge devient blanche, plus caillouteuse qui fait le bonheur de Chacha et en plus elle est plus fréquentée (enfin fréquentation laotienne). Heureusement nous avons nos chapeaux chinois qui nous protègent du soleil, avec un foulard qui les tient sur nos têtes et nous protègent et de la poussière. Nous atteignons la route principale, où l’on trouve une bonne soupe de nouille, nous donnant l’énergie pour rejoindre une charmante GH au bord du Mékong. On fait un petit tour au marché, et le soir c’est barbecue au bord du Mékong en face de la Thailande.

Vendredi, on quitte les rives du Mékong et l’on reprend la route principale. La circulation est un peu plus dense mais ça reste à la taille du Laos. On croise un autre cyclotouriste anglais un peu spécial, c’est sûr que l’on aurait pas aimer faire de la route avec lui. A part ça rien de spécial sur la route, arrivés à Thabok nous trouvons une chambre dans une GH sensée être fermé d’après l’anglais. On fait un petit tour au marché comme d’habitude sauf qu’aujourd’hui les gens sont encore plus fun, on se fait donc plein de copines rigolotes et puis dodo.

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Samedi, Chacha est bien fatiguée elle ne parle plus du tout, juste sort des sons de sa bouche comme téh ou pfffff donc pour la comprendre faut bien faire attention au contexte. Mais elle est très heureuse car elle a du travail pour notre retour en plus à Chambéry, sans avoir à chercher. On reprend la route principale, pas folichonne, cela nous permet de rêver à notre retour chacun dans son monde. On fait une pause détour pour visiter une ferme parc en fin de construction, nous y trouvons de jolis tournesols, quelques fleurs et potager, et surtout toutes les étapes de fabrication d’un tissu en coton. Chacha, ils n’ont proposé qu’à Chacha, a pu tisser, préparer le coton et faire du fil. Moi je n’ai eu le droit qu’à gouter l’alcool. Au bout de 38km, nous trouvons une GH avec un grand parc. Chacha en profite pour ronfler, manger et déguster une glace et pour se distraire elle part à la chasse aux fourmis dans la chambre. Je ne connaissais pas ce passe temps, surtout qu’elles font le ménage autant les laisser tranquille. Mais elle a peur que si elles n’ont plus rien à se mettre sous la dent elles s’attaquent à ses petites culottes. Comme les fourmis sont une réserve inépuisable, et que l’énergie de Chacha, elle, ne l’est pas, surtout en ce moment, inépuisable on finit par s’endormir.

Dimanche, direction Vientiane, on reste sur la route principale ça ne roule pas trop et c’est plus court. Surtout tous les 10km il y a une station essence pour que Chacha fasse la vidange. Aujourd’hui on vole sur la route c’est une de nos étapes les plus rapides 67km en 3h45 (sans compter les pauses), je me suis bien amusé, pour Chacha je ne sais pas mais elle a pas râlé et a fait une étude des toilettes tous les 9,7kms. Il est vrai que ça fait quelques semaines que je ne l’ai pas entendue dire : « pédale moins vite » ou « change de vitesse ça mouline trop » ou « ça va, tu t’amuses après tu vas dire que t’as mal aux jambe », en ce moment c’est plutôt : « on peut s’arrêter, j’ai envie de faire pipi ». On entre dans la ville, ça fait plaisir, on a aussi voulu rester sur la route principale pour arriver par le boulevard descendant sur le palais présidentiel. On se fait un kiffe de redescendre tout le boulevard passant devant les musés, le Patuxai l’arc de triomphe laotien, et pour finir le palais présidentiel. On laisse Enselle dans l’hôtel et en attendant la chambre on va manger dans une boulangerie française. On retourne voir la chambre mais elle n’a pas de fenêtre, ma petite claustrophobie risque de ne pas supporter ça pendant une semaine. On va donc chercher une autre chambre dans le Lao Silk Hôtel, qui est vraiment mignonne, pour Enselle pas de problème dans la chambre avec nous, trop bien. Pour le soir pizza au feu de bois et dodo.

Lundi 28 janvier, méga grosse journée, réveil un peu tôt à cause du rythme que l’on a pris. 7h30 petit déjeuner offert par l’hôtel, 10h (il fallait au moins tout ce temps pour se préparer) petit tour nostalgique (on a pensé à toi Lisa) dans la ville. On retrouve les différents lieux où l’on a dormi, mangé, bu des fruits shakes lors de notre précédent voyage, et bien ça a bien changé ou évolué. On se fait un repas indien, puis repos, écriture du blog. Le soir on va se balader au marché de nuit, qui a bien grandi, et la rive du Mékong est transformée, c’est encore plus vivant. Les Laotiens y font leur sport, et les touristes y font leur touriste, le tout avec des sourires qui font plaisir.

Mardi, réveil sans petit déjeuner car Chacha va faire des examens au centre médical français et doit être à jeun. Comme je ne peux pas tenir tout ce temps sans manger on s’arrête à la boulangerie pour des pains au chocolats (chocolatine !!!). Au centre médical, les médecins détectent un parasite que Chacha doit encore garder quelques mois avant de pouvoir l’expulser (et en plus après on doit l’entretenir au moins 18ans). Et le pire d’après la personne qui tient l’échographe, la parasite est là depuis novembre 2009 donc vue le temps de gestation ce serait un éléphant, mais on ne connait pas le sexe même au bout de 10ans. Après l’échographie vintage, la prise de sang vintage, on ressort tout content bien qu’on le sache depuis que Chacha à fait le test de grossesse au Vietnam. On grignote transmettons la nouvelle à la famille, geekons, sandwich aux titions et dodo.

Mercredi, on retourne au centre médical français pour récupérer les résultats de la prise de sang et tout va bien on peut donc continuer à voyager à vélo (le médecin a dit si prise de sang ok vous pouvez continuer le voyage à vélo jusqu’à 9 mois). Pour fêter cela, j’ai le droit à mon cadeau de noël un bouddha couché (il était temps). On enchaine avec les boutiques souvenir et l’on tombe sur un magasin de tissus traditionnels plutôt anciens. On sympathise avec le vendeur, on raconte notre voyage et surtout les tapis que l’on a vue en Turquie, Iran et Asie centrale. Ce qui est drôle c’est que l’on retrouve des formes similaires même avec le Laos, le vendeur nous fait un super prix car on a une bonne tête et qu’il nous apprécie beaucoup d’après ses dires (comme un vrai vendeur de tapis). Puis Chacha s’attèle à la paperasse et dodo.

Jeudi, on sort faire du tourisme, lors de notre première venue à Vientiane nous avions visité un temple tout en restauration. On peut donc le revisiter sans les échafaudages, tout beau, tout neuf, puis on visite le wat Si Saket. Il est rempli de boudhas et orienté bizarrement, c’est à dire perpendiculairement au sens du courant du Mékong au lieu d’être dans le sens du courant. A l’intérieure on retrouve les peintures magnifiques (on ne peut pas les prendre en photo), à l’extérieur nous faisons vibrer un genre de gong en frottant nos mains dessus et s’il sonne nous aurons plein de chance, résultat nous sommes très chanceux (et apparemment les seuls touristes à l’être, ou alors on est doué en frottage de gong). On poursuit notre visite sur le Patouxai pour profiter de la vue de son sommet et se mettre en appétit, puis on mange une lasagne au poisson et une quiche (ça vous fait envie?) trop bon. Et on finit la journée à vous écrire ces lignes, Chacha a cherché un appart pour Chambéry.

 

7 réflexions sur “De Keh Sanh à Vientiane

  1. Maman 1 février 2019 / 12 h 01 min

    😊😍😊💕🤔❤️… 😘

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  2. Dupré 1 février 2019 / 13 h 12 min

    Superbes ces photos, le laos me fait envie !

    C’est officiel je vais être tatie, tellement heureuse
    Hihi Chacha fatiguée et pissotiere plus que jamais

    ❤️

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  3. DZIERWA 1 février 2019 / 13 h 59 min

    Je suis super contente pour vous !!! Toutes mes félicitations Damien. Nathalie

    Aimé par 1 personne

  4. Gérard SAUBION 1 février 2019 / 19 h 27 min

    J’imagine le grand père Pierre du Gat qui se serait étonné: « sur un tandem, il ne peut pas y avoir un autre passager sans pompe ni sacoches !!! » …

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    • Braizat 2 février 2019 / 15 h 43 min

      Sincères félicitations. Et de 3. BRAVOS . Du rose cette fois pour contredire les frangins et que Thérèse s exerce à lui faire des couettes ! En attendant prenez bien soins de vous 2…..oups 3. Bisous

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  5. Clarisse DUPERE 2 février 2019 / 19 h 15 min

    Le Laos nos plus beaux souvenirs ! On prend plaisir à vous nous lire, ça nous fait remonter le temps et on adore ! Merci d’en partager ! Ça nous donne envie de remettre Le sac à dos et de prendre un billet pour l’asie ! Félicitations ! Ça sera un voyageur c’est certain !! Bisous

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  6. Dupont 2 février 2019 / 21 h 41 min

    Bonjour/soir
    En voilà une super nouvelle : un(e) futur grand(e) voyageur(se) !
    Trois fois grande-tante en un an !!! Cela ne rajeunit pas !
    Soyane est enchantée d’avoir un(e) troisième petit cousin(e).
    Damien, ménage ta famille…
    Bises à tous les 3
    Nanou et Soyane

    Aimé par 1 personne

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