De Ha Tien à Ho Chi Minh

Mardi 4 décembre, bon anniversaire belle mamie (90ans !!!!!!), après des bananes, une soupe au bout de 5km, on fête cela en pédalant 83km. On rejoint Tri Ton, par la route qui longe la frontière, au milieu des rizières, des canaux et de je ne sais combien de ponts. Tous les 10km on fait une pause, pour s’hydrater, boire un jus de canne à sucre, manger des bananes frites, ou une soupe de poisson chat accompagnée de sa tête. Arrivés on trouve une funky GH avec une propriétaire encore plus fun. Le soir on prend 2 repas car les portions sont toute petites, nos appétits sont énormes et bon gros dodo.

Mercredi, quelques bananes en guise d’apéro petit déjeuner, puis petit déjeuné et c’est parti on rejoint Long Xuyên. Malheureusement la route est plus circulante, donc les klaxons sont beaucoup plus nombreux et plus forts. Un scooter qui double klaxonne, une voiture qui double klaxonne plusieurs fois, un camion (ou autobus) qui double klaxonne plusieurs fois et plus fort, et surtout le camion (ou autobus) avant de nous doubler double déjà des scooters depuis un moment ce qui fait qu’on l’entend depuis un moment au milieu des autres klaxons. Il faut dire qu’au Vietnam le klaxon est couplé avec d’autres fonctions, par exemple quand ils doublent en face de nous pour être sûr qu’on les voit bien nous arriver dessus, le klaxon est synchronisé aux pleins phares, ou quand ils mettent le clignotant le klaxon est synchronisé au clignotant. Ce dernier est très utile car au carrefour quand ils tournent à gauche ils serrent le virage sans visibilité, ce qui fait qu’ils se retrouvent à contre sens, donc quand on arrive en face, on entend le klaxon (futé), on se décale au centre de la route, et eux remonte à contre courant en allant sur leur bonne voie et sa fonctionne très bien, le pire c’est que l’on finit par faire la même chose. Heureusement le paysage est toujours aussi sympa, on finit par trouver une GH sympathique, on fait un tour au marcher pour se ravitailler et repos. Vers 17 18h on se lève pour aller manger (le soleil se couche vers 17h30 et se lève à 6h), on découvre un mot glissé sous notre porte. C’est un autre couple en tandem, ils sont sortis manger, on part les chercher en ville et comme on l’avait prédit ils sont au premier restaurant sur le chemin (en même temps on est les seuls étrangers de la ville). Ce sont des brésiliens vivant en Angleterre, ils sont partis de Tokyo et rejoignent Paris en tandem, on refait le monde des cyclotouristes, on s’échange des astuces et vers 21h30 on va se coucher. Demain on part vers l’est eux vers l’ouest.

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Jeudi, on se lève plus tôt que nos comparses, on mange quelques bananes et c’est reparti. On prend un ferry pour traverser l’un des 9 dragons (bras du Mékong) et éviter la grosse route remplie de klaxons. On a quitté les rizières on retrouve d’abord un sandwich en descendant du ferry, puis des arbres fruitiers et des fleurs c’est tout aussi jolie. Nous atteignons la ville de Sa Dec, fatigués, on mange, on dort, puis on mange et pour finalement dormir.

Vendredi, on petit déjeune mais pas de bananes cette fois ci, et une belle journée s’annonce. On peut prendre encore de plus petite route longeant les canaux, on traverse de petits villages, on ne croise que des 2 roues, ce qui fait que nous sommes les plus gros et donc prioritaires. Lors d’une de nos pauses des 10km un monsieur nous invite dans son jardin, car il fait pousser des bonzaïs en donnant des formes aux branches et racines avec des tuteurs. La journée est vraiment sympathique sauf les 10 derniers kilomètres qui se font au milieu des klaxons sur une grosse route qui débouche sur une « autoroute », heureusement on peut rouler de l’autre côté de la barrière et cette autoroute finit sur un rond point pour rentrer dans la ville de Vinh Long. Nous y trouvons une chouette GH, où d’autres cyclotouristes sont déjà installés. On file au marché se ravitailler, puis on se repose (qu’est ce que l’on est fatigués!), le soir on rejoint Magda et Raphael. Un couple de polonais qui tiennent une GH et profitent de la saison « froide » pour voyager à vélo en Asie au chaud. On papotte, mange de bons sandwichs, et dodo.

Samedi, on se réveille à l’heure où les polonais décolle 6h, mais cette fois ci Chacha n’a pas vraiment envie de se lever. Et je n’ai pas vraiment envie de lui mettre un coup de pied aux fesses, donc le temps passe et on ne se lève pas plus. On finit quand même par sortir de la chambre car on a faim, aujourd’hui repos et éco-responsabilité. On se fait une petite soupe, et déambulons dans le marché à la recherche de grands gobelets thermos et de pailles réutilisables. Car tous les jours nous buvons au moins chacun un jus de canne à sucre, ou jus de fruit, servi dans un gobelet plastique avec couvercle plastique, paille plastique, anse plastique ou sachet plastique. On les jette dans des poubelles mais on ne sait pas où ça finit et l’on en trouve partout au bord des routes. Nous avons le choix entre plein de récipient, mais Chacha a déjà repéré ce qu’elle veut et faut trouver cet exemplaire dans la multitude de choix, et on y est arrivé. Retour à la GH avec nos 2 thermos remplis de jus et ils sont encore meilleurs comme ça. Puis manger, écriture et dodo.

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Dimanche, on se réveille sans bananes mais avec du pain et de la confiture de fraise (le colonialisme peut avoir du bon). On reprend Enselle et traversons le marché pour faire le plein de pain. Nous prenons le premier traversier de la journée, découvrons les champs de mangoustanier, c’est bien un arbre mais dessus ne pousse pas des mangoustes mais des mangoustans je vous laisse faire la différence. Nous prenons notre deuxième traversier, Chacha les préfère aux ponts, c’est moins vertigineux. On prend un petit chemin, puis encore un plus petit pour trouver les bungalows d’un farmstay où nous nous installons. Puis comme on l’a vu sur la route ici il y a du cacao, nous pouvons donc boire un cacao glacé trop trop trop bon. Pour nous remettre de nos émotions cacaotesques nous faisons la sieste dans des hamacs, puis la dame nous prépare un repas gargantuesque et délicieux le tout suivi par un gros dodo.

Lundi 10 décembre, après un super bon petit déjeuner nous quittons notre paradis. On rejoint un pont qui commence tranquille pour rejoindre une île et l’on enchaine avec un deuxième qui enchante Chacha. Cela fait un moment que l’on n’a pas autant grimpé, Chacha reste tendue tout du long, on redescend et prenons une route plus petite. On passe de plus petits ponts en bois qui bougent sous nos roues, ce qui fait toujours autant plaisir à Chacha et Enselle qui casse un rayon. On s’installe pour le changer, mais pas moyen de retirer la cassette, heureusement nous nous sommes installés à côté d’un mécano. Il nous retire la cassette grâce à une visseuse électrique, on peut remplacer le rayon et faire monter le mécano à la place de Chacha qui reste réparer les scooters. Un peu plus loin nous prenons notre dose de jus de canne à sucre quotidienne (on tombe vite accro), le vendeur nous indique que nous sommes à plat. On s’installe pour changer la chambre air (on réparera l’autre plus tard), c’est la sortie des classes nous sommes vite assaillis par les jeunes, et par le mécanicien qui veut à tout prix nous aider. On le laisse remettre le pneu en place c’est ce qu’il y a de plus chiant et il s’applique. Pendant ce temps Chacha donne un cours d’anglais, repère les rigolos et les amoureux parmis les jeunes. Nous repartons avec la pression de tous les gens qui nous fixent pour savoir comment on démarre avec un tel engin. Nous sommes content d’arriver à Tan An, où l’on peut se reposer.

Mardi, on démarre le ventre plein de je ne sais plus quoi (confiture de fraise, bananes, ou soupe), mais on avance en sachant que nous allons prendre deux traversiers, et on aime prendre des traversiers. On sent une petite bruine rafraichissante au départ, ça fait du bien. On arrive à la première barge, on grimpe dessus, la bruine qui avait disparu revient mais en plus grosses gouttes et plus intenses. On est trempé en 2 min, heureusement sur l’autre rive on peut attendre à l’abri avec les autres scooters que ça se calme. On repart, on profite d’une atmosphère nettoyée par la pluie pour admirer le paysage. Les nuages trouvent que ce n’est pas assez propre, donc ils en remettent une deuxième couche, et par chance nous avons juste le temps de nous abriter devant un café qui nous sert un thé glacé. Le temps de boire la théière et l’averse est passée. L’atmosphère est clean, le paysage est sympa, le deuxième traversier nous amène sur une plus grosse route, on l’on roule bien au milieu des camions qui chargent, déchargent et klaxonnent pour nous encourager. Nous finissons la journée à Bén Luc où l’on se régale dans les bouibouis, et l’on dort dans une chambre avec une immense baie vitrée vue sur les usines.

Mercredi, on petit déjeune du pain avec du lait concentré, il nous faut au moins cela pour rentrer dans Ho Chi Minh (ou Saïgon). Plus on avance, plus il faut faire attention à tout, les scooters arrivent par la droite, la gauche, par derrière et devant, parfois on lève les yeux au cas où qu’un arriverait pas par là. On s’installe dans la GH, et on a la confirmation que nous sommes dans un autre pays. Déjà il y a des grattes ciels, tout est plus chère, et à la GH on doit payer avant d’avoir vue les chambres (depuis que l’on est au Vietnam on paye en quittant la GH), il faut laisser une caution qui vide notre porte feuille, on croise plein de touristes qui ne sourient pas, et les vietnamiens ne disent pas hello quand on les croisent on s’est même fait jeté d’un parc sans un sourire. Ça fait bizarre, on n’a plus trop envi de rester dans cette ville, mais bon il faut bien que l’on accueille les belles mamans et la belle sœur et qu’on les laisse récupérer de leur vol pour aller gambader au Vietnam. On récupère belle maman Dupont à 20h30 (heure où l’on serait déjà couchés), elle a mis 1h pour descendre de l’avion, puis belle maman Martinez à 22h, elle a mis 30min à sortir de l’avion. On les ramène à l’hôtel, puis on retourne chercher belle sœur Dupré n°1 (Fanny) qui met plus d’une heure à descendre de l’avion. On peut enfin se coucher, il est pratiquement 3h du matin, et vous vous demandez pourquoi elles ne se sont pas arranger pour prendre le même avion, je me le demande aussi, ce n’est pas comme si cela n’était pas prévu depuis des mois (ah je reconnais bien là l’esprit de contradiction de Charlène)…

3 réflexions sur “De Ha Tien à Ho Chi Minh

  1. Chambost Nathalie 28 décembre 2018 / 8 h 50 min

    Charlène tu ressemble beaucoup à ta maman…je vous souhaite de continuer de profiter de chaque instant de votre périple pour passer en 2019 en douceur..et nous faire partager quelques instants.. .que le bonheur vous accompagne . A bientôt.

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  2. Mireille Dupont 1 janvier 2019 / 16 h 25 min

    meilleurs voeux pour toute la famille de Thérèse petits et grands que 2019 vous apporte du bonheur de la joie. Bisous Mireille

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  3. Dupont 3 janvier 2019 / 0 h 00 min

    Vous m’avez fait rêver toute l’année 2018… profitez encore de quelques mois de découvertes, curiosités, amitiés, toutes ces grandes choses ou petits riens qui rendent belle la vie ! Tous mes voeux de longévité de bonheur à vous deux et à vos touristes préférées.
    Nanou

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