De Busan à Gwangju

Mardi 23 octobre, on se réveille comme d’habitude vers 6 7h, on mange, et je finis ma nuit jusqu’à 13h, petit besoin de récupérer, je pense que Chacha en a profité pour geeker. Ensuite on se balade dans le quartier et nous rejoignons le centre culturel de la Nakdong river. On y joue avec les vidéos interactives, prenons de la documentation sur les pistes cyclables du pays. Et rentrons pour se reposer de cette dure journée, faire une lessive et réfléchir à la suite du voyage en Corée.

Mercredi, on se lève aux mêmes horaires, c’est à dire moi un peu plus tôt que Chacha et je guette le moindre signe de réveil de Chacha pour que l’on puisse remplir nos estomacs, et cette fois ci on ne se rendort pas. On prend le métro pour rejoindre le terminal des ferry afin d’acheter nos billets, on souhaite faire le tour de l’île de Jeju, puis retourner sur le continent à Mokpo pour remonter une rivière sur une autre piste cyclable. Problème il n’y a plus de bateaux qui font Busan Jeju, ils renouvellent leur flotte. Pas de soucis on va s’adapter, c’est devenu notre 2eme prénom. Avant cela on va visiter le marché aux poissons et nous gravissons une colline jusqu’au village de Gamcheon. C’est un village lego, des cubes colorés faisant penser à une ville d’Amérique latine, on se croirait partout sauf en Corée. Ce village est un lieu où les Coréens se sont réfugiée pendant la guerre de Corée, puis c’est devenu un lieu abandonné assez pauvre, et l’état a donné des sous afin que des étudiants fassent parler leur sens artistique dans ce village. Il y a donc plein d’œuvres à découvrir, de jolis points de vue sur la mer jaune, le village et beaucoup de touristes (on n’a plus l’habitude). On redescend de la colline, prenons le métro pour le plus grand centre commerciale du monde où il y aurait toutes les marques du monde. On n’est pas sûr qu’il y ait toutes les marques du monde, mais il y en a pour tout le monde, on recherche une chemise manche longue pour moi, car la mienne commence à être vraiment fatiguée (remarque ça fait de l’aération). On trouve plein de belles chemises à tous les prix et même du XXL comme j’aime. Mais ce XXL m’arrive à mi bras pour des manches longues c’est un peu bizarre, en Corée il faudrait trouver du XXXL et encore …. Ce n’est pas dans ce pays que je pourrais m’habiller, retour au motel pour réfléchir à d’autres option pour rejoindre l’île de Jeju.

Jeudi, on reprend le métro pour 32 arrêts (1h15) afin d’acheter des billets de bus au terminal des bus pour mettre en route le plan B. Le plan B étant de rejoindre Mokpo en bus puis prendre le bateau, faire le tour de l’île et revenir sur le continent et remonter la rivière jusqu’à une grande ville où l’on pourra prendre le bus soit pour Séoul soit pour l’aéroport directement. Problème, il n’y a pas de bus direct pour Mokpo ce qui nous surprend. On passe au plan C on prend un bus pour une ville d’où on peut suivre une piste cyclable jusqu’à Mokpo. On prend nos billets, mangeons au terminal et avant de gravir une colline, passons au centre d’information touristique du Terminal. Où une dame nous explique qu’il y a bien des bus pour Mokpo mais ce n’est pas à ce terminal, ici ce sont les express qui relient les grosses villes, il faut aller au terminal intercité qui est à « 2 pas » de notre motel (c’était la peine de faire tout ce trajet en métro). Sa voisine pendant les explications nous a noté sur un papier tous les horaires et le prix des bus pour le lendemain. Aller savoir comment Chacha n’a pas fait attention à tout cela et pourquoi  on n’est pas passé d’abord au centre d’information avant d’acheter nos billets, on est vraiment en mode détente, on se laisse porter. On se fait rembourser nos billets et pouvons commencer notre balade au départ du terminal. On monte au temple de Beomosa, en traversant une foret sur une colline en pleine ville, c’est très surprenant. Au temple, on découvre que c’était fête ils sont en train d’enlever des décorations, pendant que des gens prient avec les moines. On rencontre un sympathique monsieur, il nous aborde en disant que j’ai un super style, je porte ma chemise en fin de vie et mon pantalon délavé par le soleil (comme quoi le style grunge ça peut plaire)… On papote puis redescendons par un autre chemin et nous sommes surpris cette fois ci d’être en ville. On prend le métro avec quelques arrêts en moins que ce matin (un en moins en fait) mais ça reste toujours aussi long, on tente de me trouver une chemise dans le centre commercial voisin à notre motel mais c’est toujours trop petit. On se demande comment certains Coréens s’habillent, car ils ne sont pas tous petits, on croise de bons gaillards…

Vendredi, après un rangement de toutes nos affaires car comme à chaque fois que l’on s’arrête plus d’une nuit dans un lieu on se l’approprie. La chambre d’hôtel devient notre studio, c’est à dire que la salle de bain sert à se laver, laver les habits, étendre le linge et parfois de cuisine, la chambre sert à dormir, de centre de décision intense du genre on mange quoi? on fait quoi demain?, de centre de triage d’affaires, aussi de buanderie et bien sûr de geekage. Donc tout cela entraine un petit bazar qu’il faut ranger. On rejoint la station de bus intercité en vélo et c’est bien plus rapide que l’autre terminal en métro. On achète nos billets, et patientons en faisant les boutiques qui sait avec un peu de chance je vais trouver une chemise à ma taille et bien non pas de chance (à noter que ce terminal se trouve à côté d’un shopping mall spécial outlet de marque outdoor type millet, north face donc à des prix très intéressants). A 14h on charge Enselle et Bob dans les soutes, avec un chauffeur qui râle et maltraite notre  Enselle (du coup Chacha le rembarre en français dans le texte, ça sert à rien de se fatiguer en anglais , ils parlent pas anglais) car il doit ouvrir 2 portes en plus que d’habitude pour ranger nos affaires. Les Coréens voyagent très léger, un sac à main ou un sac plastique, au grand maximum une petite valise, on est donc très chargé et ça ne plait pas à notre chauffeur alors que nos affaires ne dérangent que lui. Il râle, énerve Chacha, on prend trop de temps mais ne nous aidera jamais et surtout une fois que je case Bob il me demande de le changer de place 2 fois, allez savoir pourquoi… Sinon le trajet se passe bien à grande vitesse, ça va être quoi les express, on enchaine pont et tunnel, on profite de la télé, du paysage et d’être à l’abri de la pluie. A Mokpo on mange un excellent Bibimbap et dodo.

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Samedi, on se lève à 6h, petit déjeuner express pour rejoindre le ferry il part à 9h et faut encore acheter les billets. Sur le trajet en vélo on sent bien qu’il y a du vent et quand Chacha veut acheter les billets on lui répond que ce n’est pas possible à cause du mauvais temps. Le bateau ne devrait pas partir avant midi voir à minuit, s’il n’est pas annulé. On s’installe pour patienter, Chacha a envi de bouger, je lui explique que pour l’instant il vaut mieux rester sur place et bien m’en a pris, un monsieur dit discrètement à Chacha de faire la queue car le bateau va bientôt partir. Elle se retrouve 4ème d’une file d’une centaine de personne. On embarque Enselle au milieu des voitures, des camions et de belles motos. Puis on rejoint les files d’attentes pour monter dans le bateau car ils vérifient nos passeports, Jeju a un gouvernement indépendant et les droits des visas ne sont pas les mêmes que pour la Corée, pour les français c’est pareil. Nous avons une cabine commune à je ne sais combien de personne, où l’on peut dormir à même le sol. Pour Chacha pas de soucis, moi il me faudrait au moins un petit matelas, je lis donc et me balade sur le bateau pendant que d’autres ronflent. Nous sommes partis à 10h et arrivons à 15h sur l’île de Jeju, on profite de la ville de Jeju pour se ravitailler en nutriments essentiels (nouille et farine pour les chapatis), en plus il y a des animations, ce que l’on a compris toutes les années à cette époque il y a une fête mais il n’y pas de règles.

Dimanche, on trainouille à faire nos sacoches on se met au rythme insulaire. Et c’est parti pour un tour d’île volcanique, au début c’est un peu difficile car on sort de la ville et l’on suit la route principale. On découvre quand même la côte et la roche volcanique. On rencontre la grosse difficulté des îles: le vent et celui que l’on affronte de face est costaud, il est prêt à décorner Enselle. Au bout de 35km on comprend que c’est de pire en pire on abandonne l’idée de camper et trouvons un petit hôtel pour se reposer et se recoiffer. On a eu le bonne idée de trouver 4 murs solides pour dormir car c’était tempête cette nuit.

Lundi 29 octobre, on quitte notre chambre toute équipée avec kitchenette, balcon et moustique qui s’est abrité du vent dans notre chambre. On longe la côte sur de petites routes bien tranquilles, au bord desquelles les femmes étendent sur le fil à linge leurs calamars (pas d’esprit mal placé svp). On profite du paysage, mangeons en regardant les vagues turquoises s’écraser sur la roche noir. Des messieurs nous offrent des mandarines (spécialité de l’île) pour le dessert, puis finissons nos 53kms (plus grosses journée de vélo sur l’île, youhou !!) au bord d’une plage sable blanc pour planter notre tente. Pratiquement à chaque plage il y a des zones gratuites aménagées pour le bivouac avec eau potable et toilettes.

Mardi, on décolle assez tôt malgré le temps de mise en route de la cuisson des chapatis, Chacha est vraiment en mode tranquille. On est sur une île tropicale, donc faut pas aller trop vite, mais je crois que l’on est les seuls dans ce rythme. Sur la route nous avons en visu le mont Songaksan où se trouve un bouddha dans une grotte alors que le volcan principal reste dans les nuages. On contourne le mont, traverse les champs de clémentines, de tangerine, énormes oranges et avons de nouvelles questions existentielles que l’on tient à vous partager: quel est l’animal qui se nourrit ou se nourrissait du piment  afin de disséminer les graines? la variété de piment qui pique piquait elle déjà avant d’être cultivée ? Autre domaine, pas moins intéressant, comment réagissent les veggans s’ils sont enfermés dans une tente avec un ou plusieurs moustiques sans citronnelle? Car même en ayant pris moult précautions pour qu’aucun moustique ne rentre dans notre tente, un a réussi à s’infiltrer. Et une fois qu’il est sortie de sa planque pour nous piquer sournoisement, je peux vous dire qu’on l’a chassé avec la même envie de sang que lui et qu’on a obtenu satisfaction. Après avoir bien réfléchi à ces questions et admirer le paysage qui s’offre à nous sur cette route, nous avons eu envie de nous cultiver un peu. Nous sommes donc aller visiter un musée de l’érotisme (oui rien à voir, mais Jeju est connu pour ses 3 musées du sexe et comme destination fêtiche pour les lunes de miel des coréens) dans un stade de foot de la coupe du monde 2002. Disons que c’est …à voir, que c’est drôle et surprenant et que les cultures asiatiques voir africaines sont beaucoup moins pudiques que les chrétiens. On cherche un coin pour dormir, faisons un tour dans un marché et dodo le cerveau en compote.

Mercredi, ce matin on est en forme et décollons rapidement (Chacha a amélioré la recette des chapatis ce qui diminue le temps de cuisson), c’est pour mieux prendre son temps après. On s’arrête pour voir les seuls cascades d’Asie qui se jettent directement dans la mer. Pour y accéder il faut laisser Enselle à l’entrée du parc, on demande aux dames des guichets si on peut poser le tandem contre un mur où elles peuvent garder un œil dessus. C’est un non catégorique, cela nous surprend car d’habitude les coréens sont très aidant, donc Chacha va voir les cascades toute seule moi je ne peux pas laisser nos affaires sans surveillance. On reprend la piste cyclable qui quitte la côte et devient plus ennuyante mais on aperçoit le sommet du volcan central, le mont Halla. On retrouve la côte, une immense plage (c’est marée basse) et un sympathique camping gratuit. Après s’être installé on profite de la tente pour se protéger du vent, mais on entend de drôle de cris sur la plage. On sort et découvrons un cavalier qui fait galoper son cheval dans l’eau et le sable très mou. J’essaie de faire de jolies images pendant que Chacha cuisine, on mange et dodo.

Jeudi, on fait sonner le réveil pour voir le lever de soleil. On ne verra rien car on ne sortira pas des sacs de couchages, allez savoir pourquoi l’île nous rend vraiment flemmard. On finit par se lever, le matin je pousse Chacha dehors, elle se pose sur une chaise et prépare les chapatis pendant ce temps je range toutes nos affaires. Comme ça une fois qu’on a mangé il ne reste plus qu’à plier la tente. Nous partons et rejoignons la pointe est de l’île où l’on peut prendre un ferry pour aller sur une toute petite île, ce qui est notre objectif du jour. Problème nous avons un gros vent qui souffle dans notre dos, et dormir sur une petite île sans arbre avec comme point culminant une falaise de 30m se jetant dans l’eau n’est pas bon pour notre récupération (faut dire que se rythme effréné nous fatigue beaucoup). Changement de plan on dort dans un motel à Seongsang. On a fait 22km et ça nous va très bien, on profite pour visiter le village, on rencontre les célèbres femmes plongeuses de l’île (haenyo) qui nous font gouter le fruit de leur pèche des coquillages crus. Puis nous prenons un vrai repas avant de se reposer dans notre chambre car ce soir on escalade un volcan. Sur l’île il y a 360 volcans, et nous allons au sommet d’un pour voir le coucher de soleil, vue que l’on a raté le lever. Pour grimper c’est simple vous suivez le chemin entre 2 barrières et quand ça devient un peu technique il y a des escaliers sur pilotis. On s’installe au sommet en gardant le bon point de vue pour le coucher, il y a des caméras avec des hauts parleurs pour surveiller et engueuler ceux qui escaladent les barrières. Nous avons un magnifique coucher de soleil, on en profite jusqu’à ce que les hauts parleurs nous disent de descendre, et d’aller nous coucher.

Vendredi, on change de petit déjeuner c’est riz, soupe, kimchi (choux fermenté au piment), poisson, œuf, saucisse, céréales, truc qui pique, verdure, … On se pète le bide, Enselle tire la gueule car ça faisait longtemps que nous avons pas été aussi lourd sur son dos dés le matin. La piste cyclable enchaine côte de lave, eau turquoise et plage de sable blanc, c’est une magnifique journée. Une voiture nous double lentement puis nous laisse la doubler par la droite pour se porter à notre hauteur, le chauffeur qui nous sert un peu trop commence à m’énerver. C’est juste des coréens qui se sont pris pour des iraniens, ils nous offrent 2 canettes de cafés par la fenêtre sans s’arrêter. On commence à rigoler de cela avec Chacha dans la descente quand l’asphalte stop pour laisser place à des cailloux dont quelques uns plus gros. J’ essaie d’en esquiver mais en freinant et tournant, la roue arrière ripe sur un de ces cailloux, et elle a pas apprécié toutes ces contraintes, un rayon casse (ça faisait longtemps, un record, et il nous en reste encore 39 !). On finit les 3 derniers kilomètres comme si on roulait sur des œufs (on ne veut pas abîmer notre précieuse roue). On s’installe dans un camping de plage gratuit, je change notre rayon cassé, remet la roue à peu près droite et on se trempe les pieds dans l’eau. Si il n’y avait pas de vent on se serait bien baignés.

Samedi, on boucle la boucle on longe des plages blanches et bicolores. Nous sommes surpris par les gens qui se prennent en photo avec de grosses doudounes qu’ils prennent dans des voitures pleines à raz bord de doudounes. A Jeju nous prenons un motel proche de la station de bus et du stade où il se prépare quelque chose. Nous avons eu du mal à trouver une chambre mais un monsieur nous a aidé. On va manger dans un bouiboui, et c’est succulent en plus de n’être pas chère, il faut toujours aller là où il y a le plus de locaux. Ensuite repos et écriture car ce petit tour de l’île nous a faaaatiiiiiguéééééé.

Dimanche, on se lève tôt pour prendre un bus qui nous emmène au départ du trek qui mène au sommet du plus haut sommet de Corée. Le volcan Hallasan (san = mont) culmine à 1950m, le trek fait plus de 1000m de dénivelé positif sur un peu plus de 9km c’est juste l’aller après il faut redescendre. Chacha se dit que l’on va pas arriver au sommet, on fait ce que l’on peut, on s’amuse et on redescend. C’est encore un chemin tout tracé entre des barrières avec parfois tapis, escalier en pierre ou en bois sur pilotis rien de compliqué. Je laisse Chacha en tête pour monter à son rythme et c’est une vrai fusée. Elle slalome entre tous les coréens qui peinent à grimper, ils sont habillés en montagnard avec doudoune, gore tex, chaussures de marche, bâton, guêtres, suréquipés et ils ont trop chaud. Chacha avait lu qu’il fallait plus de 4h et demi pour atteindre le sommet, on a mis 3h. On s’installe au sommet pour pique niquer, et admirer la vue et l’on redescend avec toujours une Chacha à fond. Elle double coréens sur coréens, on croise même des coréens doublés au départ (ils nous font un regard déprimé) moi je commence à avoir les cuisse dures à essayer de suivre CHacha (sûrement l’effet mandarines). Et chacha aussi dans le dernier kilomètre je la vois trébucher, et tomber mais une chute où on aurait dit qu’elle se dit : « ah merde je vais tomber » (avec l’accent suisse et la vitesse d’un suisse), au sol elle nous fait un petit rouler bouler je pense qu’à ce moment là elle s’est dit : « c’est toujours ça en moins à marcher ». Elle se relève avec à peine des éraflures et morte de rire (je me demande ce qu’il y avait dans les mandarines) on reprend la marche dans un rythme plus tranquille pour le dernier km. Arrivés au parking nous avons à peine le temps de remplir nos gourdes que le bus est là et blindé de jeunes filles. Elles descendent toutes comme nous au terminal car il y a un concert de Kpop au stade ce soir. Pour nous c’est repos.

Lundi 5 novembre, nous avons quelques courbatures, on ne sait pas quel temps il fait dehors. Notre seule sortie sera pour retourner au bouiboui où le repas est excellent. On doit même patienter un peu dehors mais ça vaut le coup, on est quand même sorti sachant que l’on doit descendre et monter DEUX étages d’escaliers avec nos courbatures. Donc journée repos, écriture et manger.

 

Mardi, on rejoint le continent, on se lève tôt pour attraper le ferry de 9h qui ne part pas aujourd’hui  en fait. On attend donc celui de 13h40, on va donc faire quelques courses pour les jours suivants. On patiente, montons dans le bateau, Chacha lit/dort et moi je me balade sur le bateau rencontre des gens qui veulent que je parle coréen, japonais, chinois mais pas anglais et encore moins français pour communiquer. Nous arrivons il fait nuit donc motel.

Mercredi, 2 jours de pluie nous attendent patiemment, nous on est au taquet. On enfourche Enselle avec des jambes de feu, on rejoint le départ de la piste cyclable et pédalons tout en se disant que c’est dommage qu’il fasse gris car c’est vraiment joli. On enchaine pistes cyclables sur digue, au pied de la digue dans la flore sauvage, sur pilotis, sous une haie d’arbres, de petites routes, une côte de 12%, on kiffe. On avale les kilomètres avec facilité, on finit notre journée avec le compteur qui indique 78km en 5h10 facile.

Jeudi, sûrement notre dernière journée de vélo en Corée, nous rejoignons Gwangju ville qui nous permet de rejoindre soit Séoul soit l’aéroport d’Inchéon directement. Nous espérons trouver cartons, chaine, cassette, pour Enselle et Bob et si tout se passe bien pouvoir faire un aller retour au terminus de cette piste cyclable qui n’est plus très loin. Sur le trajet qui nous amène à la ville nous faisons moins attention au paysage, car nous nous remémorons cette année passée. Nous sommes le 8 novembre 2018 et cela fait un an que nous sommes en voyage, et ce qui est drôle c’est que l’on se souvient très bien de notre départ puis en France on a quelque difficultés à remettre les étapes, et à partir de l’Italie tout se remet en place. Nous arrivons à Gwangju en ayant esquivé la grosse pluie, on s’installe dans un motel/hôtel qui nous fait un prix. Nous nous installons, cherchons sur internet les vélocistes de la ville, et nous nous préparons pour le diner de ce soir. On fête nos un an de voyage dans un restaurant japonais qui nous sert une viande à se taper le cul par terre…

Vendredi, on se mentalise une journée à tourner dans la ville pour trouver les cartons et le matériel. On se dirige avec Enselle vers le vélociste qui nous semble le plus fiable pour s’occuper d’Enselle. Et bonne pioche, ils ont chaine, cassette 9 pignons, peuvent améliorer mon dé-voilage de roue arrière et ils veulent même emballer Enselle dans un carton pour nous l’envoyer à la gare routière. On leur dit que pour le démontage et emballage d’Enselle on s’en occupe, mais que l’on veut bien 2 cartons de vélo. On leur laisse Enselle, on repart avec 2 cartons direction l’hôtel. On ressort manger dans un bouiboui du coin qui nous dit de nous installer on s’occupe de tout. Cinq minutes après on a une multitude de plats devant nous dont un plus gros avec du bouillon (bibigo), de la viande et de la verdure on se régale et ce n’est pas chère. On part à la recherche de cartons pour Bob, dans le premier centre commerciale à coté de l’hôtel on trouve tout ce qu’il nous faut. Demain on pourrait faire notre aller retour au terminus de la piste cyclable… On récupère Enselle, achète 2 paires de plaquettes de freins, ils nous font un prix et nous ont réglé au millimètre le frein arrière trop bien (dévoilé le disque). On finit la journée à l’hôtel à poursuivre l’écriture de l’article, mais pour demain on ne peut pas faire de vélo car on doit changer de chambre à 12h un groupe à réservé les 3 premiers étages.

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Samedi, on range nos affaires, faisons un peu de tri, puis on descend démonter Enselle. On commence par retirer les pédales, pas moyen de devisser celles de droites, même avec les outils du propriétaire de l’hôtel. En fait après une intense réflexion on découvre que l’on est en train de visser les pédales (oui bon no comment). On démonte Enselle, le rangeons dans son carton, on scotche abondamment et emballé c’est pesé. On remonte dans la chambre et attendons que l’on nous appelle pour changer de chambre, et l’on peut attendre un moment, Chacha est descendue se renseigner. La femme du propriétaire ne sait pas si l’on va changer de chambre ou pas et on aura pas la réponse avant 15h (c’est râpé pour la balade). Donc petit tour à la gare routière pour manger, prendre nos tickets de bus et on enchaine avec la poste qui est fermée tout le week end (on se croirait en France). On rentre pour 15h et l’on doit changer de chambre, on paye encore moins chère et la chambre est beaucoup plus grande. On écrit l’article, cherche un moyen de revenir en France (faudra bien rentrer un jour), et dodo.

 

Dimanche 11 novembre, grâce mâtinée, on va se balader au centre ville. Sur la place de la démocratie, il y a un genre de festival inter Asie. On va voir la rue des artistes, où il y a des œuvres d’arts et des galeries, tout est fermé (ok c’est le 11 novembre on avait oublié). On peut quand même visiter 2 galeries, dont une où les œuvres donnent envie de les acheter. On poursuit dans le centre des archives du 18 mai, jour de la révolte des étudiants contre la dictature sud coréenne. On apprend pas mal de choses, Gwangju est historiquement une ville qui a lutté pour la liberté des Coréens. On continue notre balade dans le quartier des commerces qui est blindé de monde (même un 11 novembre), on s’arrête manger et rentrons car il pleut et qu’il faut que l’on empaquette le reste de nos affaires, finir d’écrire l’article.

3 réflexions sur “De Busan à Gwangju

  1. Maman 11 novembre 2018 / 16 h 02 min

    Encore une fois ☀️ merciiiiiii
    Je me suis régalée
    Bonne continuation, bisous 😘

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  2. Vanou 16 novembre 2018 / 0 h 43 min

    Qu’est ce que l’on s’est marré avec Elina à lire vos aventures.
    Damien as-tu trouvé ta chemise ??
    Ma Chachou, ça va après ta descente rapide ??
    On vous embrasse très fort ❤️❤️❤️
    Elina n’arrête pas de dire qu’elle a envie de faire comme vous 😊😊😊
    Merci de nous faire partager votre périple 💕

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    • damscha 27 novembre 2018 / 2 h 48 min

      On conseille à Elina de commencer par quelques jours à vélo le long du canal du midi avec sa maman ou ses copines, il parait que c’est chouette et ça permet de tester la tolérance au mal de cul avant 😉
      Contents que ça vous fasse rire (vaut mieux ça), Damien attend ça chemise qui arrivera de France, ici il y a sa taille mais que des manches courtes avec des éléphants en mode touristes dessus ça lui plait pas, préfère la sobriété …

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