De Dushanbé au no man’s land

Samedi 4 août, après le petit déjeuner Shadi vient nous chercher directement à la GH. On installe Bob et Enselle sur le toit et entassons les bagages à l’arrière. Nous décollons sur une belle route avec un rythme assez lent, ce qui me plait beaucoup mais beaucoup moins à Valentin. Nous passons devant la stèle pour les cyclistes tués par la voiture, un drôle de sentiment s’empare de nous. Avec Charlene nous avons vécu les précédents attentats de loin, sans jamais vraiment se sentir en danger, ça pouvait arriver à n’importe qui. Mais là ce sont des cyclotouristes qui ont été visés, sur une route que l’on empreinte, on s’identifie. A par ce petit frisson dans le dos, le paysage est de plus en plus jolie, surtout quand on longe la frontière Afghane, la route est de plus en plus cahoteuse, et Élodie subit de plus en plus la tourista, mais reste digne et courageuse. Nous découvrons les bakchichs, nous avons du payer la première moitié du prix de la course au chauffeur, pour qu’il puisse faire le plein et payer les bakchichs à chaque contrôle et il n’y en a pas eu qu’un seul. A Khalai Khumb, nous cherchons ardemment un logement, enfin Valentin et Chacha, car moi je m’en fous tant que j’ai un lit mais Élodie aimerait une chambre avec toilette pour sa tourista (traverser la ville pour se soulager c’est pas évident). Ils en trouvent un et pas chère, pendant qu’Élodie se repose dans son lit et sur les toilettes, nous buvons une bière avec le chauffeur en mangeant du riz avant de se coucher.

Dimanche, c’est parti pour 250km de route défoncée avec des paysages grandioses. Élodie va beaucoup mieux, moi je regrette un peu de ne pas être sur Enselle surtout quand on double les autres cyclotouristes. Mais cela nous fait rattraper les 15 jours d’attente à Samarcande et on aura tout notre temps pour rejoindre beau papa au Khirghizstan. On fait des pauses pipi, mange au bord du Panj vue sur l’Afghanistan, on kiffe beaucoup. On arrive à Khorog, tous les logements sont complets mais on trouve un joli homestay à côté du PECTA (informations touristiques) dans le parc pour nous 4, c’est toujours le kiffe.

Lundi, on petit déjeune avec les belges, on papote beaucoup. Puis chaque couple de son coté prépare la suite de son voyage, on achète la fameuse carte du Pamir, on se renseigne sur les différentes routes et surtout celle de la vallée de la Shokhdara. Au départ de Khorog il y a 3 routes, celle du sud qui longe la frontière très prisée par les touristes, celle du nord la M41 plus facile très prisée par les cyclotouristes, celle du milieu la vallée de Shokhdara pas beaucoup de renseignements pas mal annoté sur la carte de Véro. C’est décidé on prend cette dernière route, elle me titille depuis un moment quand je regarde les cartes, et le fait que l’on ait pris la voiture nous motive encore plus pour partir à « l’aventure ». Le reste de la journée on geeke un peu, se balade dans le parc et nous finissons par manger avec les belges chez un indien où l’on attend une plombe pour se faire servir, mais on est en bonne compagnie.

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Mardi, on monte sur Enselle le sourire aux lèvres, il n’y a pas plus heureux que nous sur terre en ce moment. On attaque la Pamir et ses cols à plus de 4000m. La route est belle, les villages sont jolis, le paysage est fou, les gens super accueillants. Le soir on se fait un homestay, pour le rejoindre nous poussons Enselle sur 1km dans de belle côte. Heureusement nos hôtes nous aident à grimper. Nous dormons dans une maison traditionnelle pamiri, mais avant cela Chacha prépare, avec les femmes, le plov et moi avec les hommes j’aide à la construction de la future pièce pour les futurs hôtes qui s’arrêterons à Vezdara. On profite de nos passages aux toilettes pour admirer la vue qui est magnifique de ce point.

Mercredi, on quitte nos hôtes après un petit dej frugal. La route est toujours bonne, on aperçoit le bout du nez d’un 6000m. Puis l’asphalte s’arrête, commence le gravier et le sable. On rentre dans une magnifique gorge, c’est tout aussi beau que c’est compliqué à rouler dedans. Je fatigue vite à tenir Enselle debout, on s’arrête dans un village acheter des gâteaux et souffler un peu. On arrive à souffler, mais les gâteaux sont périmés depuis des mois et moisis. On reprend la « route », mais les jambes n’ont pas vraiment envie. On demande à des gens si ils connaissent un coin sympa pour planter la tente, on se retrouve dans une jolie pièce. Il nous laisse tranquille et nous offre abricots et yaourt. Je suis aux anges, bien que l’on ait fait peu de kilomètres, je suis vidé.

Jeudi, on quitte nos hôtes discrets mais ils tiennent à leurs photos ce matin, on ne peut pas refuser. Sur la route il y a des portions raides, d’autres sablonneuses comme sur la plage, ou de gros cailloux. On transpire, les muscles brulent, le souffle est court, mais qu’est ce que c’est beau. On découvre les sommets Karl Marx et son voisin Engels, deux presque7000m magnifiques, on oublie le reste. Ils nous font pousser un peu plus loin, on arrive aux abords d’un village, faisons des arrêts pour trouver le parfait endroit pour camper. Une fois on a l’eau, une autre la place sans le vent, jamais les deux. Puis des gens viennent à notre rencontre pour nous offrir de l’eau et le thé chez eux, on finit par dormir chez eux. En plus ils nous préparent un bon repas avec du poisson frit.

Vendredi, c’est le grand jour on passe notre 1er col à plus de 4000m (4230m). On part remontés à bloc pour gravir le Maisara pass, très vite on comprend que ça va être dur. Ce n’est pas que l’on se sent fatigués, que ça grimpe trop, c’est juste que l’on est sur chemin de rando, où les voitures peuvent circuler car la piste est assez large et que ce sont des tous terrains (on ne croisera que 2 voitures sur toute la journée). On serait en vtt sans bagages ce serait un terrain parfait, mais on est en tandem avec une remorque, c’est la galère. Donc on descend d’Enselle et on pousse, on pousse, on fait de la rando sans sac à dos, avec un tandem chargé. Heureusement le paysage est magnifique, ce qui nous donne le courage de pousser. On finit par atteindre le col où 2 jeunes bergers nous accueillent. On poursuit notre route car on veut descendre pour dormir afin de s’acclimater un peu mieux. On croise un suisse, Gilles, en vélo surpris de nous voir en tandem sur cette « route », on s’échange les renseignements sur ce qui nous attend respectivement. On entame la descente en se disant que le pire est passé et bien non, on doit encore grimper, puis descendre au milieu des pierres, donc à coté de Enselle. On plante la tente au pied de la pente, on aura fait 41km à une moyenne de 5,4km/h, on peut dire que l’on a bien poussé. Chacha aura le courage de nous faire à manger, et gros dodo.

Samedi, grâce mâtinée… on voulait faire une grâce mâtinée car par habitude nous sommes debout à 6h30. On mange, on range tranquillement, et à 8h30 on cherche à passer la rivière pour rejoindre la route M41. Le premier passage est à guet, on refuse de se mouiller les pieds (et se transformer en glaçons), le deuxième est un pont comme Chacha les adore. Quelques planches tenant en équilibre sur des poutres qui tiennent en équilibre sur des cailloux en équilibre. Je pousse donc seul Enselle sur le pont, pendant que Chacha le traverse comme si elle était en équilibre sur un fil. Au bout, une belle marche m’attend, je demande à Chacha de m’aider en tirant Enselle, tout en poussant Enselle je pose mon pied sur un gros cailloux qui était dans un équilibre plus précaire que les autres et il  finit dans l’eau. Je passe sinon sans encombre grâce à Chacha. Nous nous retrouvons sur la M41, pour gravir notre deuxième 4000 (4260m Kotezek pass). Sur l’asphalte on roule tranquille, sans ressentir la fatigue de la veille, mais l’asphalte disparait, la pente s’accentue, et l’on doit pousser parfois, et l’on commence à ressentir les efforts de la veille. On rattrape un couple de cyclotouristes, et on les dépose (bon d’accord ils étaient arrêter sur le bord de la route). On arrive en haut du gros de la difficulté avant qu’ils nous rattrapent et la fille pousse aussi son vélo sur la dernière rampe ce qui nous rassure. On les laisse repartir devant histoire de ne pas trop les décourager. Le col s’aplanit voir redescend mais on ne l’a toujours pas passé , on se trompe même sur la localisation en faisant la photo du col. Notre pneu arrière lui repère le col, et pour nous le signaler la chambre à air éclate, un bon gros bam et nous sommes sur la jante. Il faut dire que l’on a voulu tirer au maximum sur notre pneu neuf déchiré et on y est arrivé. On se pose sur le bord de la route, pour tout remplacer chambre à air et pneu. On est surpris par les quelques voitures et camions qui ne s’arrêtent pas en nous voyant, on a encore l’habitude de l’Iran où tous les passants se seraient arrêtés pour nous aider ou prendre les choses en main pendant que l’on serait installés sur un tapis en buvant un thé et mangeant une glace. Un camion s’arrête et ne nous laisse pas le choix de monter dans son camion (sûrement des origines iraniennes), et on se laisse bien faire avec nos jambes qui brûlent même au repos. Il nous redescend sur Alichur, en chemin on répare sa boite de vitesse juste une vis qui a disparu. A Alichur, on répare la roue arrière, nettoie Enselle, se repose, nous discutons avec d’autres cyclistes allemands tout aussi fatigués que nous.

Dimanche, on repart sur-motivés pour notre 3ème 4000 en 3 jours, on est en mode express. C’est à dire joli vent dans le dos qui nous pousse sur le toit du monde. Réelle sensation que l’on a, seuls sur le toit du monde, le paysage est fou, on kiffe à fond de balle. On avale les côtes (bon faux plat montant) à 15km/h, les allemands partis après nous, ne nous rattrapent qu’au col. Le col, comme la veille, on a l’impression de descendre au col, on fait notre photo au bon endroit cette fois ci. Puis on descend sur Murghab, environ 60km de descente avec le vent qui change de direction et se positionne face à nous. On a pris le camion la veille, on a fait une centaine de kilomètres aujourd’hui avec comme carotte d’assister au festival du cheval aujourd’hui et demain. Problème, nous arrivons en fin de journée, et nous ne sommes pas samedi mais dimanche c’est donc fini quand on arrive. A la GH on rencontre un couple d’anglais (Peter et Christine) qui ont plus de la soixantaine et font du vélo, nous sympathisons avec eux, le feeling passe vraiment bien. Ils sont surpris, voir admiratifs que l’on ait fait la Shokhdara vallée en tandem avec une remorque. On profite du banya, discutons durant la soirée avec les anglais et un iranien.

Lundi 13 août, on retrouve notre couple d’anglais au petit déjeuner avec qui on rigole bien. Puis nous allons au bazar qui nous rappelle celui de Kharkhorin en Mongolie, tous 2 sont dans des conteneurs à bateau bien que ces pays n’aient pas de cote. On y trouve 2 pneus d’origine chinoise, supportant 90kg, mais ça ira bien comme pneu de rechange au cas où. A midi nous retrouvons Peter et Christine pour manger, enfin cela fait une petite heure que l’on attend nos plats, et les anglais nous rejoignent pendant ce temps. On passe l’après midi à ranger, faire un check sur Enselle et jouer à Qorridor. Le soir on fête l’anniversaire de Christine sur un air de Beatles (64 ans), nos hôtes lui ont préparé un bon gâteau et fait un joli cadeau (un collier).

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Mardi, nous prenons la route avec Christine et Peter. On fait d’abord un arrêt pour acheter des œufs, puis de l’essence (pas pour les vélo, pour les réchauds). On enchaine avec une erreur d’aiguillage, en même temps on avait une chance sur 2. On avance tranquillement, au rythme des pauses pipis, du tea time, en direction du col à 4655m qui sera pour demain. Nous sommes toujours au milieu d’un paysage désertique qui cette fois nous fait penser que nous sommes sur mars. Vers 16h après une journée de vélo tranquille, où nous avons découvert le style de Peter sur son vélo, il nous fait rire avec sont style sooo british, il lui manque juste le costume. Ce soir en apéro Chacha nous fait des chapatis, et Christine nous fait péter le sprite.

Mercredi, Peter et Christine mettent du temps à plier leurs affaires et nous disent que l’on peut partir sans eux, qu’ils nous rejoindrons. On pense que le col leurs fait un peu peur, et qu’ils préfèrent le faire en amoureux. Nous partons donc sans eux en roulant tranquillement histoire qu’ils puissent nous rattraper, et garder des forces pour la grimpette au cas où. La route est agréable, le paysage toujours aussi sympa, des islandais nous rattrapent, nous avons été voisin cette nuit sans se voir. Ils poursuivent leur chemin lorsque l’on s’arrête pour manger, un allemand nous informe que les anglais sont derrière. On reprend la route sans apercevoir les anglais, mais l’on voit très bien les derniers mur qu’ils nous restent à gravir. Avec dedans l’allemand qui avance et les islandais qui calent, les 3 derniers kilomètres montent de 230m sur de la piste, avec 2 belles marches. On se lance dedans, on passe le 1er mur les culs sur Enselle, on est pas peu fiers, petite pause et on enchaine, on rattrape les islandais et malheurs à nous. On pause le pied à terre, plus moyen de redémarrer sur Enselle, la pente est trop forte. Donc on pousse Enselle derrière les Islandais qui poussent aussi. Un dernier virage à gauche, mais quelle épingle à cheveux, on à l’impression que l’intérieur du virage est à la verticale, on pousse de toute nos forces pour sortir de ce virage, et il nous reste une dernière ligne droite pour atteindre le point culminant de notre voyage. Nous arrivons au col, 4655m, on est heureux, et en plus on ne l’a pas trouvé si dur que ça. On se sent en forme pour attaquer la descente, mais avant cela on profite du paysage qui s’offre à nous, c’est magnifique. Aller on va pas acheter le terrain faut descendre, le sourire, l’euphorie disparaissent bien vite. La galère commence pour moi, le tape cul pour Chacha, la descente c’est 20km de tôle ondulée. Je dois slalomer entre les trous, éviter les zone trop sablonneuses, regarder au loin où il n’y a pas trop de tôle ondulée, tout en évitant les cailloux qui dépassent. Ça me demande beaucoup de concentration, des bras pour déplacer Enselle d’une trajectoire à une autre, je peste, je râle sur toutes ces voitures qui sont passées à fond sur cette piste et nous la rendent impraticable. Les islandais nous dépassent, en passant eux aussi à fond avec leur vtt et suspension à l’avant, ils sont en mode léger vue qu’ils ne font « que » la Pamir. On arrive au caravansérail, lieu où l’on peut dormir à l’abri du vent, c’est un bâtiment en pierre et en ruine. Les murs sont encore debout, nous pouvons planter la tente au milieu, mais Charlene trouve l’endroit glauque. Donc il ne vaut pas mieux rester ici si je veux dormir tranquille, car au moindre bruit j’aurais un « Damien c’est quoi ça, tu ne veux pas sortir voir ». Je suis fatigué par la descente, on va voir plus loin si c’est mieux, pas besoin de tergiverser, ou d’essayer de la convaincre. Un peu plus loin une yourte s’offre à nous, je dit à Chacha on dort dedans, c’est l’occasion, on est épuisés par la descente. Banko, en plus elle est trop mignonne, on nous sert à manger, le thé, on reprend des forces. On a le droit à 2 couches de matelas au sol plus les tapis, une bonne grosse couette, on est les rois du monde. Ce qui finit agréablement la journée, il ne manque que la compagnie de Christine et Peter et leur sens de l’humour à toute épreuve.

Jeudi, on repart en direction de Karakul, on reprend la descente en se demandant combien de temps va durer encore la tôle ondulée. Et bien ça durera le temps de pousser Enselle sur 20m et l’asphalte reprend, un soulagement. On suit la rivière puis l’abandonnons pour passer entre des « collines abruptes », on est dans un autre monde. La route devient une ligne droite descendant sur le village et le lac du même nom Karakul. Le lac est bleu turquoise, perché à près de 4000m, au milieu de montagnes entre 5000 et 6000m, le ciel bleu tacheté de nuages, les montagnes vertes, brun, au loin des glaciers. On est encore dans un autre monde, seul au milieu d’un décor de folie. Nous arrivons au village, dans une GH on nous propose une chambre rien que pour nous pour le même prix qu’entassés avec tout le monde, on reste des rois. On discute avec des italiens car il n’y a pratiquement que des italiens dans la GH et profitons de notre chambre pour récupérer.

Vendredi, reveil difficile, pas trop envie de bouger et en plus il y a plein de nuages. On va se balader vers le lac, mais petite marche car Chacha a le souffle coupé à chaque pas. Le lac a été formé par une météorite il y a 10 millions d’années, et est profond de 280m environs, peut être que 280m plus bas Chacha arriverait à respirer? Reste à vider le lac… ou pas ;). Aller on retourne à la GH pour jouer à Qorridor avec des Italiens. En fin d’après midi nous découvrons Tom qui s’est arrêté pour manger, il repart vers 19h pour rouler une heure. Nous on profite du repas, de notre chambre.

Samedi, il y a moins de nuages, nous partons pour nos 2 derniers 4000m. On profite du paysage, du vent dans le dos, on se sent tout léger et en forme. On croise Tom qui est fatigué, il a pris un orage le soir, des Polonais en profitent pour nous doubler. On repassent devant durant la monté du 1er petit col, bon d’accord ils ont pris une plus longue pause que nous pour profiter du paysage. Après ce 1er col, on découvre encore un autre monde magnifique, mais on ne peut pas vraiment vous le décrire, on a du sortir les vestes coupe vent. Il y a un vent monstrueux de face, sur une piste avec un peu de tôle ondulés et des nuages de poussières. On comprend que le dernier col va être compliqué. Durant la descente c’est dur mais ça va, vent de face, on avance en pédalant, les polonais nous doublent, trop facile pour eux. Puis ça commence à monter, puis on tourne sur la droite, et là ça se complique vraiment. On grimpe sur de la piste, il faut slalomer tout en luttant contre le vent de coté qui est à plus de 30km/h (d’après nos estimations pifométriques et un débat entre cyclos), une vraie galère, on dépasse les polonais qui font une pause à « l’abri » du vent. On aperçoit 2 autres cyclistes qui sont dans les derniers murs avant la frontière Tadjik, ils poussent leurs vélos. On attaque se mur sur les selles d’Enselle, toujours avec le vent de 3/4 face sur cette portion, c’est horrible. On pousse au maximum sur Enselle pour finir par le pousser jusqu’à la frontière. On comprend que les 2 cyclistes devant nous, ne sont pas les polonais qui se sont télé-transportés devant pour nous embêter mais notre couple d’anglais préférés. On les retrouve à la frontière, où nous papotons tout en patientant dans le froid venteux, que les gardes frontières face la paperasse ce qui prend une petite heure pour un coup de tampon, et récupérer notre permis GBAO. On finit le col, il nous reste un petit kilomètre qu’on tente de faire sur Enselle, mais refroidis et fatigués nous finissons par pousser nos vélos. Le col marque la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, mais l’entrée officiel au Kirghizistan se fait 20km plus bas environ. Cette frontière est encore plus surprenante car elle sépare un paysage désertique d’un paysage tout vert. Nous entamons donc cette descente épuisés, surpris par ce brusque changement de décor mais très agréable. Nous n’allons pas jusqu’à la frontière, on s’arrête dans un homestay au milieu du no man’s land. Nous sommes trop fatigués pour pousser plus loin, les anglais de même, ainsi que les polonais qui arrive 30min après nous et Tom plus tard qui est torchon chiffon carpette. On profite de la chaleur du poêle, du repas et dodo.

7 réflexions sur “De Dushanbé au no man’s land

  1. Gérard SAUBION 27 août 2018 / 12 h 02 min

    « eh bé, hòu !!! » en clin d’œil à la « Nadau » pour la famille du Gat et du Carriu du Gat et dire que ça nous « espante » (espantar, verbe du 1er groupe)

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  2. Maman 27 août 2018 / 12 h 05 min

    Magnifique 💕❤️😍☀️🤗

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  3. Gerard dupré 27 août 2018 / 19 h 01 min

    merci pour ce merveilleux moment si bien commenter! quelle moment magique!!!pedaler au sommet du mont blanc,bravo les enfants

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  4. Quere josyane 29 août 2018 / 16 h 00 min

    Merci de nous faire partager ces magnifiques paysages , vos rencontres et vos frayeurs !
    Belle route à vous à la rencontre de nouvelles aventures
    Amitiés
    Josyane

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    • damscha 27 novembre 2018 / 2 h 56 min

      merci! on espère que vous allez bien . Bises

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  5. Florian Bouillet 1 septembre 2018 / 10 h 39 min

    c’est superbe, c’est magnifique, c’est … pas facile de trouver les bons mots 🙂
    Profitez bien

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    • damscha 27 novembre 2018 / 2 h 55 min

      C’est exact, le Tadjikistan on recommande +++ surtout si on aime les grands espaces 😉

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