De Mashhad à la frontière

Jeudi 28 juin, après un bon gros dodo et un bon petit déjeuner Samyah (dernière de la famille et traductrice en chef) nous emmène au mall. Finalement son père nous rattrape sur le chemin et nous embarque dans sa voiture pour nous emmener à la montagne de pierre. C’est un jolie parc, sur une colline en pierre et béton où ils ont fait parcourir de l’eau. C’est agréable, je peux me balader les pieds dans l’eau, gravir les petits escaliers « vertigineux », c’est un parc assez ludique avec une belle vue sur la ville (2eme du pays) qui est assez verte. On redescend retrouver Mr « give me five » resté en bas et cette fois ci les filles empruntent les petits escaliers. En bas ils nous offrent un granité, puis direction le barbier pour moi, la garderie pour les filles pour retrouver la grande soeur (Samyrah) à son travail. Une fois rasé, avec le père on s’installe au travail de son fils pour attendre les filles, ils travaillent la pierre (marbre et autres). On rentre à la maison, mangeons, discutons, faisons la sieste, on est posé. Le soir Amin notre Warmshower débordé nous embarque chez lui, on y va pour lui faire plaisir, dans la voiture tout le monde est fatigué. Samyah nous accompagne car le lendemain elle a un examen d’anglais (un vendredi qui est comme un dimanche pour nous), proche de la maison d’Amin ça lui permet de dormir plus longtemps. Mais Amin doit faire un détour par l’hôpital où travaille sa femme car elle a oublié quelque chose, puis il veut à tout prix nous offrir un jus de fruit, et enfin on rentre chez lui. Tout le monde est un peu agacé, car tout le monde est fatigué. Chez lui on trouve 7 oiseaux, ça détend, on dort sur les canapés, Amin tient à dormir avec nous dans le salon, sa femme dans la chambre et Samyah dans un grand placard.

Vendredi, la femme est parti dans sa famille pour le week end, Sanyah est à son examen, et Amin nous a promis de rentrer à midi de son travail. Il fait pousser des champignons de Paris, c’est le patron de sa petite entreprise et il fait des journées de fou levé 5h et il rentre à 20h. Aujourd’hui il rentre crevé à 15h, on ne le comprend pas, il tient a passer du temps avec nous, alors qu’il est épuisé et qu’il n’a pas le temps. On pourrait rester chez ses parents, et lui nous rejoindre quand il a le temps, mais non il tient à ce que l’on vienne chez lui passer au moins une nuit. On était coincé, loin de tout sans nos affaires, ni même a manger, heureusement une supérette nous a permis d’acheter des pâtes. Lorsqu’il est rentré, on veut qu’une chose sortir, il nous demande ce que l’on veut faire, alors qu’il tenait à passer du temps avec nous, on pensait qu’il avait un plan mais non. On lui dit que l’on a 2 /3 trucs à acheter, donc il nous emmène en ville faire des courses ce qui nous surprend car on est vendredi et tout est fermé le vendredi normalement (d’autant plus que Mashhad ville sainte est le 3eme lieu sacré pour les musulmans au monde, donc assez traditionaliste). Et bien tout est bel et bien fermé il avait oublié que l’on était vendredi pourtant on le lui a dit. Il nous emmène dans un parc, et veut nous faire faire du manège bien que l’on n’a pas envie, heureusement c’est trop chère pour lui. On arrive enfin à lui faire comprendre que se balader dans le parc, manger une glace, de faire un mini golf (géant) avec lui, nous amuse bien plus et lui aussi a voir comment il se prend au jeu. Nous terminons rapidement la partie car on doit dépanner son frère en panne d’essence, et rentrons chez ses parents où nous dormirons ce soir pour notre plus grand plaisir. Mais avant cela, de la famille vient rendre visite et nous invite à manger le lendemain si nous restons une nuit de plus, et Amin nous emmène au restau, sa mère est un peu déçue car elle nous avait fait à manger. Le restau, ce n’est pas à Mashhad mais dans un petit village, et les citadins de Mashhad aime aller dans ce village manger surtout le vendredi. Imaginer qu’il y a une bonne partie des 4,5 millions d’habitants sur une même route qui ont faim, ça se double dans tous les sens jusqu’à ce que le trafic sature et que l’on n’avance plus. 1h30 plus tard nous sommes au village perché dans les montagnes, une route bordée de je ne sais combien de restaurants une grande foire au restau, Lyon à coté avec son plus grand nombre de restaurants par habitant en France fait pale figure, ici le village est restaurant. On trouve une place, mangeons un bon Hash quelquechose, Amin un sandwich au ketchup et 30 min plus tard on rentre. Et là le ventre plein, fatigué d’une bonne journée de repos, les citadins sont pressés de retrouver leurs lits ou plutôt leurs futons sur des tapis. Donc un gros bouchon où tout le monde force le passage, double par les bas côté, même les motos n’arrivent plus à se faufiler, juste des piétons arrivent à avancer. On mettra plus de 2h à rentrer donc on se coucher à 1h du mat bien sonnés, Amin s’effondre sur le canapé.

Samedi, notre réveil sonne à 7h aujourd’hui c’est un grand jour nous avons le code il nous reste plus qu’à chercher nos visas TURKMENS. On a quand même cette petite boule au ventre, ce petit stress, que ça ne se passe pas bien, qu’on nous refuse se laisser passer. Normalement c’est tout bon, surtout que 100% des français qui nous devancent ont eu leurs visas mais dernièrement un belge a été recalé ce qui met la pression aux suivants. Le père veut nous emmener, nous on préfère y aller tout seul, vu qu’il n’est pas là les filles nous passent leurs cartes de métro et on est parti. Au consulat nous retrouvons les Néerlandais en van rencontrés à Téhéran à l’ambassade, ainsi que 2 cyclistes recalés une première fois et 2 autres voyageurs en camion. On nous ouvre la petite ouverture dans le mur vers 9h, vérifie nos passeports, ainsi que nos codes qui sont identiques, on remplit un formulaire, nous en profitons pour avancer notre date d’entrée dans le pays, payons, et nous avons plus qu’à attendre midi, tout s’est passé dans la joie et la bonne humeur. On profite de l’attente pour faire quelques emplettes, on a cassé la béquille d’Enselle on va donc acheter un bâton de marche pour la remplacer, car on a offert celui que l’on avait pris en France et acheter une bouteille de gaz, ça tombe bien tous les magasins de montagnes sont dans le quartier. Retour à l’ambassade, un peu en avance, le monsieur de bonne humeur ne nous fait pas patienter, il nous appelle et nous donne les passeports avec les visas, nous fait bien tout relire, c’est parfait on peut même choisir notre passage de frontière d’entrée et de sortie. Aujourd’hui 100% des touristes ont leur droit de traverser le Turkménistan en 5 jours. On rentre retrouver notre petite famille, avant nous changeons quelques euros le taux officieux est passé à 90 000 lira pour 1 euro grâce ou à cause de Trump, quand on est rentré dans le pays il était à 65 000 pour 1. Les bureaux de changes n’ont pas tous la liquidité pour faire le change, et à Téhéran les marchands manifestent dans la rue, ça devient un peu compliqué de ne pas changer dans la rue. Une fois rentré dans notre famille d’accueil, on apprend que le père n’a pas arrêté de demander « quand est ce que l’on rentre », et se fait une joie de nous emmener à la poste pour envoyer le tapis que le maire de Chenaran nous a offert. Sur le retour on fait des détours pour récupérer la grande sœur à son travail. Qu’est ce qu’on en fait de la voiture, on sature. Nous avons décidé de rester une nuit de plus, ils sont aux anges, on mange tous ensemble à 15h, puis sieste pour tout le monde enfin presque les 2 plus jeunes dont Chacha papote moi je dors jusqu’à 18h avec Mr Give me five. Au reveil la grande soeur nous emmène au mall, où l’on trouve le jeu que l’on cherche depuis un moment (corridor), et avons une surprise elle nous offre des donuts et ça lui fait vraiment plaisir de nous les offrir. Puis son père vient nous chercher pour nous emmener chez sa belle sœur pour manger, où l’on voit la fin du match France Argentine. On a le droit à un gros repas de fête, Chacha et moi se prenons une raclée contre un enfant dans un jeu de stratégie, Mr give me five et Amin s’endorment devant le second match, nous rentrons donc avant la fin du match. Amin s’endort dans la voiture, puis s’effondre dans le canapé, j’aide à finir un transfert de meuble dans notre famille d’accueil et DODO.

Dimanche, nous nous levons tranquille, prenons un petit déj en famille, rangeons nos affaires et nous nous disons au revoir. Les larmes apparaissent dans pas mal d’yeux bien que certaines écourtent les adieux en se repliant à la maison. On va juste dans un hostel, pour pouvoir dormir et avoir notre rythme sans être trimballé, on leur fait croire que l’on prend la direction de la frontière pour ne pas les vexer. Les iraniens sont vraiment très accueillant, mais si on était resté on aurait du aller à Bojnurd pour fêter un anniversaire, rencontrer d’autres personnes qui nous auraient invité, ou se seraient pliées en 4 pour que l’on soit bien chez eux, de devoir manger comme 4 pour faire plaisir et je vous assure que c’est encore plus fatiguant que de pédaler, il est très dur de dire non car ils insistent beaucoup. Donc on fuit, on rejoint notre GH, prenons nos lits, un dortoir pour nous tout seul et galérons avec internet pour vous mettre les photos de nos précédents articles. On va manger, Chacha ne veut pas de sandwich ni de Kebab, on se fait donc saigner comme de bon touriste dans un restau, ce qui fait bien râler Chacha. Et l’on joue à corridor avant de se coucher.

P1100394-compressor

Lundi 2 juillet, petit déjeuner copieux à 8h30, puis balade dans les environs, pour trouver des plaquettes de freins et une gourde car on en a perdu une sur le toit d’un mini bus. Sur le retour on se fait difficilement comprendre pour obtenir un milkshake glace au chocolat avec morceau de banane et autre supplément, reperé dans la rue, dans un bar à jus de fruit. J’obtiens exactement ce que je veux, Chacha qui ne voulait pas galérer à commander a un simple jus d’orange, elle est trop jalouse. On rentre, pour continuer à compresser les photos pour les articles, mais ça rame et on finit par ne plus avoir inertnet, Chacha fait une sieste, je vous écris cet article, puis sortons manger avant de jouer à corridor et de se coucher.

P1100395-compressor

Mardi, après toujours un gros petit dèj nous allons au tombeau de l’imam Reza (8ème imam). Je rentre dans le Shrine sans aucun soucis, on m’avait dit que mes cheveux risquaient de poser problème. J’attends Chacha en me mettant en évidence du coté des filles, un employé fait ami ami avec moi, un monsieur m’attrape par le bras, me prend par les épaules sans un mot pour prendre une photo avec moi, et me pose les questions habituelles de qui je suis, d’où je viens auxquelles je ne répond pas. J’attends toujours Chacha qui met beaucoup de temps à arriver, je vois des hommes arriver après moi, attendre leurs femmes 1min et partir faire leur visite. Je commence à me poser des questions, regarde vers la sortie si elle ne m’attend pas par là, j’espère qu’elle n’a pas tapé un scandale pour je ne sais quelle raison. Je vais vers l’entrée des femmes, où 2 vigiles me regardent depuis un moment m’interroger. Ils me font comprendre de ne pas m’inquiéter, que Chacha arrive bientôt et c’est vrai 2min plus tard elle est là avec une guide parlant français et anglais. En fait durant tout ce temps, Chacha s’est fait recalé car elle ne porte pas de chaussettes, on la fait attendre sur le coté en lui précisant bien de ne pas bouger, ce qu’elle fit. Elle arrive à expliquer que son « mari » l’attend à l’intérieur, puis notre guide lui fait enfiler un autre tchador plus pratique, et enfin elle peu me rejoindre. Notre guide nous emmène dans un bureau, pour nous offrir de la documentation, discuter avec un mollah que l’on nomme plus mollah mais Cheikh ou Khohani (moins péjoratif), regarder une vidéo sur le shrine, et bien sûr offrir une paire de chaussette à Chacha, car elle ne peut pas se balader dans cette tenue indescante dans le Shrine alors que beaucoup d’hommes sont en manches courtes. Nous visitons enfin les musées avec notre guide qui nous fait entrer gratuitement, puis les bâtiments à leur de la prière (c’est blindé de monde). C’est un lieu magnifique où l’on ne peut pas faire de photo avec un appareil photo mais avec un portable pas de problème. On rentre en passant par l’atelier de Vahid notre hôte, il restaure des tapis et les vend, mais on arrive pas à le joindre, donc retour à la GH pour charger les photos de l’article. Va t’on pouvoir vous envoyer un article? Le soir nous mangeons avec Vahid un bon repas pour cycliste, reprenons le chargement de photos et nous arrivons à publier un article, enfin Dodo.

Mercredi, nous prenons un extrême copieux petit déjeuner, pendant ce temps Vahid nous montre des tapis qui font rêver Chacha. Et c’est reparti sur Enselle, il fait déjà chaud, la sortie de la ville se fait tranquillement, puis nous prenons de petites routes pour rejoindre la 22. Dans une station service nous croisons 2 néerlandais à vélo, c’est des chars d’assaults, ils repartent comme des fusées. On prend la même direction, mais à notre rythme, surtout que le vent souffle. Et ce vent, nous fait souffrir, il est de 3/4 face voir de côté, cumulé avec le trafic on est balloté comme fétu de paille. Quand un camion ou une camionnette nous double, nous sommes d’abord repoussés puis aspirés par le véhicule, et les rafales nous déportent dans le bas coté. Au bout d’une heure on décide de stopper, nous retrouvons les hollandais, on patiente ensemble que la chaleur diminue ainsi que le vent. Et nous repartons bien que le vent ne se soit presque pas calmé, mais le trafic si. Les hollandais sont loin devant, on s’arrête dans un petit villages, où les gens ne nous inspirent pas confiance, donc on reprend la route et juste derrière une bosse on aperçoit une jolie mosquée avec un beau village. A l’intersection une moto nous attend, il insiste pour qu’on le suive et l’on finit par céder. Il nous emmène chez lui à coté de la mosquée, c’est tout mignon, il nous installe sur un tapis, sert le thé, nous déplace à l’ombre, essaye d’échanger avec nous mais c’est très compliqué. Il nous montre où l’on peut dormir ce soir, chez lui il y a 2 maisons, il nous explique que l’on peut dormir dans la deuxième maison. On refuse pensant que de la famille dort dedans, en fait c’est la maison de son frère qui est mort dans un accident de moto, il était au téléphone en moto et la voiture bleue (pour ceux qui connaissent l’Iran et leurs utilitaires) devant lui a freiné assez fort, il n’a pas eu le temps de freiner et il s’est fendu le crane dans l’un des montant de la voiture. Nous restons sur cette incompréhension, lui il s’en va faire des courses, nous restons avec sa femme et ses filles qui nous parlent pas mais font beaucoup d’aller retour à l’extérieur de la maison tout en préparant le repas du soir, on a quand même le droit à des petits sourires. Quand la nuit tombe, on nous installe sur la terrasse pour prendre le thé et manger. Les filles se détendent, nous passons une bonne soirée à discuter, échanger, ce qui fait que l’on se couche tard. La maman ne bataille pas pour nous installer là où l’on a choisi, ce sera donc sur des tapis et futons, sur la terrasse à la belle étoile et personne ne dormira dans la seconde maison.

Jeudi, après une excellente nuit mais bien trop courte car on se lève à 5h pour rouler à la fraiche. On range, mangeons quelques biscuits, buvons de l’eau disons au revoir à madame. Monsieur nous accompagne à la grande route par des raccourcis et nous dit au revoir en éclatant en sanglots, on le réconforte, remercie chaleureusement, puis il rentre sans pouvoir nous regarder partir. Les 20/ 30 premiers kilomètres se font tranquillement à vitesse grand V, on enchaine avec la petite côte de la journée. Enfin on enchaine, c’est un bien grand mot, le départ de la côte est une ligne droite sur un faux plat montant qui nous rappelle que notre petit déjeuner a été plutôt léger. Au pied du gros du dénivelé se trouve un village, où nous apercevons le campement des néerlandais, nous, nous faisons une pause « manger » devant le croissant rouge qui nous ravitaille en eau et nous prête leur toilette. Le ventre plein on attaque la côte à notre allure, c’est pas long, ça monte bien, on prend notre temps et profitons surtout de la vue. Derrière, c’est une belle descente dans les gorges avec le vent qui est de retour plus de face bien qu’il tourne si on croise d’autres vallées, il y a beaucoup moins de trafic ce qui nous enlève des désagréments. Après un beau virage sur la gauche, nous découvrons une horreur, une deuxième petite côte à gravir, pas longue, un pourcentage plutôt élevé pour nos jambes. Mais on grimpe quand même, on sait que derrière se trouve un village. Et après une montée il y a toujours une descente, nous atteignons le village, on achète de l’eau et on nous indique la mosquée pour dormir. Il est 13h, ce qui correspond à l’heure de la prière, on attend donc comme 2 pruneaux en train de sécher au soleil. La prière semble vraiment longue, ils doivent débattre sur qu’ils vont faire de 2 étrangers, et ils ont une super idée. Ils nous ouvrent le portail, et avant que l’on ait eu le temps de dire bonjour Enselle, Bob et tout nos bagages sont dans une salle fermée à clef, et nous en train de dormir dans la mosquée. Vous voyez la blague qu’ils nous ont fait, non, et bien après avoir dormi la faim est apparue et toutes nos affaires sont dans la salle fermée à clef, il n’y a personne pour nous ouvrir, pas de clef pas de chocolat (fondu). On nous ouvre à 18h, et en plus on nous installe dans une autre salle pour la nuit avec toutes nos affaires. Chacha s’empresse de faire à manger, je fais essayer Enselle à des enfants, on nous invite à manger, on montre que notre repas est prêt. Déçu que l’on refuse le repas, Chacha est réquisitionner pour faire de l’halva, ce n’est pas maintenant que l’on va manger. On nous en offre un morceau, que l’on s’empresse de manger mais vient l’heure de la prière, toute les femmes pressent Chacha de les accompagner à la prière, donc on doit attendre la fin de la prière pour manger. On peut enfin manger, on nous donne le thé et on peut se coucher. On passe la pire nuit de notre voyage, il fait trop chaud, nos matelas, coussins, sont trempés de sueur.

Vendredi, nous avons presque pas dormi à cause de la chaleur, de la prière de 3h du mat, nous partons donc avec une heure de retard. Les paysages sont magnifiques, c’est descendant on roule à 27km/h quand nos néerlandais nous doublent. C’est déprimant, mais on ne les envie pas, notre rythme nous convient. On les retrouve pour le gouter de milieu du matin, on repart devant eux et ils nous redoublent comme des fusées. Les derniers kilomètres pour atteindre Sarakhs sont une torture, il fait trop chaud, on est collé à la route. A la ville nous faisons quelques courses, s’installons dans un parc, il n’est que 12h et fait déjà trop chaud, la température dépasse les 45°c. C’est décidé on va à l’hôtel, on se demande comment on va traverser le Tukménistan par ces températures alors qu’il faut que l’on fasse plus de 100km par jour en 5 jours. Rouler de nuit, mais pas pouvoir dormir le jour car il fait trop chaud ne nous enchante pas, et faire 100km un jour on peut mais 5 jours de suite on en doute surtout dans ces conditions. Ce sera donc le train pour nous.A l’hôtel nous retrouvons Loïc, un franco-suisse qui a fait en une nuit ce que l’on a fait en trois jours, et les néerlandais qui l’on fait en 2 jours avec un jour de pause. Les néerlandais sont partis début mars, ils ont fait 11000km, ils font une moyenne de 100km par jour à plus de 16km/h de moyenne. Loïc le franco-suisse, est parti le premier avril et est capable de faire 200km en une étape, son tour du monde c’est plus pour la performance sportive. Pour nous c’est un peu compliqué de comprendre ces démarches, on a choisi le vélo pour pouvoir découvrir les pays, pour sa lenteur, pour ne pas être pressé par le temps qui passe, faire du tourisme. Eux c’est l’inverse, Loic veut faire un tour du monde en un an en ne faisant que pédaler, les néerlandais veulent rejoindre leur fils en Nouvelle Zelande avant l’hiver (alors qu’ils sont à la retraite). On passe la soirée à discuter devant France argentine.

Une réflexion sur “De Mashhad à la frontière

  1. Quere josyane 24 juillet 2018 / 18 h 27 min

    Bonjour à vous
    Quel périple ! En rentrant vous pourrez publier un livre de recettes 😃
    L’accueil si chaleureux de ces pays est vraiment touchant mais je compatie pour les » obligations «  à accepter les invitations à manger .
    Belle route à vous . Bel épisode de grosse chaleur dans le Var .
    Bises josyane & Philippe

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s