De Lankaran à Téhéran

Samedi 12 mai, nous allons prendre notre petit déjeuner et il a du mal à passer. On nous annonce que nous sommes hors la loi, on ne se serait pas fait enregistrer dans les 10 premiers jours en Azerbaïjan. Pourtant le responsable de la Guest House à Gandja l’a fait devant nous. On nous appelle un taxi pour rejoindre les bureaux de l’immigration, arrivés on nous envoie dans un bureau, le fonctionnaire prend tous nos papiers et nous dit d’attendre à l’accueil. Il n’est pas hostile mais on semble l’embêter. Notre chauffeur de taxi attend avec nous 5min, impatient va déranger notre malheureux fonctionnaire, il revient en nous disant que pour régler notre problème ils en ont pour au moins une heure. Notre chauffeur nous donne son numéro de téléphone et s’en va à ses occupations, nous on s’installe et on patiente. Un quart d’heure plus tard le fonctionnaire nous appelle, il a un grand sourire et nous demande pourquoi on est là, tous nos papiers, enregistrements sont bon, on peut quitter le pays sans problème. En plus il nous donne ses numéros de téléphone du bureau et perso, un papier qui dit que tout est bon et téléphone au taxi pour qu’il vienne nous chercher, le tout super soulagé de ne pas à avoir à faire un micmac de régulations de paperasses pour touristes. Retour en ville, pour faire un tour au bazar, trouver une tunique et un foulard pour Chacha et repos à l’hôtel. Nous y croisons Roberto et Marita 2 cyclotouristes italo-australiens qui filent à Baku et que l’on recroisera peut être sur la route du Pamir.

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Dimanche, direction l’Iran, nous prenons la route qui longe la côte et la voie ferrée et on aura le droit au klaxon d’un train avec coucou du conducteur, le seul train que l’on verra de la journée. Nous arrivons à la frontière, on se trompe de parcours un cycliste nous remet sur le droit chemin, puis une barrière nous stoppe. On attend un douanier, c’est un militaire qui contrôle nos passeports, et nous dit de remonter sur Enselle juste pour nous voir démarrer, puis on passe par un portique pour camion, contrôles rigoureux de nos passeports et papiers, questionnaire sur ce que peuvent transporter nos sacoches et l’on peut remonter sur Enselle pour rejoindre l’Iran. On passe un pont et les femmes dans le sens inverse enlèvent leurs foulards au milieu, Chacha, elle s’équipe, Hejab en place nous pouvons traverser. Cette fois ci on nous fait passer par la douane piétonne, il y a une belle queue, dans de petits couloirs avec plein de barrières, pas bon pour le gabarit d’Enselle. Un militaire nous aperçoit, nous demande nos passeports, et nous dit d’attendre. Alors on attend, sans trop comprendre, un portail s’ouvre entre les barrières, on attend toujours, jusqu’à ce qu’un guichetier nous interpelle et nous fasse doubler tout le monde (soit une bonne vingtaine de personnes), 2 angles droits restent à passer mais Enselle et toutes ses charges passent. Soulagés, nous devons en fait enlever tous nos bagages (ce qui aurait faciliter les passages d’angles droits) pour les passer au scanner. Nous sortons enfin de ces procédures pour tomber sur un attroupement qui veut nous prendre en photo, touche mes cheveux et tout le monde nous pose des questions, sur le vélo, pour faire le change, pour prendre un taxi, on a juste envie de partir en courant (/pédalant). Sur le conseil d’un douanier nous allons changer nos euros dans un bureau de change un peu plus loin (le change sauvage est strictement interdit) et le taux est vraiment avantageux (à ce moment là on n’est pas encore au courant qu’il existe un taux officiel et un taux officieux). Puis refuge dans un parc, où une personne accepte très facilement d’appeler notre warmshower (Soheil). Chez lui, sa maman adorée nous a préparé un repas délicieux, puis Soheil et sa sœur nous emmène se balader en bord de mer puis au bord d’un lac avec des arbres qui se promènent dessus, et faire des courses pour que Chacha et son commis (moi) leur fasse à manger. La maman suit la recette des crêpes et du tian de de légumes et a adoré la cuisine de Chacha. A l’heure de se coucher, on doit prendre nos affaires et on nous emmène à quelques kilomètres dans un studio pour passer la nuit, Soheil reviendra nous chercher le lendemain pour le petit déjeuner.

Lundi, comme d’habitude on se reveille à 7h malgré les 30min de décalage horaire avec l’Azerbaïdjan, Soheil vient nous chercher entre 8 et 9h normalement. Il arrive donc vers 9h15, à ma plus grande joie (presque le temps de mourir de faim), un bon petit dèj préparé par sa formidable maman (il souffre d’un petit complexe d’Œdipe non résolu) me détend. Il nous emmène ensuite chez Irancell, cela nous prendra des plombes pour avoir un numéro de téléphone iranien qui fonctionne. La raison, une fois que Chacha a mis la carte sim dans le téléphone on doit attendre un sms qui active la carte pour pouvoir la charger. On attend patiemment, avec un çay, des sucreries, jusqu’à ce que je me rende compte que le portable ne détecte pas de carte sim. Je l’ouvre, et vois que notre Chacha a mis la carte sim à l’envers malgré l’encoche ( oui bon ça va hein, il a quand même fallu 30 min à Damien pour s’en rendre compte), on la remet dans le bon sens et le temps de charger la carte nous pouvons rentrer. Mais pas partir, on doit manger avant, je me sens un peu prisonnier depuis le réveil, on doit tout faire comme nos hôtes ont décidé  sans notre avis, le ventre plein on peut enfin remonter sur Enselle il est 15h. On parcours une trentaine de kilomètres, sur lesquels nous ont été offerts des jus de fruit et un jeune homme nous indique un bon spot de camping au bord de la mer Caspienne. On papote un moment avec lui et ses amis qui nous offrirons du pain, des tomates, concombre, œuf frais, puis passerons une bonne nuit au calme.

Mardi, on pli la tente entre les gouttes éparse, un curieux vient nous saluer. Nous reprenons notre route entre mer et montagne, rizières et çay. A midi nous mangeons un excellent kebab de poulet allongés sur des tapis perchés dans des cabanes en bord de route. Nous finissons nos 60km à Talesh, où on nous indique un camping en bord de mer, on y paye un prix dérisoire pour planter la tente (2€). Mais nous n’arriverons pas à dresser la tente, ils se mettent à 3 personnes pour que l’on dorme dans une cabane qui ferme à clefs. Les arguments principaux sont en tout premier il va pleuvoir, on leur répond que la tente est étanche, le deuxième que sa ferme à clefs, on répond que l’on ne va pas partir en vadrouille et que l’Iran est très sécurisé, le troisième les chiens et que l’on n’a rien à payer en plus, on leur répond vous avez gagné. Une fois installés on trempe les pieds dans la mer, lavons Enselle, buvons un bon çay, mangeons et DODO.

Mercredi, nous quittons nos tapis entre 4 murs qui ferment à clefs, il n’a pas plu une seule goutte, mais il y a bien eu un chien qui a joué avec une sardine du tarp d’Enselle et une sandale de Chacha et il fait déjà bien chaud. On s’arrête faire quelques courses, le temps de créer un attroupement et de se faire inviter avec insistance. Ils en avaient envie que l’on dorme chez eux mais il n’est que 9h30, lire la déception du refus sur les visages est difficile mais si on accepte chaque invitation on risque rester plusieurs années en Iran. Les voitures ralentissent à notre hauteur pour nous prendre en photo, d’autres nous arrêtent pour des pauses selfies. Le réseau warmshower s’active une voiture s’est arrêter sachant que l’on était sur la route, un jeune homme nous retrouve dans le restaurant de pause de « on a faim » les deux pour savoir si tout ce passait bien pour nous. L’estomac calé nous reposons nos fesses sur Enselle sous un soleil de plomb. A une pause à l’ombre, des policiers s’arrêtent pour nous dirent qu’il faut faire attention sur la route (oui merci on a remarqué que les iraniens conduisent comme des fous). Merci on a remarqué entre les voitures qui nous serrent pour prendre des photos et celles qui remontent à contre sens, on fait très attention mais il faudrait peut être prévenir les iraniens de faire attention (et juste par exemple quand une personne apprend à conduire dans une auto-école, le prof n’est pas obligé de lui montrer son portable). Et on commence à comprendre ce qu’est la générosité des Iraniens, chaque jour on nous offre de l’eau fraiche, des jus de fruits, des bonbons. A Sowme Sara après 90km on nous propose de planter la tente sous un abri dans un parc de la ville, et en plus des dames venu pique-niquer nous offrent à manger, d’autres le thé, alors pour parfaire la journée on se paye une glace avant de se coucher.

Jeudi, on se réveille au milieu des sportifs, footing, ping pong, danse sportive, et course en marche arrière. On mange discrètement, c’est ramadan, rangeons et c’est reparti. Il fait de plus en plus chaud, il y a de plus en plus de trafic, de plus en plus de camion, trop de chaleur, trop de klaxons, ça commence à être tendu, tellement que l’on casse un rayon. A l’ombre d’un restau fermé nous changeons le rayon rapidement (on est rodé), et on nous offre de l’eau fraiche et des bouteilles de glaçons. On finit par quitter cette route infernale, et retrouver le calme des villages sur une petite route. Où l’on se fera encore inviter à dormir, mais on préfère planter la tente pour pouvoir avoir notre rythme sans batailler à communiquer avec la fatigue. Arrivés à un caravansérail transformé en restaurant nous prenons un çay et on nous offre gâteaux et friandises. Puis on demande au voisinage si on peut planter la tente derrière les murs, on a juste à choisir l’emplacement qui nous convient. Nous montons la tente, mangeons, profitons du paysage, et nous nous installons confortablement dans nos sac de couchages. A ce moment précis, on est bien installé, que 2 personnes crient « mistère dangère », donc on se rhabille sortons et essayons de comprendre ce qui se passe. Il y aurait des personnes qui veulent se battre, des chiens qui veulent nous manger, en fait ils préféreraient pour notre sécurité que l’on plante la tente sous les lampadaires, on arrive à ne pas devoir bouger toutes nos affaires, Chacha s’énerve un peu contre le gars qui se prend les pieds dans la tente et arrache tout. Mais maintenant faut que l’on prenne le çay chez le voisin, qui veut éclairer notre tente avec un projecteur, on arrive aussi à l’en dissuader en lui expliquant que pour dormir c’est quand même mieux sans lumière, mais il nous prête une lampe de poche pour la nuit. Tout fini par se détendre passons un bon moment avec lui et son fils et pouvons nous recoucher.

Vendredi, on pli notre campement et attaquons la route, en direction de Qazvin, qui longe l’autoroute. Gros problème les camions ne prennent pas l’autoroute et ça devient de plus plus fatiguant et dangereux. Les paysages changent, la montagne s’impose, mais les camions nous font craquer, arrivés à Rudbar nous stoppons un bus, installons Enselle dedans et rejoignons Qazvin. Nous faisons la sieste, profitons du paysage, arrivés, nous prenons un hostel, et surprise les musées sont gratuits aujourd’hui, on en profite avant de s’endormir.

Samedi, nous quittons l’hostel reposés et pouvons prendre de petites routes parfois en gravier. Les invitations reprennent à partir de 9h, mais ce soir c’est warmshower. Le paysage à totalement changé, plus de rizières et de jungle, juste de l’agriculture, des arbres fruitiers, du plat et des montagnes parfois enneigées au loin. Les cadeaux continuent, eau, bonbon et glace à la rose et à la pistache. Nous arrivons chez Mostafa et Mariam dans un jolie appartement, ils nous nourrirons comme des morts de faims, fruits, fesenju (plat iranien à base de grenade, prunes, noix, poulet, riz au safran) j’en mange un kilo, c’est vraiment bon ils ont vu que j’aimais et m’ont obligé à finir les plats qui se remplissaient plus rapidement que je ne les finissais, puis musique avec des instruments traditionnels .

Dimanche, réveil un peu compliqué, nos hôtes ont dormi dans leur lit qu’ils avaient préparé pour nous, mais on a refusé car leur chambre n’a pas de fenêtre et je ne peux pas dormir dans le noir complet. Le lit était tellement bien fait qu’ils ont trop bien dormi et nous ont oublié, ils se réveillent un peu tardivement et vraiment confus. Après des adieux larmoyant (Chacha a vraiment du mal), nous reprenons les petites routes à travers champs et villages où chaque maison à son château d’eau personnalisé. Quand nous nous arrêtons, ou faisons stopper nous avons toujours le droit à au moins la séance photos, parfois un peu d’eau, ou jus de fruits, on est gâté. Mais parfois c’est trop d’enthousiasme, nous sommes arrêtés sur le bord de la route et un monsieur en voiture nous saute dessus (après être sorti de la voiture bien sûr). Il veut nous aider à tout prix, nous débite des phrases de 15km de long en farsi, on comprend rien, à part qu’il veut que l’on aille chez lui pour manger, dormir, se laver. Le problème c’est que l’on a déjà mangé, et que l’on est attendu à Mahdacht, il veut donc que l’on mette Enselle dans sa voiture pour nous emmener on refuse encore, alors il décide que l’on doit le suivre en vélo. Franchement on est pas enthousiaste de le suivre, son exubérance fait peur, beaucoup trop d’énergie pour nous, il part devant et on le suit mais à petite vitesse histoire de le fatiguer. Il ralenti et nous sort par la fenêtre un badge disant qu’il est de la police, même pas de photo de badge dessus, nous on continue notre stratégie rouler a à peine 10km/h. Il finit par s’arrêter, essaye d’insister et finit par renoncer à nous aider, le tout à du durer 3/4h, ça nous a lessivé, tout ces efforts pour dire merci mais non. On reprend notre rythme en râlant un peu, est pas en bonne disposition pour affronter la petite portion de route à grande circulation (2*2 voie avec plus ou moins une bande d’arrêt d’urgence). Des voitures ralentissent, roulent à notre hauteur pour discuter et prendre des photos, ceux la ça va certains nous serrent un peu, moi je reste concentré pour garder ma ligne et Chacha s’occupe de la discussion. Une voiture entame cette échange en roulant puis d’un coup nous fait une queue de poisson pour s’arrêter, on se retrouve dans les graviers à piler, et lui nous rejoint tout content pour nous inviter chez lui, j’ai juste envie de l’insulter pour avoir failli nous mettre à terre, mais bon il a un jolie sourire et ne se rend pas compte de ce qu’il a fait. On refuse l’invitation facilement, c’est qu’il n’avait pas trop envie de nous voir chez lui (encore un coup de Taarof), on reprend la route et là autre style une voiture nous double par les graviers pour se mettre à notre hauteur et discuter en pleine montée, une fois satisfait de nos réponses (de Chacha) il accélère et reprend la route sans penser que nous sommes encore là à côté de lui re-queue de poisson. Une belle descente devant nous avant de rejoindre notre warmshower, on prend de la vitesse content de pouvoir finir la journée comme ça. Sur la bande d’arrêt d’urgence (sur notre trajectoire) une voiture est stoppée, je m’en méfie, et je fais bien au moment où on commence à la doubler elle accélère pour se mettre à notre allure et discuter tout en se déportant sur nous, on se retrouve au milieu des 2 voies et il repart en nous déportant un peu plus. On rentre dans la ville, achète une pastèque, notre warmshower vient nous chercher au parc au pas de course, puis séance photo avec ses employées, Enselle, et finit par nous présenter son appartement de fonction, c’est un fan de vélo et nous laisse les clefs, on a l’appart pour nous et on peut enfin décompresser. On réfléchit à l’itinéraire du lendemain pour entrer dans Téhéran et rejoindre un couple de warmshower. Une fois satisfaits on se couche et la le téléphone sonne, notre warmshower nous rejoint demain à 8h45 avec des amis, on espère qu’il sera à l’heure.

Lundi, on se reveille à 7h comme d’habitude, on mange, on range, et à 8h30 notre hôte sonne, cool il est plus qu’à l’heure. On discute tout en rangeant, et deux autres personnes arrivent, ce sont des journalistes amateurs venues pour nous interviewer. Nous avons donc le droit à notre questionnaire auquel Chacha répond, petite vidéo, et photo bien sûr. Mohamad (notre warmshower), fan de vélo, est tout équipé pour pédaler avec les mitaines tour de France, il nous accompagne donc avec son vélo et quel vélo c’est un fatboy avec des pneus énormes. L’itinéraire réfléchit la veille à la poubelle, direction Karaj, Mohamad nous protège des automobilistes avec son fatboy et son sifflet qui est vraiment utile. Puis il nous abandonne à notre propre sort, la galère commence et on est pas encore à Téhéran, tout le monde veut que l’on prenne l’autoroute, même mapsme, nous on est pas chaud du tout. Chacha stressée n’arrive pas à m’indiquer la route donc on se trompe plusieurs fois, le trafic nous fait péter un câble, on décide de rejoindre la gare. Pas possible de mettre Enselle dans le train, des gens réfléchissent à notre problème et ne trouve pas de solution. C’est décidé on demande aux taxis, qui acceptent pour 4euros on fera une 40aine de kilomètres déposés en plein centre de Téhéran avec Enselle sur le toit, Bob dans le coffre, Chacha au milieu des sacoches à l’arrière et moi à stresser à l’avant dans cette circulation sur l’autoroute et voie rapide, il n’y a jamais assez de voies (en comptant la bande d’arrêt d’urgence) pour le nombre de voitures côte à côte. On finit dans un parc, après avoir demandé plusieurs fois notre itinéraire. Petite pause, reprenons nos esprits, remplissons nos estomacs, et rejoignons nos hôtes.

3 réflexions sur “De Lankaran à Téhéran

  1. Gérard SAUBION 12 juin 2018 / 15 h 14 min

    Vous voilà donc à la capitale: c’est Paris d’ici avec quelques modifications architecturales et environnementales. Bonne découverte culturelle de la capitale les morts de faim !

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  2. véronique dupré 13 juin 2018 / 8 h 40 min

    je comprends maintenant, pourquoi la tourista…………
    bonne continuation/courage/patience/attention(dans ts les sens du terme),et bon appétit!!!!!!!!!
    je vous embrasse bien affectueusement

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  3. Lambert Sylvie 13 juin 2018 / 8 h 53 min

    L aventure culinaire continue…..
    Les iraniens ont l’air très accueillants ! Trop parfois d après ce que je comprends
    Bon séjour à Téhéran

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