De Mulino à Opatija

Nous vous avions laissés à la frontière avec une nuit en bivouac …A noter que le soleil se couche vers 16h30 et bien que nous soyons des poules il nous faut patienter dans le noir jusqu’à 21h. Nos sens en éveils tuent le temps. Pas âme (humaine) qui vive, depuis la frontière nous n’avons croisé personne. Nous installons le campement: tente, couverture pour Enselle, poubelle en hauteur, préparation du repas …Nous entendons une première fois roder à côté de notre tente suivi de plusieurs coups de feu non identifiés, aboiements de chiens. Chacha envoie Damien en éclaireur : RAS nous pouvons passer à table. Sur la digestion, bis repetita: nous entendons encore roder encore plus prêt… Chacha prend son courage à 2 mains et suit Damien dehors (car apparemment il n’y voit rien ). Quand tout à coup …Nous « voyons » (entendons) une bête au corps de lion, tête de cochon, ailes d’hirondelles, pattes de cheval et queue de paon (non pas de champignons au menu ce soir) !!!!! Bref juste ce que nous supposons être un sanglier vu les bruits. Nous pouvons maintenant dormir tranquilles.

Après une excellente nuit (pour de vrai, le sol était moelleux à souhait) nous dégivrons la tente et rangeons nos affaires pour aller prendre notre petit déjeuner au soleil en terrasse avec vue sur les marais salants. Nous repartons sur la Parenzana, le chemin est très bien indiqué mais fait de terre et de cailloux qui rend la conduite d’Enselle difficile. Les paysages sont magnifiques. Un monsieur vient à notre rencontre pour papoter au choix en croate, en slovène ou en italien, on choisira la dernière option. Nous enchaînons ponts et tunnels pour le plus grand plaisir de Charlène.

Nous avançons lentement, très lentement (voir difficilement) alors que c’est relativement plat (ex voie ferrée oblige), ne croisons personne, le chemin à l’ombre glacé et boueux, les chiens nous courent après, Enselle s’essaye au crabe dans la boue (pas d’option VTT sur le tandem), nous sommes accueillis par un champs de tir et ses 40 chiens hurleurs. Village désert des plus chaleureux. Hôtel fermé depuis 15ans, pas de spot bivouac dans ces « marécages ». On nous indique par deux fois un hôtel à 5kms dans ce que nous comprenons être un village encore plus petit . Arrivés à destination, pas de village (bizarre), mais juste un centre thermal au pied d’une jolie falaise : Istarske Toplice. Nous pouvons y passer une nuit en demi pension avec accès à la piscine soufrée pour une somme modique. Vendu. La piscine et le buffet nous font le plus grand bien vu le moral de cette fin de journée qui s’approchait dangereusement des chaussettes.

Requinqués, nous abandonnons la Parenzana (sûrement plus sympa en été sur piste sèche) pour les routes croates. Afin de se mettre en jambes, une belle grimpette à l’ombre et entourés de givre jusqu’à Motovun, très joli au passage (on a le temps de regarder à l’allure où on monte). S’ensuit une longue et belle descente au soleil jusqu’au Fjord de Lim qu’il faut bien évidemment remonter à l’ombre. En guise de récup, plat descendant jusqu’à la jolie ville de Rovinj (sud) pour passer Noël. Nous avons trouvé un joli petit hôtel au bord de la mer, vue sur la vieille ville (Hôtel Delfin).

En guise de cadeau de Noël: direction Pula à travers les champs d’oliviers et petites cabanes de pierres, quelques vignes, un peu de brume qui nous ôte la vue mer…C’est pas tout mais Noël ça creuse: mission nourriture à Pula. Ça sera chips et BN accompagnés d’une soupe lyophilisée, un régal !

Nous passons 3 nuits à Pula et prenons vite nos petites habitudes: marché le matin (légumes et borek), café Cjavner l’après midi avec chocolat chaud ET thé (café qui se trouve dans une ancienne banque super sympathique et surtout avec Wifi). Nous papotons à la guesthouse, tantôt sur notre itinéraire, tantôt à jouer les traducteurs pour un colombien voulant rejoindre le portugal sans pouvoir entrer en Europe car il y a déjà passé 6mois.

Nous finissons par quitter Pula et ses vestiges romains sous la pluie. Nous nous attendons à une grosse journée: faux plats montant, grosse descente puis grosse montée, froid, humidité, pluie et vent. Il n’en sera rien sauf le froid et la pluie pour Chacha (plus frileuse), obligés de s’arrêter prendre un chocolat chaud dans un café pour récupérer ses doigts. Nous arrivons sous le soleil à Lbin et trouvons notre hébergement après avoir tourné autour du village pendant 1h dans les petites routes et grosses côtes, il fallait bien trouver un peu de difficultés. Notre hôte nous fait remarquer nos 10min d’avance.

Rassurés par notre hôte sur la route d’aujourd’hui et par le soleil revenu, nous partons tranquilles. Nous sommes gâtés par la vue le long de la route à flan de montagne (un peu trop par moment au goût de Chacha: pas assez de barrière de sécurité selon elle) : monts enneigés, mer, criques et jolies villages.

3 réflexions sur “De Mulino à Opatija

  1. Sylvie Lambert 2 janvier 2018 / 17 h 39 min

    Toujours des photos magnifiques !! Et bravo à vous pour le récit

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  2. Anaïs L 2 janvier 2018 / 21 h 39 min

    Au top Noël à Rovinj ! J’avais adoré cette ville, c’est là que vous avez pris la photo de vous deux non ? On a un peu la même je crois avec Mika 🙂

    Une superbe année et encore de belles aventures !
    Et tout plein de bisous

    Aimé par 1 personne

    • damscha 4 janvier 2018 / 17 h 36 min

      Bien vu ! c’est effectivement à Rovinj 😉 Bises

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