Présentation des mollets

Depuis longtemps déjà, Charlène se passionne pour les voyages. Elle a embarqué Damien d’abord pour suivre le Transibérien de Saint Pétersbourg à Pékin puis en Asie de Shanghai à Bangkok.

Voilà 7 ans qu’ils sont inséparables.Pour ne pas perdre Charlène, Damien lui a fait essayer le tandem en Thaïlande, elle a adoré. Ils avaient envie d’un voyage au long cours pour assouvir leurs soifs de découvertes, pourquoi pas un voyage en tandem ? L’idée fait son chemin, le projet murit, les économies commencent et en juin 2017 il est temps de prendre une décision: démissions.

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Vacances en famille

Jeudi 13 décembre, réveil difficile à 8h on a le droit à un petit déjeuner gratuit et on en profite. Puis on plonge la famille dans Ho Chi Minh, c’est à dire prendre l’habitude de traverser dans la circulation continue, de monter descendre des trottoirs car ils sont bondés de 2 roues motorisés garés ou en mode je contourne le bouchon. On visite l’extérieur de la cathédrale, fermée pour rénovation, l’intérieur de la poste, on mange une excellente soupe sur un trottoir, balade le long de la rivière. Retour à la GH, pour se reposer (direct dans le rythme), et réfléchir à la suite du voyage, choix entre visite de la verdure ou des villes autour de saucisson, pâté, … Les compromis sont fait sans larmes, mais quelques serrage de dents (sûrement le saucisson sec). On finit la journée autour d’une glace et dodo.

Vendredi, réveil petit déj maison (porridge à la confiture de framboise), puis décollage tardif ça nous change des réveils à 6h et premier coup de pédales à 7h. Nous rejoignons la gare pour acheter nos billets de train qui part dans une semaine. Les tickets en poche, les renseignements pour faire expédier Enselle et Bob en tête nous rejoignons le musée des vestiges de la guerre, en se rafraichissant le gosier de jus de canne à sucre et personne ne touche au mien sinon je mords. La visite du musée est instructive, dans le sens que dans les autres musées que nous avions fait sur le thème « comment je vais pouvoir te faire souffrir et te massacrer la gueule », on nous présentait les objets de tortures, ici ce sont des photos et il y en a d’assez gore. C’est assez difficile de toutes les regarder et on apprend qu’en plus d’avoir des soucis avec le déminage des terres agricoles (comme au Laos), ils subissent encore les effets de l’agent orange utilisé pendant la guerre (8000 personnes de la 4éme génération atteinte soit les jeunes de 20 ans aujourd’hui). On en ressort tous chamboulés, et toujours avec cette même question comment peut on être aussi inhumain? On rentre à pied à la GH faisons nos sacs, lavons Enselle puis barbecue party avec loterie. Nous gagnons les 2 lots : 2 bons de 500000 dong (soit 40€ tout de même) pour manger et une nuit dans la GH.

Samedi, re petit déjeuner maison, puis check out qui prend une plombe alors que l’on a tout payé au check in. Un taxi grab nous emmène à l’agence de bus, où un mini bus nous emmène à la gare routière, où un bus couchette nous emmène à la gare routière de Can To, où un minibus nous emmène à l’hôtel. Tout ça inclus dans notre ticket de bus c’est pas beau la vie? Mais ça creuse donc on pose nos bagages et allons manger. Puis balade en ville au bord du Mékong où l’on réserve une balade en bateau pour le lendemain à une mamie super sympa. On prend une collation au bord de l’eau, reballade en ville et le soir nous mangeons au marché de nuit. On trouvait durant la journée que les boutiques vendaient beaucoup de drapeaux et autre aux couleurs du pays et étaient arborées sur les véhicules. Et l’on comprend ce soir pourquoi, le Vietnam joue la finale retour de la Suzuki Cup (coupe de l’Asie du sud est en football), c’est la fête ce soir. Soit les vietnamiens regardent le match, soit ils sont en train de klaxonner en agitant les drapeaux comme s’ils avaient gagné alors que la première mi temps n’est pas terminée. On profite de l’ambiance, et allons nous coucher car demain debout à 4h45 pour le tour en bateau, je regarde la fin du match à l’hôtel. Le Vietnam est champion d’Asie du sud est (CHAMPIIIIOOOOOOOOONNNN DU MOOOOOONDE !!!! oups pardon) avec un score final de 3 à 2 (2-2 au match aller) pour qui ça intéresse.

Réveil matinal, tout le monde est prêt à 5h, on atteint le bateau sans trop de difficulté bien que nos ventres soient vides. Heureusement la capitaine de notre pirogue/barque/slowboat a pensé à nous, une fois que l’on a quitté la rive elle nous offre du pain avec des bananes ça fait du bien. Nous naviguons sur le Mékong, pour voir les marchés flottant, au premier notre capitaine nous achète des fruits, nous le café et le thé. Puis nous nous dégourdissons les jambes dans une fabrique de nouilles, où sans guide nous extrapolons puis rassemblons nos idées pour trouver comment ils les fabriquent. On reprend le bateau pour rejoindre le deuxième marché flottant où j’essaie un chapeau chinois d’un touriste et toute les têtes de notre bateau se retrouvent avec son propre chapeau. On prend le chemin retour par les canaux secondaires, en faisant une pause dans un restaurant, sur tout le chemin notre capitaine nous aura coupé des fruits et surtout fait des origamis en feuilles de cocotiers (3 chacun) tout en pilotant le bateau. Retour à la GH pour finir notre nuit et le soir on se fait un hot pot (sans piment) et une balade digestive avant de se recoucher.

Lundi 17 décembre, nous allons prendre notre petit déjeuner en 2 équipes. Il y a la première équipe qui part à la recherche de ce qu’elle veut manger, et la deuxième équipe qui par à la recherche du premier bouiboui qu’elle voit et mange ce qu’il y a. Une fois les papilles et les estomac rassasiés, nous rejoignons l’arrêt de bus local pour prendre les transports en communs. Le bus nous emmène à Vinh Long, dedans Chacha négocie le prix du transport de nos bagages, et on remarque au final que l’on paye moins chère que les locaux (pro de la négo 😉 ). Arrivés nous allons dans un hôtel où l’on nous reconnait, nous avions déjà passé 2 nuits dans cet hôtel (Minh Khuê, vous pouvez voir nos têtes sur leur page facebook), on vous le recommande. On s’installe et ressortons manger au marché, on enchaine avec un café à l’écart, ensuite ravitaillement pour les petits déj, et repos car faut pas trop forcer. Le soir on se ballade en ville avant d’aller chercher les meilleurs banh Mi du Vietnam, voir du monde (pas moins), et on boit la traditionnelle bière d’après 18h.

Mardi, nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre des belles mamans et compagnie. Ensuite on rejoint le traversier, pour aller se balader sur l’île de An Binh. Nous rejoignons la pointe nord de l’île, sur le chemin des messieurs nous invitent à gouter des fruits et leur alcool. Arrivés au bout du chemin une sympathique mamie dévalise une partie de son frigo, envoie son mari ramasser quelques herbes pour rassasier nos estomacs, c’est l’une des meilleurs soupes que l’on ait mangées. On fait demi tour, pas le choix sinon faut nager, on retourne au traversier, sur le chemin on insiste pour que je me fasse raser chez un barbier. Je ne sais pas si c’est parce qu’elles me trouvent trop poilu ou parce qu’elles veulent faire une longue pause, en plus le barbier se fait un trip soutenu par toutes, je me retrouve avec des rouflaquettes (trop BG). Avant de repartir, il faut que l’on insiste pour payer le barbier (sûrement des origines iraniennes). Sur le traversier du retour Véronique se fait draguer par un monsieur un peu saoul qui vol discrètement des fruits avant de les lui offrir. Retour à l’hôtel pour se reposer les jambes qui ont enchainées des pas sur 12km. Le soir on rejoint le stand de ban mhi préférés, on enchaine avec un smoothie et bière pour le dessert et dodo.

Mercredi, après avoir petit déjeuner dans la chambre, on quitte notre super hôtel pour monter dans un taxi. Celui ci nous dépose à un traversier qui nous fait traverser la rivière, ça tombe bien. Sur l’autre rive on monte dans un bus local qui nous emmène à la station de bus de Ben Tre. Où l’on mange, puis on prend un taxi qui nous emmène à notre homestay. Le propriétaire nous accueil avec plein d’énergie et surtout beaucoup de cadeaux, pomelo cueillis dans l’arbre, noix de coco que l’on fait tomber du cocotier dans l’eau, des bananes qui sortent de je ne sais où et origamis pour les filles et pour moi boucle d’oreille. On enchaine avec une sieste dans les hamacs, puis balade dans les petites allées et on finit la journée avec un excellent repas.

Jeudi, on profite du petit déjeuner, avant que les personnes âgées cherche leurs affaires. Comme Véronique aime laisser l’endroit aussi propre qu’elle est arrivée, tout ce qu’elle trouve peu finir dans son sac comme le boitier de lunette de ma mère, qui aime croire qu’elle a perdu une de ses affaires avant de se rendre compte qu’elle a rangé à une autre place, le temps de préparation peut vite devenir long. Mais heureusement Fanny a toujours un œil sur elles, mais cette fois ci Véronique échappe à sa surveillance et se retrouve en grand écart étalé par terre, pendant que le chauffeur nous attend pour nous amener à l’agence. A l’agence nous attendons le bus qui nous emmène à Saïgon. On retrouve notre GH, où nous avons encore un problème au moment du check in. Ils ont perdu notre réservation et disent que l’on n’a pas réservé que l’on aurait du payer pour que la réservation soit valide, bref tout est de notre faute et Chacha est à 2 doigts de perdre sont légendaire sang froid (quel sang froid ?). On se souvient très bien que l’on a réservé (à cause de petites blagues que l’on a fait pour avoir le petit déj gratuit la prochaine fois) et jamais ils nous ont réclamé d’argent. On finit par avoir nos lits, et pouvons sortir manger une bonne soupe. Ensuite nous grimpons sur Enselle et embarquons Bob pour la gare, pour les envoyer à Huè en fret. Enselle en profite pour faire sa star et ne peut s’empêcher de faire faire un petit tour à un employé du fret. On rentre à la GH, Fanny et les belles mamans sont sortis faire les souvenirs (si si déjà). Le soir avec Chacha on va chercher sa deuxième petite sœur, puis nous pouvons faire dodo (celle ci ayant eu la délicatesse de ne pas arriver trop tard).

Vendredi, on ne traine pas dans la GH, allons profiter des bons que l’on a gagné pour petit déjeuner, puis visitons le palais de la réunification et son expo. C’est sympa de pouvoir se balader dans un palais présidentiel, et l’exposition renseigne bien sur l’histoire récente du pays. Ensuite nous retournons à la GH pour récupérer nos bagages et faire peur à un taxi (grab) avec tous nos bagages qui nous emmène à la gare. Après avoir mangé d’excellents banh mi op la (à l’oeuf), nous montons dans le train couchette pour 20h de trajet.

Samedi, on regarde le paysage défiler derrière la vitre, mangeons, on profite du voyage, des avantages de voyager en train, se reposer. Arrivés à Hué, on peut récupérer Enselle qui nous attend depuis la veille, problème ils ont cassé la goupille de Bob et l’ont fixée à moitié sur l’axe de la roue arrière d’Enselle et l’autre moitié sur le dérailleur. Cela a tordu les pattes de fixation de bob, il fut donc difficile de tout remettre en place. Autant dire que l’on est pas très content, en plus ils nous réclament des sous, et que si on ne paye pas ils appellent la police. Donc on leurs dit d’appeler la police (avec plaisir je vous en prie), la responsable prend le combiné et téléphone puis le passe à Chacha. Le monsieur à l’autre bout du fil commence à parler et ce n’est pas la police mais le propriétaire de l’hôtel où l’on a réservé qui est d’accord avec nous. Donc après qu’il ait expliqué ce qu’il pense à la dame, nous partons sans payer, ce qui est bizarre c’est qu’elle n’a pas beaucoup insisté pour avoir son argent une fois le téléphone raccroché. Nous sommes super bien accueillis dans un magnifique hôtel, et l’on se demande si le prix est vraiment réel. Nous faisons un tour dans les rues piétonnes  du week end, pour trouver le restaurant parfait afin de fêter les **ans de Véronique. Au retour à l’hôtel, surprise, complices avec le propriétaire les filles ont planqué le gâteau d’anniversaire, bon gros dessert. Cela a été difficile à préparer, car quand nous sommes arrivés du train les 3 sœur ont disparu pour aller chercher le gâteau sous les conseils du propriétaire. Mais Véronique sentant l’entourloupe ne voulait pas rester tranquille dans sa chambre, elle est descendue fumer une cigarette puis a pris un café. Heureusement le propriétaire est resté à l’affut et fait attention que les 3 sœurs ne se fassent pas démasquer. Puis après le repas, Véronique est la seule à ne pas vouloir rentrer mais à vouloir danser même ma mère ne se sent pas la force de danser. Avec l’excuse que l’hôtel ferme ses portes à 22h et que l’on doit rentrer avant si on ne veut pas dormir dehors, elle accepte de rentrer. Ah ces Dupre Martinez, on peut leur faire croire n’importe quoi…

Dimanche, nous reprenons le petit dèj en deux équipes, une à la recherche de leur bonheur sucré, et la deuxième à la recherche de la première chose qui est comestible. Je fais parti de la deuxième bien sûr et comme d’habitude on découvre par cette technique de nouvelles saveurs qui nous ravissent. Ensuite nous allons visiter la citadelle impériale, en rentrant dedans j’attends des wahous, c’est magnifique, une heure plus tard les wahous ont disparus. Véronique et Fanny sont fatiguées et ont faim (ah cette famille et la nourriture…), elles nous abandonnent. Problème si Fanny n’est plus, plus personne surveille ma mère et ce qui devait arriver arriva. Au bout d’une petite heure, elle se rend compte que son portable n’est plus avec nous, elle l’a oublié quelque part. Je part donc au dernier endroit où elle se souvient l’avoir sorti et retrouve son portable heureusement. On poursuit la visite, en prenant plein les yeux, mais avec un compte à rebours qui s’est déclenché. Un organe de Lisa (on en revient à l’estomac) qui s’il n’est pas satisfait avant que le compte à rebours atteigne 0 transforme Lisa en ange démoniaque dévoreuse. Donc nous poursuivons notre visite en faisant attention à cela, il faut dire que nous aussi on a un petit creux gros comme un gouffre. Après cette sympathique visite, nous partons à la recherche de nourriture avant que Lisa ne se transforme. Nous avons échappé à l’ange démoniaque dévoreuse, nous rejoignons Véronique et Fanny à l’hôtel pour une sieste, un gouter et une balade en ville avant de se coucher.

Lundi 24 décembre, nous petit déjeunons puis retrouvons notre chauffeur qui nous emmène voir les tombes d’anciens empereur du Vietnam, dynastie des Nguyen. Ces tombes étaient construites du vivant de l’empereur et servaient de lieu de vacances à lui et à ses 100ènes de femmes. Un des empereurs à eu plus de 140 femmes et plus de 300 enfants, un autre eu plus de 100 femmes mais aucun enfant, car stérile à cause des oreillons (oui c’est ce que l’on retient de ces visites). Nous visitons 3 tombes, immenses, différentes, c’est magnifique, malgré la pluie on s’amuse bien. On rentre pour le repas de midi, puis sieste pendant que Lisa et Fanny font les boutiques. Elles rentrent comme si elles avaient découvert la 8ème merveille du monde, mais c’est juste une boutique de tissus où la propriétaire peut leur faire une robe traditionnelle sur mesure. On doit les accompagner pour les conforter dans leurs choix une fois cette épreuve passée (pour moi) on peut aller manger le repas de noël avec … des frites!

Mardi, on prend une 1/2 journée de repos, c’est à dire temps pour tout le monde jusqu’à midi. Donc normalement on peut dormir tranquille sans que personne ne vienne frapper à notre porte comme d’habitude. On s’est réveillé tranquille et trainons dans la chambre, mais elles ne résistent pas et finissent par frapper à notre porte pour je ne sais plus quelle raison mais ça devait être important. Donc on sort manger pour certains, pour d’autres récupérer leur robes, et on enchaine par faire les boutiques souvenirs. On retourne à l’hôtel récupérer nos affaires et le minibus qui nous amène au gros bus couchette pour Tam coc. On laisse nos affaires, Enselle et Bob à l’hôtel entre de bonnes mains.

Mercredi, on se réveille dans le bus couchette à 3h30 du matin, on nous descend dans une ville, et ce n’est pas Tam Coc. Nous sommes à Nin Binh, machinalement je sors les bagages de tout ceux qui sont descendus du bus, pendant ce temps Chacha essai de comprendre pourquoi on descend là et pas à Tam Coc avec le chauffeur comme c’était prévu et pour quoi nous avions payé (on craint le retour en France pour Chacha, fini la négociation). Le chauffeur comprend son erreur et nous dit de remonter, donc je range tous les sacs sortis et tout le monde est content d’avoir Chacha dans le bus sauf peut être ceux qui descendaient plus loin. Arrivés à bon port, on fait pipi (détail ô combien important), puis on prend la direction du homestay réservé Tam Coc Family Friendly Homestay (si vous passez par là arrêtez vous chez eux, ils sont adorables). Quand nous arrivons devant l’homestay, le propriétaire ouvre, et nous accueille avec un thé, nous donne nos chambres et pouvons reprendre notre nuit dans de confortables lit (on rappelle qu’il est 4h du mat et qu’on avait réservé que pour la nuit suivante). Nous apprendrons plus tard que la famille de français dans le même bus que nous ont fini leur nuit devant leur homestay en dormant sur leur sac à dos. On se réveille une deuxième fois aujourd’hui, et prenons un super petit déjeuner préparé par la femme du propriétaire. Puis sous leurs conseils nous allons faire un tour de bateau partant de Tam Coc au lieu du gros truc touristique tout aussi impressionnant. Nous montons à 2 par bateau plus la capitaine, on navigue au milieu des rizières, des pics Karstiques parfois dessous, c’est magnifique. Mais car il y a souvent un mais au Vietnam quand on voyage de site touristique en site touristique, ici au point où on fait demi tour nous sommes assaillis de vendeuses qui font de la vente forcée et nos capitaines sont complices. Nous sommes obligés d’acheter de la nourriture pour nos capitaines. On repart avec le sourire en moins, nos capitaines passent le retour à papoter fini la tranquillité. Par contre le paysage est toujours aussi époustouflant, on rentre manger à l’homestay. Puis les filles louent des vélos, les belles mamans font la sieste ainsi que Chacha et moi j’écris. En fin d’après midi on laisse Véronique et allons se balader, toujours au milieu des rizières et des pics karstiques mais pas en-dessous. Chacha dans un temple s’essaiera au monocorde (on est loin de la reconversion). Retour à l’homestay pour manger et dormir.

Jeudi, on fait le plein d’énergie avec le super petit déjeuner préparé par nos hôtes. Puis nous dépensons cette énergie dans une balade de 10km aller retour et l’escalade d’une montagnes de plus 500 marches. Nous sommes toujours au milieu des rizières, au pied des pics karstiques, et cette fois ci dessus. Retour à l’homestay pour se reposer et balade en ville, suivi du manger et dodo.

Vendredi, on mange un bon petit déjeuner pour faire des calories car aujourd’hui c’est la pluie que l’on doit affronter. Lisa et Fanny partent de leur côté faire la balade que l’on avait fait il y a 2 jours, nous on part faire ce qu’elles ont fait en vélo. On rejoint le temple de Bich Dong à pied, ce temple est vraiment sympa surtout qu’il est en parti dans une grotte. Au retour on s’arrête dans un café, j’en profite pour visiter 2 autres grottes mais elles sont moins sympa que celle du temple. On rentre manger et attendre le bus qui nous emmène à Hanoï. Nos hôtes nous offrent le gouter, le bus nous dépose devant la GH, on pause nos sacs, allons manger un excellent Bun Cha et dodo.

Samedi, nous allons profiter du cadeau des belles mamans, on va passer une nuit dans un bateau au milieu de la baie d’Halong. Bien sûr avant cela on petit déjeune (non on n’allait pas oublier), et on attend dans la petite rue le mini bus qui doit nous amener au bateau. Le bus doit nous prendre entre 7h30 et 8h, au départ on devait rejoindre par nos propres moyens la baie, puis on leur a demandé s’ils pouvaient nous prendre à Hanoï et ils ont confirmé. A 8h toujours pas de bus, Chacha téléphone pour demander ce qu’il se passe. Ils nous ont oublié, un autre minibus nous embarque et nous engueule, on leur montre les échanges de mail et le guide ne dit plus rien surtout que c’est lui qui nous a répondu pas de problème. A mi chemin on récupère notre bus, juste le temps de faire pipi, d’acheter 4 cafés pour le prix d’un et de recevoir les excuses de notre guide. A midi comme prévu on embarque dans notre bateau, le temps que l’on sorte du port nous nous installons dans nos cabines tout confort. Puis nous attaquons notre activité préférée, manger, on nous amène un plat, puis 2, puis 3, et ça continue, il faut vider les premiers pour avoir la place de mettre les suivant sur la table. Le tout devant les pics karstiques qui sortent de l’eau. L’après midi le bateau stoppe pour visiter une grotte dans le noir, plutôt impressionnante et on enchaine avec le kayak. Pour le kayak on range les belles mamans dans le bateau, et devons répondre à une question comment on s’habille? Chaudement car il fait froid, mais l’eau ça mouille, ou alors on s’habille pour être mouillé. J’opte pour la deuxième solution histoire d’avoir des affaires sèches qui tiennent chaud au retour, les filles optent pour un mix. En fait, une fois dans le kayak on se rend compte que l’eau est chaude. On contourne un pic karstique pour trouver une jolie plage, où lisa en sortant du kayak s’enfonce dans le sable et s’allonge de tout son corps habillé dans l’eau. C’est décidé bien que l’on ait dit au guide que personne ne va se baigner les filles vont se baigner. Moi je vais voir la grotte,c’est sympa mais ils sont en train de l’aménager pour que les touristes ne cassent pas tout. Puis on rentre en faisant des détours, notre guide passe sous une petite arche, donc on le suit on plante le nez dans la paroi, on est obligé de s’appuyer avec les mains pour se dégager, résultat petite coupure à cause de coquillages. Faut pas toujours suivre les professionnels, comme Lisa et Fanny l’ont bien compris. On rentre toujours en faisant des détours, dont un passant devant les fenêtres des belles mamans qui ne nous voient pas car elles préfèrent regarder les vietnamiens faire pipi… (!?!?!?) On rend les kayaks et rentrons au bateau raconter nos exploits et profiter d’une douche et d’un bon repas chaud suivi de défis que personne ne réussit. Ensuite bon gros dodo bercé par les vagues.

Dimanche, on prend notre petit déjeuner à 6h30 pour aller visiter une magnifique grotte avant tous les autres touristes, c’est trop bien. Ensuite nous rejoignons une autre ile pour grimper au sommet et avoir la vue sur la baie et tous ces bateaux de touristes. Derrière nous l’accès de l’ile ferme à cause du mauvais temps on a de la chance. Nous prenons la direction du port toujours au milieu des pics karstiques, toujours en mangeant plat sur plat, et en faisant des photos, on kiffe. On remonte dans le bus direction Hanoï où il fait bien froid, on s’installe dans notre dortoir et ressortons juste pour manger chaud, mais comme nous sommes avec des Dupré cela prend du temps de trouver le bon bouiboui.

Lundi 31 décembre, on sort en expédition dans le vieux quartier pour visiter, et acheter un sac étanche et une veste chaude en faux North face pour Enselle et moi, le tout de contre façon bien sure mais vraiment de qualité. Dans la vieille ville, on visite une vieille maison typique, découvrons de jolie façade, et finissons au bord du lac pour rejoindre le musée des femmes vietnamiennes. On est surpris de l’importance de la femme dans la société vietnamienne, les tâches hommes femmes ne sont pas forcément les même mais les femmes ont autant d’importance que les hommes. Par exemple durant la guerre, elles composait 40% des troupes, se battaient au front, faisaient de l’espionnage, des commandos étaient composés uniquement de femmes, … Après cette belle surprise, nous rejoignons la rue du train, c’est une rue où les scooters circulent plus difficilement car il y a des rails et des trains. Nous nous installons à un café à la sortie de la rue et surprise un train passe à quelque centimètres de nous, impressionnant. Nous sommes vraiment surpris car nous pensions qu’aucun train ne passerait à cette heure suivant les horaires indiqué partout. Le soir nous commençons par manger une spécialité du coin, puis allons voir un drôle de spectacle de marionnette sur l’eau. En sortant nous allons chercher de quoi grignoter puis on s’explose les tympans au concert. On décide donc d’aller boire une bière dans les ruelles de la soif, mais les cafés sont soit blindés, trop chères, soit la musique est trop forte, on finit par trouver un coin sympa pour passer à la nouvelle année non pas devant une bière mais un cocktail. Fatigués on rentre boire un coup à la GH (Armagnac 1981) et dodo.

Mardi, premier jour de l’année et dernier jour tous ensemble. Après de bonnes crêpes nous allons visiter le temple de Confucius (de la littérature), vraiment sympa surtout que des étudiants y fêtent la réussite de leur diplôme. Puis nous allons au mausolée d’Ho Chi Minh, qui aurait préféré être incinéré, on a de la chance on assiste à la relève de la garde. Puis on mange un encore meilleur Bun Cha, enchainé de boutique souvenir, visite de la cathédrale avec mariage en rose. On met Fanny dans un taxi direction la France en passant par des aéroports. Nous on prend le train couchette pour Hué et retrouver Enselle, les belles mamans et Lisa continuent leur voyage en direction du sud.

De Ha Tien à Ho Chi Minh

Mardi 4 décembre, bon anniversaire belle mamie (90ans !!!!!!), après des bananes, une soupe au bout de 5km, on fête cela en pédalant 83km. On rejoint Tri Ton, par la route qui longe la frontière, au milieu des rizières, des canaux et de je ne sais combien de ponts. Tous les 10km on fait une pause, pour s’hydrater, boire un jus de canne à sucre, manger des bananes frites, ou une soupe de poisson chat accompagnée de sa tête. Arrivés on trouve une funky GH avec une propriétaire encore plus fun. Le soir on prend 2 repas car les portions sont toute petites, nos appétits sont énormes et bon gros dodo.

Mercredi, quelques bananes en guise d’apéro petit déjeuner, puis petit déjeuné et c’est parti on rejoint Long Xuyên. Malheureusement la route est plus circulante, donc les klaxons sont beaucoup plus nombreux et plus forts. Un scooter qui double klaxonne, une voiture qui double klaxonne plusieurs fois, un camion (ou autobus) qui double klaxonne plusieurs fois et plus fort, et surtout le camion (ou autobus) avant de nous doubler double déjà des scooters depuis un moment ce qui fait qu’on l’entend depuis un moment au milieu des autres klaxons. Il faut dire qu’au Vietnam le klaxon est couplé avec d’autres fonctions, par exemple quand ils doublent en face de nous pour être sûr qu’on les voit bien nous arriver dessus, le klaxon est synchronisé aux pleins phares, ou quand ils mettent le clignotant le klaxon est synchronisé au clignotant. Ce dernier est très utile car au carrefour quand ils tournent à gauche ils serrent le virage sans visibilité, ce qui fait qu’ils se retrouvent à contre sens, donc quand on arrive en face, on entend le klaxon (futé), on se décale au centre de la route, et eux remonte à contre courant en allant sur leur bonne voie et sa fonctionne très bien, le pire c’est que l’on finit par faire la même chose. Heureusement le paysage est toujours aussi sympa, on finit par trouver une GH sympathique, on fait un tour au marcher pour se ravitailler et repos. Vers 17 18h on se lève pour aller manger (le soleil se couche vers 17h30 et se lève à 6h), on découvre un mot glissé sous notre porte. C’est un autre couple en tandem, ils sont sortis manger, on part les chercher en ville et comme on l’avait prédit ils sont au premier restaurant sur le chemin (en même temps on est les seuls étrangers de la ville). Ce sont des brésiliens vivant en Angleterre, ils sont partis de Tokyo et rejoignent Paris en tandem, on refait le monde des cyclotouristes, on s’échange des astuces et vers 21h30 on va se coucher. Demain on part vers l’est eux vers l’ouest.

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Jeudi, on se lève plus tôt que nos comparses, on mange quelques bananes et c’est reparti. On prend un ferry pour traverser l’un des 9 dragons (bras du Mékong) et éviter la grosse route remplie de klaxons. On a quitté les rizières on retrouve d’abord un sandwich en descendant du ferry, puis des arbres fruitiers et des fleurs c’est tout aussi jolie. Nous atteignons la ville de Sa Dec, fatigués, on mange, on dort, puis on mange et pour finalement dormir.

Vendredi, on petit déjeune mais pas de bananes cette fois ci, et une belle journée s’annonce. On peut prendre encore de plus petite route longeant les canaux, on traverse de petits villages, on ne croise que des 2 roues, ce qui fait que nous sommes les plus gros et donc prioritaires. Lors d’une de nos pauses des 10km un monsieur nous invite dans son jardin, car il fait pousser des bonzaïs en donnant des formes aux branches et racines avec des tuteurs. La journée est vraiment sympathique sauf les 10 derniers kilomètres qui se font au milieu des klaxons sur une grosse route qui débouche sur une « autoroute », heureusement on peut rouler de l’autre côté de la barrière et cette autoroute finit sur un rond point pour rentrer dans la ville de Vinh Long. Nous y trouvons une chouette GH, où d’autres cyclotouristes sont déjà installés. On file au marché se ravitailler, puis on se repose (qu’est ce que l’on est fatigués!), le soir on rejoint Magda et Raphael. Un couple de polonais qui tiennent une GH et profitent de la saison « froide » pour voyager à vélo en Asie au chaud. On papotte, mange de bons sandwichs, et dodo.

Samedi, on se réveille à l’heure où les polonais décolle 6h, mais cette fois ci Chacha n’a pas vraiment envie de se lever. Et je n’ai pas vraiment envie de lui mettre un coup de pied aux fesses, donc le temps passe et on ne se lève pas plus. On finit quand même par sortir de la chambre car on a faim, aujourd’hui repos et éco-responsabilité. On se fait une petite soupe, et déambulons dans le marché à la recherche de grands gobelets thermos et de pailles réutilisables. Car tous les jours nous buvons au moins chacun un jus de canne à sucre, ou jus de fruit, servi dans un gobelet plastique avec couvercle plastique, paille plastique, anse plastique ou sachet plastique. On les jette dans des poubelles mais on ne sait pas où ça finit et l’on en trouve partout au bord des routes. Nous avons le choix entre plein de récipient, mais Chacha a déjà repéré ce qu’elle veut et faut trouver cet exemplaire dans la multitude de choix, et on y est arrivé. Retour à la GH avec nos 2 thermos remplis de jus et ils sont encore meilleurs comme ça. Puis manger, écriture et dodo.

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Dimanche, on se réveille sans bananes mais avec du pain et de la confiture de fraise (le colonialisme peut avoir du bon). On reprend Enselle et traversons le marché pour faire le plein de pain. Nous prenons le premier traversier de la journée, découvrons les champs de mangoustanier, c’est bien un arbre mais dessus ne pousse pas des mangoustes mais des mangoustans je vous laisse faire la différence. Nous prenons notre deuxième traversier, Chacha les préfère aux ponts, c’est moins vertigineux. On prend un petit chemin, puis encore un plus petit pour trouver les bungalows d’un farmstay où nous nous installons. Puis comme on l’a vu sur la route ici il y a du cacao, nous pouvons donc boire un cacao glacé trop trop trop bon. Pour nous remettre de nos émotions cacaotesques nous faisons la sieste dans des hamacs, puis la dame nous prépare un repas gargantuesque et délicieux le tout suivi par un gros dodo.

Lundi 10 décembre, après un super bon petit déjeuner nous quittons notre paradis. On rejoint un pont qui commence tranquille pour rejoindre une île et l’on enchaine avec un deuxième qui enchante Chacha. Cela fait un moment que l’on n’a pas autant grimpé, Chacha reste tendue tout du long, on redescend et prenons une route plus petite. On passe de plus petits ponts en bois qui bougent sous nos roues, ce qui fait toujours autant plaisir à Chacha et Enselle qui casse un rayon. On s’installe pour le changer, mais pas moyen de retirer la cassette, heureusement nous nous sommes installés à côté d’un mécano. Il nous retire la cassette grâce à une visseuse électrique, on peut remplacer le rayon et faire monter le mécano à la place de Chacha qui reste réparer les scooters. Un peu plus loin nous prenons notre dose de jus de canne à sucre quotidienne (on tombe vite accro), le vendeur nous indique que nous sommes à plat. On s’installe pour changer la chambre air (on réparera l’autre plus tard), c’est la sortie des classes nous sommes vite assaillis par les jeunes, et par le mécanicien qui veut à tout prix nous aider. On le laisse remettre le pneu en place c’est ce qu’il y a de plus chiant et il s’applique. Pendant ce temps Chacha donne un cours d’anglais, repère les rigolos et les amoureux parmis les jeunes. Nous repartons avec la pression de tous les gens qui nous fixent pour savoir comment on démarre avec un tel engin. Nous sommes content d’arriver à Tan An, où l’on peut se reposer.

Mardi, on démarre le ventre plein de je ne sais plus quoi (confiture de fraise, bananes, ou soupe), mais on avance en sachant que nous allons prendre deux traversiers, et on aime prendre des traversiers. On sent une petite bruine rafraichissante au départ, ça fait du bien. On arrive à la première barge, on grimpe dessus, la bruine qui avait disparu revient mais en plus grosses gouttes et plus intenses. On est trempé en 2 min, heureusement sur l’autre rive on peut attendre à l’abri avec les autres scooters que ça se calme. On repart, on profite d’une atmosphère nettoyée par la pluie pour admirer le paysage. Les nuages trouvent que ce n’est pas assez propre, donc ils en remettent une deuxième couche, et par chance nous avons juste le temps de nous abriter devant un café qui nous sert un thé glacé. Le temps de boire la théière et l’averse est passée. L’atmosphère est clean, le paysage est sympa, le deuxième traversier nous amène sur une plus grosse route, on l’on roule bien au milieu des camions qui chargent, déchargent et klaxonnent pour nous encourager. Nous finissons la journée à Bén Luc où l’on se régale dans les bouibouis, et l’on dort dans une chambre avec une immense baie vitrée vue sur les usines.

Mercredi, on petit déjeune du pain avec du lait concentré, il nous faut au moins cela pour rentrer dans Ho Chi Minh (ou Saïgon). Plus on avance, plus il faut faire attention à tout, les scooters arrivent par la droite, la gauche, par derrière et devant, parfois on lève les yeux au cas où qu’un arriverait pas par là. On s’installe dans la GH, et on a la confirmation que nous sommes dans un autre pays. Déjà il y a des grattes ciels, tout est plus chère, et à la GH on doit payer avant d’avoir vue les chambres (depuis que l’on est au Vietnam on paye en quittant la GH), il faut laisser une caution qui vide notre porte feuille, on croise plein de touristes qui ne sourient pas, et les vietnamiens ne disent pas hello quand on les croisent on s’est même fait jeté d’un parc sans un sourire. Ça fait bizarre, on n’a plus trop envi de rester dans cette ville, mais bon il faut bien que l’on accueille les belles mamans et la belle sœur et qu’on les laisse récupérer de leur vol pour aller gambader au Vietnam. On récupère belle maman Dupont à 20h30 (heure où l’on serait déjà couchés), elle a mis 1h pour descendre de l’avion, puis belle maman Martinez à 22h, elle a mis 30min à sortir de l’avion. On les ramène à l’hôtel, puis on retourne chercher belle sœur Dupré n°1 (Fanny) qui met plus d’une heure à descendre de l’avion. On peut enfin se coucher, il est pratiquement 3h du matin, et vous vous demandez pourquoi elles ne se sont pas arranger pour prendre le même avion, je me le demande aussi, ce n’est pas comme si cela n’était pas prévu depuis des mois (ah je reconnais bien là l’esprit de contradiction de Charlène)…

De Phnom Penh à Ha Tien

Mardi 27 novembre, on commence la journée de manière peu banale on se remplit l’estomac, car il nous faut des forces. Aujourd’hui on fait les touristes, on rejoint à pied le musée du génocide. Et ce n’est pas facile, il faut se faufiler entre les Hello tuktuk, les trottoirs servant de places de parking, les emplacements de stands, et ça quand il y a des trottoirs, en résumé on marche sur la route. On arrive au musée où on nous demande encore si on veut un tuktuk pour aller au musée (?!?!), ils tentent leur chance ce qui est normal mais ils n’insistent pas on dit non merci et ils nous laissent tranquilles. Le musée est dans l’ancienne prison de Tuol Sleng plus connue sous le nom de prison S21, qui était un collège avant d’être une prison sous le régime des khmers rouges. En 1975 Pol Pot l’a transformé en prison, jusqu’en 1979 les cadres y étaient enfermés et torturés, exécutés, parfois avec leurs familles, 17000 personnes sont allés dans cette prison (seule une petite dizaine de survivants), un quart de la population cambodgienne a été tuée entre 1975 et 1979. La prison est pratiquement intacte, il manque juste les lits et instruments de tortures, mais le sol a gardé les traces du sang versé par les prisonniers dans les salles de tortures. Des photos et des témoignages montrent l’enfer que vivaient les prisonniers. L’ambiance est très pesante, mais il ne faut pas oublier que ça a existé pour pas que cela recommence (bien que cela se passe encore sur cette terre). Lors de ce génocide une délégation Suédoise est  venue visiter le Cambodge pour vérifier qu’il n’y avait pas de problèmes, et ils n’ont rien vu donc les nations unies n’ont pas levé le petit doigt pendant des années, mêmes après, ce sont les vietnamiens qui ont libéré le peuple Cambodgien. On sort du musée troublés peut être un peu moins que d’autres touristes, mais lors de notre voyage et des précédents on a visité quelques lieux comme celui là est l’on a déjà vu que l’homme a beaucoup d’imagination quand il s’agit de détruire. On va manger et rentrons à l’hôtel pour nous remettre de nos émotions.

Mercredi, on petit déjeune et allons faire un tour en ville, on fait l’impasse sur le palais et la pagode royal ainsi que le musée national trop chère pour nous. A la place on visite un temple où se déroule un enterrement puis un autre sur une colline qui a donné son nom à la ville c’est le point culminant de la ville 27 bons mètres de haut. La légende raconte que c’est une jeune fille qui a trouvé une représentation de bouddha dans un arbre, et elle a demandé aux gens de construire une colline pour que le bouddha est la meilleur place. Sur le chemin on découvre une petite embarcation, une pirogue de 87m de long pouvant embarquer 179 rameurs et qui flotte. Ensuite nous allons voir le marché Psar Thnei, bâtiment art déco français, on y mange et Chacha y trouve son cadeau de Noël (ok un peu en avance) du tissus qu’elle se fait coudre sur mesure en jupe. En attendant que la couturière découpe et couse, nous allons faire un petit tour au bord du Mékong ou du Tonlé Sap où l’on hallucine sur les bateaux transportant de la marchandise. Ils sont remplis à raz bord c’est à dire que l’on se demande comment ils ne coulent pas. On récupère la jupe puis on saute dans un tuktuk pour rentrer à l’hôtel.

Jeudi, on reprend Enselle après le petit dèj, pour sortir de Phnom Penh on prend de petites routes, ce qui rend cela plus facile et rigolo. Puis on enchaine de petites routes et chemins afin d’esquiver les 2 routes principales descendant dans le sud. Cela nous fait passer au milieu des rizières et de petits villages on s’amuse bien. Pour finir sur la route moyenne descendant à Kampot, on s’arrête à Kongh Pisey pour manger et dormir.

Vendredi, on suit la route qui nous fait découvrir qu’il y a des montagnes au Cambodge. On fait nos 50km tranquillou pépouse, on se repose à Chum Kiri après un petit tour au marché qui ne nous inspire que pour le dessert on se rabat dans un bouiboui pour manger. Et c’est bonne pioche, une soupe au bœuf excellente, de même pour le riz frit. Le soir on y retourne et c’est toujours aussi bon, en dessert des larves grillées pour moi, banana shake pour tous les deux et dodo avec les moustiques qui nous tiennent compagnie, ils sont mignoooooons.

Samedi, on rejoint Kampot, mais avant de partir on mange des bananes, puis au bout de 10km on prend un vrai petit déjeuner. On retrouve le style de personnes que l’on a croisé tout au long du voyage, on les appelle les ingénieurs, ils passent des minutes entières voir tout le temps que l’on mange à analyser Enselle et Bob, ils font le tour regardent par dessus par dessous sans nous poser aucune question, ils doivent prendre des photos mentales pour reproduire la machine plus tard. On continue sur notre route moyenne, et on commence à avoir bien chaud, on se dit qu’une fois rejoint la national 3, on va rouler plus vite et avoir plus d’air. Râté, elle est en travaux tout du long, pleine de trous, de graviers plus ou moins gros, et de la poussière, beaucoup de poussière, on ressort donc les foulards et slalomons entre les trous et les motos en se faisant klaxonner dessus par les camions. Un régal, mais ça fait un peu d’aventure, arrivés à Kampot dans l’hôtel que l’on a réservé exprès pour avoir Enselle à l’intérieur. Et bien le proprio ne veut pas qu’on le rentre avant ce soir, alors qu’ils ont répondu à notre mail par l’affirmative. On part donc manger stressés, puis on fait un tour sur l’île d’en face avec Enselle, on y croise marais salants, pécheur, … Ça me fait du bien car je n’aime pas l’ambiance dans la ville, j’ai l’impression d’être encore au temps du colonialisme. Les expatriés (ou immigrés) tiennent restaurants, hôtels, commerces, et leurs employés ils les appellent « bigboss », ou quand les cambodgiens sont un peu lèche cul, le blanc fait du violon dans leur dos, sinon l’architecture est sympa. Le soir Chacha travaille son vocabulaire anglais du mécontentement et de la colère car on ne peut pas rentrer Enselle avant 22h (ça fait un moment que l’on dort à cette heure là et à côté de là où est Enselle se trouvent bars et boîtes de nuit). Ils disent que Enselle est trop moche pour rester dans l’entrée, et que si on se le fait voler pas de problème ils nous donneront 4000 euros, c’est rassurant. On finit par gagner, on peut rentrer Enselle au pied de l’escalier, et l’on peut dormir tranquille (et Chacha a progressé).

Dimanche, on prend le petit déjeuner le plus chère du voyage, ville d’expat oblige et on quitte cette ville que je n’ai pas aimé. On rejoint Kep, et arrivons au paradis (bird of paradise), nous allons dormir dans un bungalow Khmer. On enchaine avec la spécialité du coin le crabe bleu de Kep et le calamar au poivre de kampot un régal. Pour digérer une balade de 8km dans la jungle, autour d’une colline, on y voit des papillons tout aussi jolis que grands et de petits singes. Ces 2 espèces sont très timides, elles se laissent apercevoir, voir posent, mais ne se laissent pas prendre en photo, pourtant on a essayé de jouer au naturaliste mais la patience de Chacha a été mise à mal et n’a pas résistée. Pour récupérer de cette balade on mange 2 pizzas dont une au reblochon, c’est aussi une ville avec des commerces tenus par des expatriés mais l’ambiance est plus légère et  familiale.

Lundi 3 décembre, après une bonne nuit sous notre moustiquaire au son de la jungle, un petit déjeuner convenable nous parcourons nos derniers kilomètres au Cambodge. On prend de petites routes, nous faisant passer par des marais salants et rejoignons la frontière. Les douaniers cambodgiens nous laissent sortir, ça ne veut pas dire que l’on peut rentrer au Vietnam, d’abord il faut répondre à un questionnaire sur notre état de santé et si on a une tourista on risque la quarantaine. Une fois que l’on a coché les bonnes cases, ils nous prennent la température avec un thermomètre infrarouge (heureusement que ce n’est pas un anal…), j’ai 37,5 et Chacha 37,3°c si ça peu vous rassurer, on peut rentrer au Vietnam. Le monsieur qui nous fait remplir le questionnaire nous demande timidement 2$, on refuse, il insiste un peu, on lui dit que rien n’est écrit nulle part sur la feuille qu’on a signé, il regarde, il n’insiste plus (petite déformation professionnelle peut être de Chacha). On poursuit sur 7km pour nous installer pour la nuit à Ha Tien, où l’on visite le marché, on nous offre de la noix de coco râpée et ça passe bien. Le soir on mange végétarien et ça passe bien aussi.

 

De Gwangju à Phnom Penh

Lundi 12 novembre, jour de départ, première étape nous allons à la poste pour renvoyer notre deuxième carnet d’aventures et les souvenirs qui l’accompagnent. Une dame armée nous aide à tout emballer dans un colis postal et à remplir le bon formulaire, puis la guichetière ce triture le cerveau pour enregistrer notre colis informatiquement car nous n’avons pas d’adresse en Corée et elle ne veut pas celle de l’hôtel. Nous la quittons sachant que tout a fonctionné sauf qu’elle n’a pas collé l’étiquette sur le carton… Deuxième étape, je me rase, et nous finissons de ranger les bagages. Troisième étape, notre propriétaire appel 2 taxis pour embarquer nos affaires et nous même afin de faire le petit kilomètre qui nous mène à la gare routière. On charge carton de bob, sac des sacoches, bagages à mains (une sacoche et un sac à dos) et Chacha dans un taxi, puis pour Enselle le deuxième chauffeur saute dans ça voiture et se casse, non je rigole bien que l’on ait pas essayé de le rentrer dans la voiture je vois difficilement comment on aurait pu faire. Je fais donc le petit kilomètre à pied avec Enselle dans son carton (30kg), on a bien fait d’acheter des sangles c’est plus simple pour porter le carton. Pendant ce temps, le chauffeur de taxi essaye de sous-tirer à Chacha quelque sous, mais on ne la lui fait pas, elle sait lire un compteur même coréen. Le taxi s’en va dégouté (quelque soit le pays, tous les mêmes ces taxis), moi j’arrive explosé. En attendant le bus on se fait un petit plat coréen, puis on essaye de le garder dans notre ventre le temps du trajet car le chauffeur accélère à fond puis pile au dernier moment dans un bouchon, ce qui nous rend encore plus nauséeux que dans un bateau (on est au fond du bus). On s’installe dans le terminal pour passer une bonne nuit, une dame nous aborde pour remplir un questionnaire, on accepte cela nous fait passer le temps et en plus à la fin elle nous offre une power bank à chacun!!! Bonne nuit…

Mardi, j’ai passé une très courte nuit alors que Chacha a dormi comme un bébé, elle est impressionnante, c’est une tout terrain du sommeil. On petit déjeune et allons saucissonner notre sac à sacoches pour ensuite se faire enregistrer. Tout se passe bien, on porte Enselle au bagage hors catégorie et on se fait appeler pour un contrôle de nos bagages. Un monsieur peu aimable nous montre notre saucisson de sacoche mais je ne comprend rien à ce qu’il dit. Je me fais virer, Chacha reste (pour une fois qu’un coréen parle anglais) et doit ouvrir le sac pour retirer la power bank et le rescotcher, le tout avec le sourire (ou pas)… On passe les autres contrôles sans problème, puis on décolle avec Vietnam airline compagnie très confortable, mais qu’est ce qu’il passe de pub sur les écrans. C’est impressionnant, j’ai failli ne pas pouvoir finir mon deuxième parcours de 18 trous au jeu de golf, par contre Chacha n’a pas vue la fin de son film (si elle dormait moins aussi). A Hanoï nous changeons d’avion, nous attendons juste au dessus de l’emplacement de notre avion. On peut voir tout ce qu’il passe entre le moment où l’avion atterri puis décolle et c’est ainsi que 2 personnes crient tout heureux dans l’aéroport « oh  Enselle!!!! ». On atterri à Siem Reap, petit aéroport sympathique, avant de passer les postes de contrôles il faut se faire faire un visa. On découvre l’usine à visa, 2 monsieurs récupèrent passeport et demande de visa ainsi que les sous, nos passeports passent de mains en mains des personnes pour lire les demandes, remplir les visas, coller les visa et tamponner jusqu’au dernier monsieur qui brandit les passeports afin que l’on reconnaisse nos têtes pour venir le chercher. On passe le poste de contrôle qui vérifie que l’on a un vieux passeport et un visa tout neuf, on récupère nos affaires et on retrouve un monsieur charger de nous amener à l’hôtel. Il tire une drôle de tête en nous voyant, on comprend quand on voit son véhicule, beaucoup de gens repartent en mini bus envoyé par leur hôtel, nous c’est un tuk tuk. C’est une moto qui tracte une charrette où 4 personnes peuvent s’assoir face à face, il faut charger dessus notre carton de bob, notre sac ficelé de sacoches, le carton d’Enselle, nos bagages à main ainsi que Chacha et moi. On y arrive avec Enselle qui dépasse de 1m de chaque coté, et Chacha et moi les pieds dans le vide en tenant Enselle. On arrive à bon port, et pouvons passer une bonne nuit dans le lit le plus confortable de tout notre voyage (Chamroen’s home).

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Mercredi, durant la matinée on remonte Enselle, nous refaisons nos sacoches, mettons au fond les affaires chaudes. A midi petite balade en ville au marché pour manger et trouver un T-shirt manche longue pour moi (ma chemise étant un peu trop aérée maintenant). On retrouve l’ambiance d’Asie du sud est, ça fait plaisir. Le soir on mange au night market, on boit des fruits shakes trop bon et pour finir gros dodo.

Jeudi, on se lève pas trop tard ni trop tôt, on va visiter les temples d’Angkor. Pour cela il nous faut un Enselle en forme et tout léger, de quoi s’hydrater et un pass de 3 jours. On commence par la grande boucle (46kms), on est surpris car il n’y a pas grand monde. Difficile de décrire les sensations, l’ambiance, on est dans une jungle qui a repris ses droits sur des vieilles pierres, on pédale sur une jolie route goudronnée en allant de site en site, sur lesquelles on peut grimper au sommet, si les arbres ne l’ont pas déjà fait. On s’amuse bien, en plus on peut manger des ananas frais, on pique nique au bord de l’eau, on s’amuse vraiment. Le soir repas au bouiboui du coin et dodo.

Vendredi, on recommence en faisant le petit tour (25kms), on commence par le plus grand édifice religieux au monde, Angkor Wat. On arrive au moment où tous les gens qui sont venus pour le lever de soleil s’en vont (nous on a eu la flemme), il y a donc beaucoup moins de monde. On enchaine avec Bayon Wat, où il y a pas mal de groupes qui restent en groupe donc il est facile de s’en écarter et de se retrouver un peu seuls. Ce temple est magnifique avec plein de visages, et de recoins. On fait une pause pour manger, et c’est reparti. On gravit un autre temple, il est difficile de monter au sommet car le pourcentage est important, les marches hautes et minuscules (les khmers n’ont sûrement pas des grands pieds). Cela est fait exprès pour montrer qu’il est difficile de rejoindre le paradis. On finit par un temple qui montre comment la nature a repris le dessus (celui de tomb raider) et rentrons en ayant fait un arrêt fruit shake.

Samedi, on commence la journée par une grasse matinée, on enchaine par quelques courses pour grignoter à longueur de journée sur Enselle. Pour se remettre de cette dure matinée on se prend un fruit shake, que l’on déguste au frais dans notre chambre. A midi direction les temples, on commence d’abord à reprendre des forces dans un hamac en attendant que l’on nous serve notre repas. Une fois reposés, on attaque l’ascension du coin qui commence par la face nord à l’ombre de la jungle pour finir sur la face sud ouest à la lumière du soleil, on transpire déjà bien. On a le temple au sommet de la colline pour nous tous seuls, au sommet il est indiqué qu’il limite à 300 personnes dans le temple. On profite, redescendons, explorons, donnons quelques morceaux d’ananas aux singes avant qu’ils viennent se servir eux même (oui c’est mal mais on a eu peur de l’agression), reprenons nos explorations, on s’amuse bien pour nos dernières heures sur le site. Ça vaut vraiment le coup de visiter les temples, 3 jours c’est vraiment le minimum pour visiter, il y a de quoi tenir 7 jours. On rentre, en passant devant la colline où il y a une multitude de bus, mini bus, tuk tuk, tout le monde est venu voir le coucher de soleil sur ce site (on comprend mieux la limitation à 300 pers). On s’arrête prendre notre dernier fruit shake à la dame à l’angle du pont qui à chaque fois nous fait un petit cadeau (bananes, 3L d’eau, 3ème fruit shake…) et ses fruits sont trop bons. On finit la soirée avec sandwich brochette barbecue et salade de mangue verte.

Dimanche, après une panne de réveil, nous prenons un petit déjeuner express, chargeons Enselle, et comme le dit le chauffeur de tuk tuk : C’est partie mon kiki!!!( en français dans le texte) On a décidé de prendre la route principale, donc on fait de grandes lignes droites et c’est un peu monotone. Surprise une procession à fond les décibels nous accompagne, sûrement un gros mariage vue le nombre de personnes. Puis ça se calme, et l’on croise un nombre incalculable de stand vendant des bambous remplis de riz à la noix de coco, trop bon. Nous arrivons à Dam Daek au bout de 38km plutôt sympathiques enfin de compte, bande d’arrêt d’urgence asphaltée permettant de rouler en sécurité, les voitures ne roulent pas trop vite, des villages, des stands pour manger et dire hello aux enfants, journée sympa. On la finit dans une chambre avec ventilateur, on fait un tour au marché pour manger et dodo.

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Lundi, nous nous réveillons après une nuit bof, il y a eu des coupures d’électricité toute la nuit. Sans électricité, pas de ventilateur pour ne pas trop transpirer, et les moustiques en profitent pour piquer. On reprend la route numéro 6 avec son asphalte toute neuve on roule entre 20 et 25km/h, le trafic est un peu plus important mais ça reste agréable. On croise des maisons sur pilotis, des vaches, bananiers, rizières, riz qui sèche. On stoppe à Stoung, où l’on prend une chambre avec clim, comme cela si l’électricité coupe la chambre reste fraiche. On va au marché manger, il y a des stands sur lesquels sont posés différentes marmites avec couvercle. Il faut deviner ce qu’il y a sous le couvercle pour pouvoir manger, je rigole il ne faut pas se gêner à soulever les couvercles et réclamer ce que l’on veut. Retour dans notre chambre au frais pour déguster notre dessert un ananas chacun.

Mardi, on charge Enselle et l’on va chercher le petit déjeuner. Un petit bouiboui rempli de cambodgiens nous fait de l’œil, on se remplit l’estomac pendant qu’Enselle et Bob font leurs stars, posent pour les photographes et se laissent reluquer sous toutes les coutures. On reprend la route, il fait un peu lourd et surtout chaud, quand on pédale l’air nous rafraichit mais dès que l’on s’arrête nos pores  se transforment en fontaines. On trouve une super GH avec une chambre climatisée, on sort visiter le marché où les odeurs nous incommodes. La viande fraichement découpée tous les matins qui cuit au soleil donne envie de devenir végétarien. On finit la journée soit dans notre chambre soit en admirant le coucher de soleil en terrasse.

Mercredi, on prend notre petit déjeuner au pied de la GH, on l’expédie car on est envahi d’insectes, un homme passe le plumeau dans ça voiture où les insectes squattent les moindres recoins de portière ou autre. On reprend la route principale, on observe perchés sur Enselle les scènes de vie, on a eu les jours précédents riz dans les bambous, écrasage de riz que l’on mange en porridge ou comme des cacahuètes, aujourd’hui c’est taille de pierre en mini ou énorme bouddha. La route commence à nous fatiguer, longue ligne droite où l’on file mais c’est ennuyeux, et il y a beaucoup de circulation ce jour en sens inverse. Les voitures ou les camions et surtout les bus doublent les scooters et les engins plus petit mais tout aussi chargés qu’un 18 Tonnes  parfois ils arrivent à 3 de front face à nous, on a l’impression d’être à contre sens sur une 2 voies. Heureusement qu’ils ne roulent pas si vite que ça, et ils klaxonnent toujours pour nous avertir qu’ils doublent, et nous remercient quand on leurs laisse la place mais c’est fatiguant. On s’arrête à Kompong Thnor, ville où l’on peut prendre une route rejoignant le mékong, au marché on fait le plein de fruit et testons 2 variétés de noix de coco. Je me gave tout l’après midi de noix de coco et la petite marron est vraiment excellente. On apprend que c’est férié pour 3 jours dans le pays d’où la circulation importante, c’est la fête de l’eau. Une chose unique au monde se passe en ce moment, le lac qu’on longe se déverse dans la rivière qui l’alimente, la circulation de l’eau change de sens. A Siem Reap et à Phnom Penh il y a des courses de bateaux, longs de 30m et pouvant contenir 70 rameurs. Malheureusement nous sommes entre les 2 villes et ratons tout cela, mais on peut voir les courses et les feux d’artifices à la télé…

Jeudi, on part sans petit déjeuner j’ai mal au ventre, j’ai mangé trop de noix de coco et est vraiment mal dormi. Chacha mange des bananes et on prend la direction du Mékong. Le paysage change, les gens aussi avant les enfants nous criaient dessus hello, maintenant les adultes aussi et ils nous prennent en photo, un monsieur en scooter nous stoppe pour nous photographier et grimper à la place de Chacha pour être photographié. Le paysage laisse place aux plantation d’hévéa, de bananier, … On stoppe au bout de 28km je suis claqué, la digestion des noix de coco me prend beaucoup d’énergie, je n’aurais pas du manger toute la pulpe mais c’était trop bon. On stoppe donc à Chamkar Leu où un monsieur qui dort bien nous accueille dans sa GH. On sort vite fait faire un petit tour dans la ville et manger, le soir pareil et Chacha est toute contente car elle trouve son ananas qui lui a manqué à midi.

Vendredi, j’ai enfin digéré la noix de coco et j’ai faim, par contre c’est au tour de Chacha de faire une petite tourista, notre système digestif fait un reset pour mieux apprécier la nouvelle gastronomie. On charge Enselle sous les regards amusés et techniques de nos hôtes et de leurs amis, on poursuit notre chemin sur cette petite route qui nous mène au Mékong. La première partie est un faux plat montant qui se finit dans un champ de mais (on se croirait dans les Landes sauf que les palmiers ont remplacé les pins), la deuxième partie est un faux plat descendant, on se fait un gros kiff grand plateau petit pignon on survole la route à 30km/h un régal. Puis on finit par 10km de grosse route pleine de véhicules, c’est pénible, on trouve une GH au bord du Mékong où l’on prend un bon petit déjeuner en attendant notre chambre, puis sieste et repas au Smile restaurant on le conseille (restaurant d’application d’un programme de formation pour jeunes orphelins ou issus de milieu défavorisé, si on peut dire sachant que tout le monde est pauvre au cambodge, donc pour les plus pauvres des pauvres). Re sieste et écriture d’article. Le soir on fait un tour night market pour manger, on se fait des amis cambodgiens pour le repas, on se comprend à peine mais on rigole bien.

Samedi, on monte sur Enselle mais Bob et les sacoches restent à la GH pour se reposer. On va visiter le temple de Nokor, ils ont gardé les ruines d’un ancien temple angkorien et intégré dedans un nouveau temple, le tout est très chouette en plus nous sommes les seuls touristes. On repart avec de nouveaux bracelets portes bonheur  (on espère que la roue d’Enselle va nous laisser tranquille). Pour le chemin du retour on cherche les petites routes qui nous font traverser des petits hameaux, une forêt de bambou, on finit au bord du Mékong à chercher un pont de bambou pas encore construit. On dépose Enselle à la GH pour qu’il se repose, nous on retourne au Smile restaurant on y mange trop bien. On enchaine par le marché où je me trouve de petites jupes qui me vont à merveille (si si c’est bien Damien qui écrit), ce sont des kramas, jupe, écharpe, bonnet, hamac, ceinture, tapis, bref tissu qui sert un peu à tout et très confortable que porte les hommes. On rentre à la GH pour écrire et compresser les photos de cet article et l’on finit la journée par une MUKATAAAAAAAA, on se pète le bide.

Dimanche, ça fait quelques jours que la météo nous annonce de la pluie et ce n’est toujours pas pour aujourd’hui. On roule donc au sec après un bon petit déjeuner pour moi céréales aux fruits du pays, et pour Chacha pancake à la banane. On longe le Mékong sur une route sympathique mais pas mal habitée, comme on est dimanche les enfants s’amusent dehors et nous disent bonjour (HELLO à tout va) et quand ils ne nous voient pas leurs parents leurs indiquent que nous arrivons donc c’est des Hello tout au long de la route. On fait une petite pause casse croute dans un bouiboui, où l’instituteur fermier chef du village et son ancienne élève nous aident à commander la soupe de nouille, nous font la conversation et interprètent pour les curieux qui nous regardent manger. On repart mais la route n’est plus asphaltée, il y a donc beaucoup de poussière, mais c’est sympa. On s’installe dans une sympathique GH au bout de 70km notre plus grosse journée au Cambodge. Par contre nous n’avons qu’un stand à proximité pour nous nourrir, pas grand choix surtout qu’il n’y a qu’une seule casserole. Au moins Chacha ne me trimballe pas de stands en stands à soulever des couvercles pour être sûre de prendre ce qui lui fera le plus plaisir, pour finir par lorgner sur mon assiette (même pas vrai).

Lundi 26 novembre, on se réveille à 5h45 comme d’hab mais il pleut des cordes. Enfin les prévisions météo ont fini par voir juste (c’est la première fois que le site YR se trompe durant notre voyage). On profite pour squatter le lit et nos ventres nous disent tant pis pour la pluie on a faim, on charge donc Enselle mettons la capuche mais la pluie se calme on avance sans se faire trop mouiller et nous arrêtons au premier stand contenter nos estomacs, nos papilles et les curieux. On rattrape la nationale, on hésite à traverser le Mékong pour prendre de petites routes qui risquent de na pas être asphaltées et être des bourbiers. On reste donc sur la même rive mais prenons une petite route juste au bord du Mékong. C’est un plaisir, on traverse de belles flaques d’eau, des marchés, des temples, des villages, on longe des murs surmontés de fils barbelés qui cachent des villas luxueuses pour finir dans un village de pécheurs Cham (ethnie musulmane, moins de 10% de la population, 90% étant khmer) où les enfants se jettent sur nous pour nous réclamer des dollars. On monte sur le traversier, et l’on navigue quelques minutes pour rejoindre le centre ville de Phnom Penh. On roule encore un peu au milieu de la circulation qui n’est pas aussi terrible que prévue et arrivons avec 3h d’avance à la GH. On leur laisse Enselle et Bob, allons manger, faire un tour au centre commerciale pour trouver du chocolat le tout sous une pluie diluvienne qui nous aura été épargnée sur tout le trajet en vélo. Retour à la GH qui nous fait patienter encore un peu et l’on peut enfin prendre une douche plutôt chaude, finir d’écrire l’article, charger les photo et dodo.

Bilan Corée du Sud

  • 1050km parcourus (environ) car une partie des données est déjà en direction de la France
  • 70h de pédalage/ marchage / poussage environ
  • mots appris :
    • bonjour: haniasséooooooo (avec l’intonation)
    • merci: kamsamidaaaaaa
    • oui il faut insister sur la dernière voyelle et prononcer ces mots avec le cœur, comme quand ils nous crient dessus pour nous encourager.
  • bonne et mauvaise surprises :
    • Les coréens sont des gens qui peuvent être super aidant comme super chiant. Par exemples ils sont en train de marcher sur la piste cyclable en prenant toute la place, on klaxonne, on leur demande de nous laisser passer et ils ne bougent pas. Puis ils sursautent quand ils aperçoivent notre roue avant, on pensait qu’ils étaient tellement habitués au bruit et au klaxon qu’ils étaient devenus sourds. Mais non car une fois, on double deux fois le même groupe, la première fois ils ne nous ont pas fait de place quand on a klaxonné mais la deuxième on n’a pas eu besoin d’insister. Ils sont comme ça rien à faire des autres. Et d’autres fois on nous a aidé même si on ne le demandait pas, on nous a offert nourriture, encouragements, place de camping, ils se sont intéressés à notre voyage, ils ont été très accueillants.

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De Busan à Gwangju

Mardi 23 octobre, on se réveille comme d’habitude vers 6 7h, on mange, et je finis ma nuit jusqu’à 13h, petit besoin de récupérer, je pense que Chacha en a profité pour geeker. Ensuite on se balade dans le quartier et nous rejoignons le centre culturel de la Nakdong river. On y joue avec les vidéos interactives, prenons de la documentation sur les pistes cyclables du pays. Et rentrons pour se reposer de cette dure journée, faire une lessive et réfléchir à la suite du voyage en Corée.

Mercredi, on se lève aux mêmes horaires, c’est à dire moi un peu plus tôt que Chacha et je guette le moindre signe de réveil de Chacha pour que l’on puisse remplir nos estomacs, et cette fois ci on ne se rendort pas. On prend le métro pour rejoindre le terminal des ferry afin d’acheter nos billets, on souhaite faire le tour de l’île de Jeju, puis retourner sur le continent à Mokpo pour remonter une rivière sur une autre piste cyclable. Problème il n’y a plus de bateaux qui font Busan Jeju, ils renouvellent leur flotte. Pas de soucis on va s’adapter, c’est devenu notre 2eme prénom. Avant cela on va visiter le marché aux poissons et nous gravissons une colline jusqu’au village de Gamcheon. C’est un village lego, des cubes colorés faisant penser à une ville d’Amérique latine, on se croirait partout sauf en Corée. Ce village est un lieu où les Coréens se sont réfugiée pendant la guerre de Corée, puis c’est devenu un lieu abandonné assez pauvre, et l’état a donné des sous afin que des étudiants fassent parler leur sens artistique dans ce village. Il y a donc plein d’œuvres à découvrir, de jolis points de vue sur la mer jaune, le village et beaucoup de touristes (on n’a plus l’habitude). On redescend de la colline, prenons le métro pour le plus grand centre commerciale du monde où il y aurait toutes les marques du monde. On n’est pas sûr qu’il y ait toutes les marques du monde, mais il y en a pour tout le monde, on recherche une chemise manche longue pour moi, car la mienne commence à être vraiment fatiguée (remarque ça fait de l’aération). On trouve plein de belles chemises à tous les prix et même du XXL comme j’aime. Mais ce XXL m’arrive à mi bras pour des manches longues c’est un peu bizarre, en Corée il faudrait trouver du XXXL et encore …. Ce n’est pas dans ce pays que je pourrais m’habiller, retour au motel pour réfléchir à d’autres option pour rejoindre l’île de Jeju.

Jeudi, on reprend le métro pour 32 arrêts (1h15) afin d’acheter des billets de bus au terminal des bus pour mettre en route le plan B. Le plan B étant de rejoindre Mokpo en bus puis prendre le bateau, faire le tour de l’île et revenir sur le continent et remonter la rivière jusqu’à une grande ville où l’on pourra prendre le bus soit pour Séoul soit pour l’aéroport directement. Problème, il n’y a pas de bus direct pour Mokpo ce qui nous surprend. On passe au plan C on prend un bus pour une ville d’où on peut suivre une piste cyclable jusqu’à Mokpo. On prend nos billets, mangeons au terminal et avant de gravir une colline, passons au centre d’information touristique du Terminal. Où une dame nous explique qu’il y a bien des bus pour Mokpo mais ce n’est pas à ce terminal, ici ce sont les express qui relient les grosses villes, il faut aller au terminal intercité qui est à « 2 pas » de notre motel (c’était la peine de faire tout ce trajet en métro). Sa voisine pendant les explications nous a noté sur un papier tous les horaires et le prix des bus pour le lendemain. Aller savoir comment Chacha n’a pas fait attention à tout cela et pourquoi  on n’est pas passé d’abord au centre d’information avant d’acheter nos billets, on est vraiment en mode détente, on se laisse porter. On se fait rembourser nos billets et pouvons commencer notre balade au départ du terminal. On monte au temple de Beomosa, en traversant une foret sur une colline en pleine ville, c’est très surprenant. Au temple, on découvre que c’était fête ils sont en train d’enlever des décorations, pendant que des gens prient avec les moines. On rencontre un sympathique monsieur, il nous aborde en disant que j’ai un super style, je porte ma chemise en fin de vie et mon pantalon délavé par le soleil (comme quoi le style grunge ça peut plaire)… On papote puis redescendons par un autre chemin et nous sommes surpris cette fois ci d’être en ville. On prend le métro avec quelques arrêts en moins que ce matin (un en moins en fait) mais ça reste toujours aussi long, on tente de me trouver une chemise dans le centre commercial voisin à notre motel mais c’est toujours trop petit. On se demande comment certains Coréens s’habillent, car ils ne sont pas tous petits, on croise de bons gaillards…

Vendredi, après un rangement de toutes nos affaires car comme à chaque fois que l’on s’arrête plus d’une nuit dans un lieu on se l’approprie. La chambre d’hôtel devient notre studio, c’est à dire que la salle de bain sert à se laver, laver les habits, étendre le linge et parfois de cuisine, la chambre sert à dormir, de centre de décision intense du genre on mange quoi? on fait quoi demain?, de centre de triage d’affaires, aussi de buanderie et bien sûr de geekage. Donc tout cela entraine un petit bazar qu’il faut ranger. On rejoint la station de bus intercité en vélo et c’est bien plus rapide que l’autre terminal en métro. On achète nos billets, et patientons en faisant les boutiques qui sait avec un peu de chance je vais trouver une chemise à ma taille et bien non pas de chance (à noter que ce terminal se trouve à côté d’un shopping mall spécial outlet de marque outdoor type millet, north face donc à des prix très intéressants). A 14h on charge Enselle et Bob dans les soutes, avec un chauffeur qui râle et maltraite notre  Enselle (du coup Chacha le rembarre en français dans le texte, ça sert à rien de se fatiguer en anglais , ils parlent pas anglais) car il doit ouvrir 2 portes en plus que d’habitude pour ranger nos affaires. Les Coréens voyagent très léger, un sac à main ou un sac plastique, au grand maximum une petite valise, on est donc très chargé et ça ne plait pas à notre chauffeur alors que nos affaires ne dérangent que lui. Il râle, énerve Chacha, on prend trop de temps mais ne nous aidera jamais et surtout une fois que je case Bob il me demande de le changer de place 2 fois, allez savoir pourquoi… Sinon le trajet se passe bien à grande vitesse, ça va être quoi les express, on enchaine pont et tunnel, on profite de la télé, du paysage et d’être à l’abri de la pluie. A Mokpo on mange un excellent Bibimbap et dodo.

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Samedi, on se lève à 6h, petit déjeuner express pour rejoindre le ferry il part à 9h et faut encore acheter les billets. Sur le trajet en vélo on sent bien qu’il y a du vent et quand Chacha veut acheter les billets on lui répond que ce n’est pas possible à cause du mauvais temps. Le bateau ne devrait pas partir avant midi voir à minuit, s’il n’est pas annulé. On s’installe pour patienter, Chacha a envi de bouger, je lui explique que pour l’instant il vaut mieux rester sur place et bien m’en a pris, un monsieur dit discrètement à Chacha de faire la queue car le bateau va bientôt partir. Elle se retrouve 4ème d’une file d’une centaine de personne. On embarque Enselle au milieu des voitures, des camions et de belles motos. Puis on rejoint les files d’attentes pour monter dans le bateau car ils vérifient nos passeports, Jeju a un gouvernement indépendant et les droits des visas ne sont pas les mêmes que pour la Corée, pour les français c’est pareil. Nous avons une cabine commune à je ne sais combien de personne, où l’on peut dormir à même le sol. Pour Chacha pas de soucis, moi il me faudrait au moins un petit matelas, je lis donc et me balade sur le bateau pendant que d’autres ronflent. Nous sommes partis à 10h et arrivons à 15h sur l’île de Jeju, on profite de la ville de Jeju pour se ravitailler en nutriments essentiels (nouille et farine pour les chapatis), en plus il y a des animations, ce que l’on a compris toutes les années à cette époque il y a une fête mais il n’y pas de règles.

Dimanche, on trainouille à faire nos sacoches on se met au rythme insulaire. Et c’est parti pour un tour d’île volcanique, au début c’est un peu difficile car on sort de la ville et l’on suit la route principale. On découvre quand même la côte et la roche volcanique. On rencontre la grosse difficulté des îles: le vent et celui que l’on affronte de face est costaud, il est prêt à décorner Enselle. Au bout de 35km on comprend que c’est de pire en pire on abandonne l’idée de camper et trouvons un petit hôtel pour se reposer et se recoiffer. On a eu le bonne idée de trouver 4 murs solides pour dormir car c’était tempête cette nuit.

Lundi 29 octobre, on quitte notre chambre toute équipée avec kitchenette, balcon et moustique qui s’est abrité du vent dans notre chambre. On longe la côte sur de petites routes bien tranquilles, au bord desquelles les femmes étendent sur le fil à linge leurs calamars (pas d’esprit mal placé svp). On profite du paysage, mangeons en regardant les vagues turquoises s’écraser sur la roche noir. Des messieurs nous offrent des mandarines (spécialité de l’île) pour le dessert, puis finissons nos 53kms (plus grosses journée de vélo sur l’île, youhou !!) au bord d’une plage sable blanc pour planter notre tente. Pratiquement à chaque plage il y a des zones gratuites aménagées pour le bivouac avec eau potable et toilettes.

Mardi, on décolle assez tôt malgré le temps de mise en route de la cuisson des chapatis, Chacha est vraiment en mode tranquille. On est sur une île tropicale, donc faut pas aller trop vite, mais je crois que l’on est les seuls dans ce rythme. Sur la route nous avons en visu le mont Songaksan où se trouve un bouddha dans une grotte alors que le volcan principal reste dans les nuages. On contourne le mont, traverse les champs de clémentines, de tangerine, énormes oranges et avons de nouvelles questions existentielles que l’on tient à vous partager: quel est l’animal qui se nourrit ou se nourrissait du piment  afin de disséminer les graines? la variété de piment qui pique piquait elle déjà avant d’être cultivée ? Autre domaine, pas moins intéressant, comment réagissent les veggans s’ils sont enfermés dans une tente avec un ou plusieurs moustiques sans citronnelle? Car même en ayant pris moult précautions pour qu’aucun moustique ne rentre dans notre tente, un a réussi à s’infiltrer. Et une fois qu’il est sortie de sa planque pour nous piquer sournoisement, je peux vous dire qu’on l’a chassé avec la même envie de sang que lui et qu’on a obtenu satisfaction. Après avoir bien réfléchi à ces questions et admirer le paysage qui s’offre à nous sur cette route, nous avons eu envie de nous cultiver un peu. Nous sommes donc aller visiter un musée de l’érotisme (oui rien à voir, mais Jeju est connu pour ses 3 musées du sexe et comme destination fêtiche pour les lunes de miel des coréens) dans un stade de foot de la coupe du monde 2002. Disons que c’est …à voir, que c’est drôle et surprenant et que les cultures asiatiques voir africaines sont beaucoup moins pudiques que les chrétiens. On cherche un coin pour dormir, faisons un tour dans un marché et dodo le cerveau en compote.

Mercredi, ce matin on est en forme et décollons rapidement (Chacha a amélioré la recette des chapatis ce qui diminue le temps de cuisson), c’est pour mieux prendre son temps après. On s’arrête pour voir les seuls cascades d’Asie qui se jettent directement dans la mer. Pour y accéder il faut laisser Enselle à l’entrée du parc, on demande aux dames des guichets si on peut poser le tandem contre un mur où elles peuvent garder un œil dessus. C’est un non catégorique, cela nous surprend car d’habitude les coréens sont très aidant, donc Chacha va voir les cascades toute seule moi je ne peux pas laisser nos affaires sans surveillance. On reprend la piste cyclable qui quitte la côte et devient plus ennuyante mais on aperçoit le sommet du volcan central, le mont Halla. On retrouve la côte, une immense plage (c’est marée basse) et un sympathique camping gratuit. Après s’être installé on profite de la tente pour se protéger du vent, mais on entend de drôle de cris sur la plage. On sort et découvrons un cavalier qui fait galoper son cheval dans l’eau et le sable très mou. J’essaie de faire de jolies images pendant que Chacha cuisine, on mange et dodo.

Jeudi, on fait sonner le réveil pour voir le lever de soleil. On ne verra rien car on ne sortira pas des sacs de couchages, allez savoir pourquoi l’île nous rend vraiment flemmard. On finit par se lever, le matin je pousse Chacha dehors, elle se pose sur une chaise et prépare les chapatis pendant ce temps je range toutes nos affaires. Comme ça une fois qu’on a mangé il ne reste plus qu’à plier la tente. Nous partons et rejoignons la pointe est de l’île où l’on peut prendre un ferry pour aller sur une toute petite île, ce qui est notre objectif du jour. Problème nous avons un gros vent qui souffle dans notre dos, et dormir sur une petite île sans arbre avec comme point culminant une falaise de 30m se jetant dans l’eau n’est pas bon pour notre récupération (faut dire que se rythme effréné nous fatigue beaucoup). Changement de plan on dort dans un motel à Seongsang. On a fait 22km et ça nous va très bien, on profite pour visiter le village, on rencontre les célèbres femmes plongeuses de l’île (haenyo) qui nous font gouter le fruit de leur pèche des coquillages crus. Puis nous prenons un vrai repas avant de se reposer dans notre chambre car ce soir on escalade un volcan. Sur l’île il y a 360 volcans, et nous allons au sommet d’un pour voir le coucher de soleil, vue que l’on a raté le lever. Pour grimper c’est simple vous suivez le chemin entre 2 barrières et quand ça devient un peu technique il y a des escaliers sur pilotis. On s’installe au sommet en gardant le bon point de vue pour le coucher, il y a des caméras avec des hauts parleurs pour surveiller et engueuler ceux qui escaladent les barrières. Nous avons un magnifique coucher de soleil, on en profite jusqu’à ce que les hauts parleurs nous disent de descendre, et d’aller nous coucher.

Vendredi, on change de petit déjeuner c’est riz, soupe, kimchi (choux fermenté au piment), poisson, œuf, saucisse, céréales, truc qui pique, verdure, … On se pète le bide, Enselle tire la gueule car ça faisait longtemps que nous avons pas été aussi lourd sur son dos dés le matin. La piste cyclable enchaine côte de lave, eau turquoise et plage de sable blanc, c’est une magnifique journée. Une voiture nous double lentement puis nous laisse la doubler par la droite pour se porter à notre hauteur, le chauffeur qui nous sert un peu trop commence à m’énerver. C’est juste des coréens qui se sont pris pour des iraniens, ils nous offrent 2 canettes de cafés par la fenêtre sans s’arrêter. On commence à rigoler de cela avec Chacha dans la descente quand l’asphalte stop pour laisser place à des cailloux dont quelques uns plus gros. J’ essaie d’en esquiver mais en freinant et tournant, la roue arrière ripe sur un de ces cailloux, et elle a pas apprécié toutes ces contraintes, un rayon casse (ça faisait longtemps, un record, et il nous en reste encore 39 !). On finit les 3 derniers kilomètres comme si on roulait sur des œufs (on ne veut pas abîmer notre précieuse roue). On s’installe dans un camping de plage gratuit, je change notre rayon cassé, remet la roue à peu près droite et on se trempe les pieds dans l’eau. Si il n’y avait pas de vent on se serait bien baignés.

Samedi, on boucle la boucle on longe des plages blanches et bicolores. Nous sommes surpris par les gens qui se prennent en photo avec de grosses doudounes qu’ils prennent dans des voitures pleines à raz bord de doudounes. A Jeju nous prenons un motel proche de la station de bus et du stade où il se prépare quelque chose. Nous avons eu du mal à trouver une chambre mais un monsieur nous a aidé. On va manger dans un bouiboui, et c’est succulent en plus de n’être pas chère, il faut toujours aller là où il y a le plus de locaux. Ensuite repos et écriture car ce petit tour de l’île nous a faaaatiiiiiguéééééé.

Dimanche, on se lève tôt pour prendre un bus qui nous emmène au départ du trek qui mène au sommet du plus haut sommet de Corée. Le volcan Hallasan (san = mont) culmine à 1950m, le trek fait plus de 1000m de dénivelé positif sur un peu plus de 9km c’est juste l’aller après il faut redescendre. Chacha se dit que l’on va pas arriver au sommet, on fait ce que l’on peut, on s’amuse et on redescend. C’est encore un chemin tout tracé entre des barrières avec parfois tapis, escalier en pierre ou en bois sur pilotis rien de compliqué. Je laisse Chacha en tête pour monter à son rythme et c’est une vrai fusée. Elle slalome entre tous les coréens qui peinent à grimper, ils sont habillés en montagnard avec doudoune, gore tex, chaussures de marche, bâton, guêtres, suréquipés et ils ont trop chaud. Chacha avait lu qu’il fallait plus de 4h et demi pour atteindre le sommet, on a mis 3h. On s’installe au sommet pour pique niquer, et admirer la vue et l’on redescend avec toujours une Chacha à fond. Elle double coréens sur coréens, on croise même des coréens doublés au départ (ils nous font un regard déprimé) moi je commence à avoir les cuisse dures à essayer de suivre CHacha (sûrement l’effet mandarines). Et chacha aussi dans le dernier kilomètre je la vois trébucher, et tomber mais une chute où on aurait dit qu’elle se dit : « ah merde je vais tomber » (avec l’accent suisse et la vitesse d’un suisse), au sol elle nous fait un petit rouler bouler je pense qu’à ce moment là elle s’est dit : « c’est toujours ça en moins à marcher ». Elle se relève avec à peine des éraflures et morte de rire (je me demande ce qu’il y avait dans les mandarines) on reprend la marche dans un rythme plus tranquille pour le dernier km. Arrivés au parking nous avons à peine le temps de remplir nos gourdes que le bus est là et blindé de jeunes filles. Elles descendent toutes comme nous au terminal car il y a un concert de Kpop au stade ce soir. Pour nous c’est repos.

Lundi 5 novembre, nous avons quelques courbatures, on ne sait pas quel temps il fait dehors. Notre seule sortie sera pour retourner au bouiboui où le repas est excellent. On doit même patienter un peu dehors mais ça vaut le coup, on est quand même sorti sachant que l’on doit descendre et monter DEUX étages d’escaliers avec nos courbatures. Donc journée repos, écriture et manger.

 

Mardi, on rejoint le continent, on se lève tôt pour attraper le ferry de 9h qui ne part pas aujourd’hui  en fait. On attend donc celui de 13h40, on va donc faire quelques courses pour les jours suivants. On patiente, montons dans le bateau, Chacha lit/dort et moi je me balade sur le bateau rencontre des gens qui veulent que je parle coréen, japonais, chinois mais pas anglais et encore moins français pour communiquer. Nous arrivons il fait nuit donc motel.

Mercredi, 2 jours de pluie nous attendent patiemment, nous on est au taquet. On enfourche Enselle avec des jambes de feu, on rejoint le départ de la piste cyclable et pédalons tout en se disant que c’est dommage qu’il fasse gris car c’est vraiment joli. On enchaine pistes cyclables sur digue, au pied de la digue dans la flore sauvage, sur pilotis, sous une haie d’arbres, de petites routes, une côte de 12%, on kiffe. On avale les kilomètres avec facilité, on finit notre journée avec le compteur qui indique 78km en 5h10 facile.

Jeudi, sûrement notre dernière journée de vélo en Corée, nous rejoignons Gwangju ville qui nous permet de rejoindre soit Séoul soit l’aéroport d’Inchéon directement. Nous espérons trouver cartons, chaine, cassette, pour Enselle et Bob et si tout se passe bien pouvoir faire un aller retour au terminus de cette piste cyclable qui n’est plus très loin. Sur le trajet qui nous amène à la ville nous faisons moins attention au paysage, car nous nous remémorons cette année passée. Nous sommes le 8 novembre 2018 et cela fait un an que nous sommes en voyage, et ce qui est drôle c’est que l’on se souvient très bien de notre départ puis en France on a quelque difficultés à remettre les étapes, et à partir de l’Italie tout se remet en place. Nous arrivons à Gwangju en ayant esquivé la grosse pluie, on s’installe dans un motel/hôtel qui nous fait un prix. Nous nous installons, cherchons sur internet les vélocistes de la ville, et nous nous préparons pour le diner de ce soir. On fête nos un an de voyage dans un restaurant japonais qui nous sert une viande à se taper le cul par terre…

Vendredi, on se mentalise une journée à tourner dans la ville pour trouver les cartons et le matériel. On se dirige avec Enselle vers le vélociste qui nous semble le plus fiable pour s’occuper d’Enselle. Et bonne pioche, ils ont chaine, cassette 9 pignons, peuvent améliorer mon dé-voilage de roue arrière et ils veulent même emballer Enselle dans un carton pour nous l’envoyer à la gare routière. On leur dit que pour le démontage et emballage d’Enselle on s’en occupe, mais que l’on veut bien 2 cartons de vélo. On leur laisse Enselle, on repart avec 2 cartons direction l’hôtel. On ressort manger dans un bouiboui du coin qui nous dit de nous installer on s’occupe de tout. Cinq minutes après on a une multitude de plats devant nous dont un plus gros avec du bouillon (bibigo), de la viande et de la verdure on se régale et ce n’est pas chère. On part à la recherche de cartons pour Bob, dans le premier centre commerciale à coté de l’hôtel on trouve tout ce qu’il nous faut. Demain on pourrait faire notre aller retour au terminus de la piste cyclable… On récupère Enselle, achète 2 paires de plaquettes de freins, ils nous font un prix et nous ont réglé au millimètre le frein arrière trop bien (dévoilé le disque). On finit la journée à l’hôtel à poursuivre l’écriture de l’article, mais pour demain on ne peut pas faire de vélo car on doit changer de chambre à 12h un groupe à réservé les 3 premiers étages.

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Samedi, on range nos affaires, faisons un peu de tri, puis on descend démonter Enselle. On commence par retirer les pédales, pas moyen de devisser celles de droites, même avec les outils du propriétaire de l’hôtel. En fait après une intense réflexion on découvre que l’on est en train de visser les pédales (oui bon no comment). On démonte Enselle, le rangeons dans son carton, on scotche abondamment et emballé c’est pesé. On remonte dans la chambre et attendons que l’on nous appelle pour changer de chambre, et l’on peut attendre un moment, Chacha est descendue se renseigner. La femme du propriétaire ne sait pas si l’on va changer de chambre ou pas et on aura pas la réponse avant 15h (c’est râpé pour la balade). Donc petit tour à la gare routière pour manger, prendre nos tickets de bus et on enchaine avec la poste qui est fermée tout le week end (on se croirait en France). On rentre pour 15h et l’on doit changer de chambre, on paye encore moins chère et la chambre est beaucoup plus grande. On écrit l’article, cherche un moyen de revenir en France (faudra bien rentrer un jour), et dodo.

 

Dimanche 11 novembre, grâce mâtinée, on va se balader au centre ville. Sur la place de la démocratie, il y a un genre de festival inter Asie. On va voir la rue des artistes, où il y a des œuvres d’arts et des galeries, tout est fermé (ok c’est le 11 novembre on avait oublié). On peut quand même visiter 2 galeries, dont une où les œuvres donnent envie de les acheter. On poursuit dans le centre des archives du 18 mai, jour de la révolte des étudiants contre la dictature sud coréenne. On apprend pas mal de choses, Gwangju est historiquement une ville qui a lutté pour la liberté des Coréens. On continue notre balade dans le quartier des commerces qui est blindé de monde (même un 11 novembre), on s’arrête manger et rentrons car il pleut et qu’il faut que l’on empaquette le reste de nos affaires, finir d’écrire l’article.

Séoul à Busan

Jeudi 4 octobre, nous nous réveillons avec les autres dormeurs, ce fut une courte nuit pour Chacha qui ne s’est endormie qu’à 3h du mat car elle a dormi dans l’avion sur mon épaule. On tourne dans le hall des arrivés pour trouver notre petit déjeuner, prendre des informations sur comment on rejoint Séoul à 50km de là. Le ventre plein, les cerveaux  qui ont enregistré les informations, on a surtout des penses bêtes, nous attendons notre bus où un monsieur est chargé de remplir les soutes des bagages nous confirme que Enselle et Bob emballés peuvent prendre le bus. Une heure trente plus tard, nous remontons Enselle sur un trottoir sous les regards amusés / surpris des coréens. Nous rejoignons enfin notre GH, il va falloir s’habituer aux petits espaces. Nous sortons chercher à manger, des dames font la queue sur un trottoir, elles nous conseillent ce petit bouiboui car c’est bon et pas chère.  Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre, et elles ont eu raison. On poursuit notre après midi à se balader dans le quartier, faire 2 3 courses et rentrer car on est crevés. Sieste, manger et dodo.

Vendredi, la mission du jour est de trouver un bike shop qui puisse remonter notre roue. Direction le métro sous la pluie torrentielle (merci le typhon qui est passé pas loin), au métro achat de carte magnétique que l’on charge de sous pour payer nos trajets. Pour ce genre d’achat on aime bien voir un guichetier, car il peut nous conseiller et nous donner des infos. On est à Séoul il n’y a que des ordinateurs mais ils parlent anglais, l’ordinateur nous passera bien 2 cartes remplies de trajets mais pas de plan du métro, heureusement on a récupéré la veille une carte de la ville avec celui du métro. C’est parti pour les bike shop repérés sur internet. Arrivés au premier, ils nous demande 80000won (un peu moins de 80 euro), on va voir un deuxième qui nous demande 100000won et ils leurs faut 1 semaine pour changer notre moyeu, trop chère et trop long. On retourne au premier car c’est celui qui a les meilleurs commentaires, ils leur faut eux aussi 1 semaine pour changer le moyeu. Ils nous expliquent que pour changer le moyeu il faut enlever tous les rayons (je peux le faire si ça peut faire gagner du temps),  ensuite il faut remettre tous les rayons et équilibrer la roue (ça je peux pas faire). Pour cela c’est minimum 6h de travail soit une semaine, trop chère et trop long pour nous, en quittant le magasin on croise le responsable et un américain qui connait bien les vélocistes de Séoul (il fait parti du réseau warmshower). Tous 2 téléphonent, et finissent par trouver un vélociste qui peut s’occuper de notre roue pour 50000won et en 2 jours, parfait pour nous. On doit juste retraverser la ville en métro, marcher dans un jolie quartier sous la pluie toujours torrentielle, trouver un sous terrain pour traverser un énorme boulevard et tomber sur le vélociste. Il nous reconnait de suite, nous confirme ce que l’on avait compris et il est déjà en train de remonter une roue ce qui nous rassure. On rentre soulagés, en s’arrêtant prendre notre repas de midi à 17h. Repos re manger dodo.

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Samedi, on se lève tard mais pas autant que nos compères coréens. On prend le métro direction Jongino 5 ga, la rue des commerces de sport outdoors. On y trouve toutes les marques connues et inconnues de matériel de randonnée, escalade, camping, et surtout notre bonheur des chaises robustes, légères et confortables ainsi que du gaz pour le réchaud. Les vendeurs sont tous installés sur leur matériels de camping pour manger et ça donne faim. Dans le quartier il y a un marché avec plein de bouiboui dont un rempli de coréens (c’est souvent bon signe), on s’installe donc. A notre table, comme à toutes, se trouve un feu au gaz dessus ils posent une petite marmite remplie d’un bouillon de légume. Le serveur prend un poulet entier le découpe au ciseau dans le bouillon, et nous comprenons qu’ensuite on se démerde pour le manger avec nos baguettes chinoises sans couteau. Pour compliquer la chose on rajoute des nouilles, heureusement on a des bavoirs à dispositions. On ne se gène pas pour les mettre autour du coup, car on s’en fout partout, et cela décomplexe certains coréens qui l’avaient sur les genoux et finissent comme nous par le mettre autour du coup. On finit notre après midi par se balader en profitant de la fin de la pluie, et du grand office de tourisme où l’on récupère des informations sur les pistes cyclables. On rentre faire une sieste, avant d’aller voir 3 feux d’artifices, ils sont tirés par des espagnols, des canadiens, et des coréens. Les 2 premières nations n’étaient que des faire valoir pour les coréens qui ont tiré un feu de folie on en a pris plein les yeux et les oreilles. On fut un peu déçus par les 2 premiers, on est reparti sourd et aveugle.

Dimanche, on commence par une inspection d’Enselle, puis pliage de carton qui part au recyclage. Ensuite nous allons visiter un vieux quartier de Hanok (maisons traditionnelles) celui de Bukchon avec ses tuiles noires et ses murs blancs, nous croisons beaucoup de touristes coréens qui profitent de ce dimanche pour mettre des costumes traditionnels et se prendre en photo. On continue notre balade jusqu’à une librairie où l’on trouve une carte de la Corée et un troisième journal de voyage où l’on écrit nos péripéties avant de vous les retranscrire sur notre blog. Nous reprenons le métro pour traverser la ville et récupérer notre roue. On rentre faire quelques courses pour les prochains jours, remonter Enselle sur ses 2 roues et surtout remettre de l’ordre dans toutes nos affaires car on peut le dire c’est un gros bordel.

Lundi, c’est le grand jour on peut remonter sur Enselle et pédaler. Je fais quelques derniers réglages sur Enselle pour que l’on soit encore mieux installés dessus et Chacha aura encore mal aux fesses comme nos premiers jours de pédalage. C’est reparti, on rejoint la piste cyclable qui doit nous faire traverser le pays du nord au sud, en même temps on cherche encore sans vraiment chercher le passeport sur lequel on pose des tampons pour recevoir une médaille si on a tous les tampons à l’arrivée. Bien sûr on ne le trouve pas, par contre une dame nous offre un morceau de nourriture que l’on a mangé sans l’avoir tout à fait identifié (farine de riz + haricots rouges + fruits secs ?), c’était bon sans plus mais ça fait toujours plaisir ces petites attentions. On découvre les pistes cyclables aménagées de Corée, et c’est un bonheur pour reprendre le vélo, il y a régulièrement des zones aménagées pour faire c’est petites affaires (des toilettes quoi) et se reposer. Une fois sorties de Séoul nous suivons une ancienne voie ferrée avec ses tunnels, entre 2 tunnels nous tombons sur une aire de repos pour cyclistes car nous sommes sur une piste cyclable où nous posons notre tente et testons nos sièges, on est heureux. 3 belges nous doublent, ils auraient bien aimés se poser avec nous mais on a pris toute la place. bonne nuit

Mardi, après une bonne nuit où les phares de vélo, et le chant d’un monsieur qui profite des tunnels pour s’entendre chanter nous ont un peu troublé dans nos rêves, nous repartons toujours aussi enthousiastes. On profite de la piste cyclable en se laissant transporter par elle à contre courant du fleuve qu’elle longe. Et nous tombons sur un camping tout confort gratuit, on y monte donc notre tente, une fois que l’on est confortablement installés dans nos sièges à boire un thé, un jeune homme nous aborde et embarque Charlene dans sa voiture électrique pour que l’on paye l’emplacement de camping qui n’est en fait pas gratuit (on trouvait ça louche aussi…). C’est 15000won, c’est raisonnable pour le pays on a le droit à l’eau chaude pour la douche, et au wifi on serait arrivés un an plus tôt c’était gratuit d’après le jeune homme.

Mercredi, on quitte le camping dans le brouillard. Le soleil fait sa place petit à petit et nous réchauffe, on avance tranquillement en profitant du paysage. Nos estomacs nous rappellent qu’il faut manger mais bizarrement on ne  trouve que du matériel pour Enselle. On finit par trouver de quoi satisfaire nos estomacs et nos papilles. Sur le chemin nous retrouvons les belges qui campent, on s’installent avec eux. Après midi farniente au bruit des hélicoptères et avions de chasse de l’armée. Un ami des belges nous aide ou plutôt fait les réglages des nos dérailleurs, merci à lui pour son côté tatillon.

Jeudi, nous faisons goûter nos chapatis curry kurut aux belges, et partons derrière eux. Nous jouons à saute mouton avec eux, on les double, puis ils nous doublent, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent acheter une bonbonne de gaz. On ne s’arrête pas, ça monte, on a les jambe de feu, on trace, ils ne nous rattraperons pas. On a appris plus tard qu’ils ont eu un accident, une bouteille d’eau fixée à l’avant du vélo s’est détachée et a bloqué la roue avant, le tout à 30km/h, monsieur a fait un soleil, résultat 25 points de sutures sur le visage. Sûrement beaucoup de sang, une belle frayeur, mais rien de vraiment grave ils ont pu reprendre leur voyage. Nous on continue tranquillement, toujours prudemment, en direction de la ville de Chungju car nous avons un problème de casserole qui fuit. Et c’est problématique surtout pour se faire du thé. Une fois arrivés, nous allons dans un love motel, car c’est ce qu’il y a de moins chère et c’est super confortable. Une chambre immense, un lit et une télé toute aussi grande, un ordinateur, une douche avec baignoire, bouilloire, frigo… Ce sont des hôtels pour les couples qui ont besoin d’intimité car chez eux c’est trop petit et trop de monde. Nous allons faire des courses et trouvons une jolie casserole, manger et dodo.

Vendredi, nous quittons ce grand luxe pour tomber sur des déviations de la piste cyclable, ce qui nous « énerve » car il faut un peu « réfléchir » et faire attention à notre itinéraire. Mais les coréens sont très aidant et un monsieur nous crie dessus pour que l’on prenne le bon détour alors que l’on tentait un raccourci par un pont en finissions de construction. Nous sortons de la ville, et attaquons le troisième tronçon de cette traversée du pays, c’est la partie montagneuse. Le paysage change, la piste est un peu plus sur la route, mais c’est vraiment fun. Aujourd’hui ce sont 3 mini cols dont 1 de 5km, au pied de celui là nous cherchons de l’eau pour remplir nos gourdes. Dans le village c’est jour de fête, on nous offre bouteille d’eau et foulard et on attaque le col. On prend facilement le rythme, petite pause pipi au milieu, et finissons le col encouragés par les gens qui descendent la route à pied pour rejoindre la fête. En fait ils sont montés en bus, et ils redescendent accompagnés par la police qui ouvre la route et l’ambulance qui joue la voiture balaie. Au col une dame qui avait bien compris en bas qu’on allait monter, nous a attendu pour nous ravitailler en jus de fruit et œuf dur, trop sympa. On redescend à la ville suivante ou nous dormons dans une chambre traditionnelle, c’est à dire par terre.

Samedi, encore une jolie journée à traverser de jolis villages. On se laisse transporter par la piste cyclable entre les collines et sur les collines. Les Coréens ont été admiratifs sur le fait que l’on ait grimpé les cols sur Enselle, alors que l’on a trouvé cela assez simple. Le plus dur sur ces pistes cyclables ce sont ces minis côtes qui sont toujours au-dessus de 10%, et quand je dis au-dessus cela peut dépasser les 20%. Et aujourd’hui une de ces mini côtes nous oblige à mettre pied à terre, on est face à un mur. Par exemple au ski quand on s’attaque à une belle piste noir (ou hors piste) et que vous vous approchez du mur sans voir la piste et qu’au sommet du mur vous ne voyez toujours pas la piste mais juste son arrivée, ben c’est pareil. Ça fait plaisir de se lancer la dedans quand il y a de la neige et que l’on descend sur une ou deux planches, en tandem quand on est au pied du mur et que la piste on la voit bien dré dans le pentu ça fait déjà mal au jambe. On tente quand même par fierté de mettre quelques coups de pédales dedans mais c’est impossible de la finir, on pousse donc et ça fait mal aux jambes et aux bras. On finit par passer cette côte et les autres plus petite, passons un des nombreux barrages où un groupe de cyclistes fan d’Enselle et Bob nous indique un coin pour planter la tente et voir un jolie coucher de soleil.

Dimanche, on se réveil comme d’habitude dans le brouillard, on prend quand même notre petit déj confort dans nos chaises. Et l’on reprend nos montées descentes pas longues et bien raides, qui a dit que suivre une rivière c’est plat? C’est une journée qui nous demande pas mal d’énergie donc on a faim, mais pour une fois on ne trouve pas à manger. A Gumi on trouve de quoi se rassasier et dormir, repos, manger et gros dodo.

Lundi 15 octobre, on traverse une longue zone urbaine et on se rend compte que l’on a raté une fête de la paix où l’armée a construit un pont avec des barges. Aujourd’hui on a anticipé la nourriture de midi, heureusement car on fait une longue et belle journée de pédalage. Nous nous installons dans un love motel, faisons un petit tour au marché d’herbes médicinales, achetons à manger et dodo. (oui la nourriture est excellente en Corée même si très piquante donc on en profite)

Mardi, direction la gare routière en métro, un monsieur s’est mis dans la tête de nous servir de guide. Il parle anglais et nous pose plein de questions sur notre voyage et nos voisins de métro en profitent pour se renseigner sur nous aussi, si bien que quand on arrive à notre station tout le monde nous dit qu’il faut que l’on descende. On achète nos billets de bus, prenons notre petit déjeuner et prenons la direction de Haein-sa. c’est un site dans les montagnes où se trouve un temple (« sa » en coréen) qui contient 81258 tablettes en bois du Tripitaka Koreana (c’est un recueil de textes sacrés bouddhistes datant de 1011). Le temps est couvert mais c’est magnifique un temple tout coloré, dans des montagnes couleurs d’automne où nous sommes presque seuls (les coréens ne sont pas très matinaux). On rentre paisiblement, le bus nous attend pour repartir. Le soir on se fait le marché de nuit pour manger, on assiste à un défilé de chariot, tout le monde s’installe dans la rue avant de cuisiner. Des jeunes dansent le hip-hop sur de la musique coréenne choisie par les spectateurs. On mange et on dort.

Mercredi, réveil tardif, on va se balader, manger macdo (shame on us), puis on bichonne Enselle. Le soir on retourne profiter du marché de nuit, des danseurs et dodo.

Jeudi, les affaires empaquetées, nous sortons de la ville, dans un demi tour j’accroche une sacoche qui casse (excès d’assurance). Je bricole et tout tient pour l’instant (bon faut pas prendre les bosses trop vite) on est repartie mais Chacha est un peu fâchée . A part cela on passe une douce journée sur la piste cyclable au bord de l’eau. On trouve un jolie spot bivouac, mais un homme nous dit que ce n’est pas possible. Il nous indique un camping, nous passe une carte où il trace l’itinéraire. On ne suit donc pas le chemin indiqué, et poursuivons sur un itinéraire mountain bike vallonné (quoi ? MTB ça veut pas dire Main Trail to Busan ?). On ne regrette pas, au sommet d’une bosse on trouve une pagode avec des toilettes, de l’eau et une magnifique vue sur la rivière perdue au milieu de nul part. Bon gros dodo.

Vendredi, on est réveillé à 6h par un randonneur qui écoute de la musique à fond. On se lève à 7h, prenons notre petit déjeuner et reprenons la grimpette. On pense que c’est la dernière en fait rien de cela que des petites bosses à plus de 10%. Dans une des côtes nous nous faisons doubler par un vélo électrique, ça fait encore plus mal aux jambes. Mais au loin on le voit mettre pied à terre et pousser, par fierté on continue de pédaler et dépassons le points où il a craqué, on pousse, on transpire et craquons aussi. On finit la côte à pied. On profite des points de vue, faisons bien attention dans les descentes où en moins de 5m on peu dépasser les 40km/h (et ça Chacha elle aime pas). Dans une autre montée, on ne cherche pas à comprendre et l’on descend directement d’Enselle pour le pousser quand on voit que les pourcentages sont trop élevés, on voit une jolie pagode sans toilettes ni eau mais elle satisfait complétement notre besoin de se reposer. MANGER ET DODO (ça faisait longtemps).